SUR LÉS ADMISSIONS
Danton. — (1) La salle et la barre de la Convention sont destinées à recevoir l'émission solennelle et sérieuse du vœu des citoyens; nul ne peut, nul ne doit se permettre de les changer en tréteaux.
Je porte dans mon caractère une bonne portion de la gaieté française, et je la conserverai, je l'espère. Je pensepar exemple que nous devons donner le bal à nos ennemis (2), mais qu'ici nous devons froidement, avec calme et dignité, nous entretenir des grands intérêts de la Patrie (3), les discuter, sonner la charge contre tous les tyrans, indiquer et frapper les traîtres, et battre la générale contre tous les imposteurs.
Je rends justice au civisme des pétitionnaires, mais je demande que dorénavant on n'entende plus à la barre que la raison en prose.
[Cette proposition est adoptée au milieu des applaudissements.]