‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 299 sur 459 · CONTRE LA BOURGEOISIE COMMERÇANTE DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

CONTRE LA BOURGEOISIE COMMERÇANTE DE MARSEILLE

D'après le Républicain français.

(Convention, samedi 31 août 1793.)

[Un aide de camp du général Garteaux (2), le citoyen Bonnard (3), paraît à la barre. Il annonce à la Convention la fin de la révolte et remet deux lettres, l'une des représentants en mission, l'autre du général. Cette dernière lettre se termine ainsi : « Nous sommes entrés ce matin dans Marseille où j'ai trouvé les restes de barbarie des rebelles, le canon braqué dans presque toutes les rues et les maisons criblées de boulets ; enfin tout ce que la rage contre-révolutionnaire peut inventer a été mis en usage par ces scélérats. » — « Après la lecture de cette lettre dit V Auditeur national, Danton a fait une vive sortie contre ceux qui, s'étant montrés patriotes au commencement de la Révolution, se sont rangés du parti de l'aristocratie, quand ils ont vu qu'ils pouvaient prendre sa place. »]

Danton. — Je demande à, dire un mot sur les dépêches de Marseille. (4)

(i) Ibid. : « ... pour terminer enfin cette régénération de laquelle il attend son bonheur, retardé jusqu'à présent par les crimes des monstres qui l'ont trahi.

Add. Il fait sentir qu'il est de l'intérêt des hommes qui se sont enrichis aux dépens du peuple, de venir à son secours, et d'aider la République de leurs ressources ; s'ils ne les offrent pas, la République a droit de (les] leur demander. »

(2) Jean-François Garteaux avait été choisi en juillet 1793 pour réprimer l'insurrection des Marseillais, qui voulaient marcher au secours des Lyonnais révoltés. Garteaux était entré à Marseille le 25 août.

• (3) Ennemond Bonnard, capitaine d'artillerie, devint aide de camp de Garteaux en avril 1793.

(4) Mon. : u Je demande la parole sur cette lettre. »

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