SUR LES INVALIDES
D'après le Républicain français.
(Convention, primidi 1=' nivôse an II (samedi 21 décembre 1793).)
[Bourdon (du Loiret) (1) sollicite l'admission à la barre d'un « défenseur de la patrie » qui a eu le poignet coupé dans une affaire, par les Autrichiens. Bourdon demande pour lui une pension provisoire de 300 livres, en attendant la pension définitive que lui donnera le ministre.]
Danton. — Je demande s'il n'y a pas de lois (2) qui dispensent les soldats mutilés au service de la patrie de se présenter à votre barre pour y demander l'aumône? (3) Est-ce que vous n'avez pas rendu des décrets qui déterminent les pensions qui doivent leur être accordées ? (4) Est-ce que le
(i) Louis-Jean-Joseph-Léonard Bourdon de la Cronière, député du Loiret à la Convention.
(2) /. des Débats : «... il doit exister une loi... »
(3) Mon. : «... pour solliciter des secours. »
(4) Add. Mon. : « N'est-ce pas au ministre de la guerre à se charger de leur récompense ? Est-ce qu'il u'y a pa.s des lois qui lui attribuent impérieusement ce soin ? »