‹ Discours de L'Honorable J.A. Chapleau [microforme]Chapitre 4 sur 9 · PPPPRPLSL LL LL LL PLATS ARR ARAR AR LLASDIAL ARS ALL RSA · texte numérisé non relu

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tielle de notre peuple, il semble qu'il y aït danger iaminent, Nous sommes envahis de partout; le flot des races, qui diffèrent de la nôtre par la langue, la religion, les mœurs, se pressent toujours renouvelés, sur les rives de notre pays. Et dans le vieux monde, l'Italie qui se fait persécutrice, la France qui se fait païenne, semblent nous prédire que Tes nations catholiques, que les races latines, ont vu leurs meilleurs jours, et que notre nationalité, produit de ces deux civilisations, est en danger.

N’ayons crainte, cependant. Il ne tient qu'à nous de tout sauver, de vaincre tous les obstacles, d'arriver au but et d'accomplir toutes nos destinées. Voyez-vous cette embarcation qui paraît si frêle ? Vous croiriez que la vague bondissante va bientôt. l’engloutir; elle à disparu un moment, maïs le moment qui suit vous la montre se dessinant fièrement sur l’azur du ciel, sillonnant la crête des vagues et plongeant hardiment dans le gouffre qui se creuse devant elle. Elle disparaît au loin dans le plus fort de l'ouragan, ct vous plaignez en les admirant les marins de ce vaillant esquif. Maintetenant la tourmente est passée, et la vague fatiguée, humiliée, repentante, rapporte à la. terre les débris accusateurs de sa funeste colère. En vain y cherchez-vous les épaves de la fière embarcation dont vous déploriez tantôt la perte. Allez plutôt là-bas; vous la verrez dansant gaiement sur son ancre, séchant ses voiles au soleil qui a reparu ; son équipage a rangé avec soin toutes.

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