‹ Discours de l'honorable L. Beaubien, commissaire de l'agriculture et de la colonisation, prononcé à l'Assemblée législative le 26 décembre, 1893Chapitre 3 sur 17 · MISSIONNAIRES AGRICOLES · texte numérisé non relu

MISSIONNAIRES AGRICOLES

Avec une profonde satisfaction je constate l'arrivée de nos dévoués missionnaires agricoles. Nommés par les évêques de la Province, ils se sont mis à l'œuvre, se partageant les différentes paroisses dans chaque diocèse, de manière que chacune soit visitée deux fois l'année. Ils vont ainsi portant la bonne nouvelle sans frais pour l'Etat, avec grand profit pour notre population.

Nous devons au clergé la haute éducation qui a fourni à notre peuple les hommes dont il a eu besoin pour le guider, le défendre et lui assurer son rang parmi les nations qui l'entourent : Nous devrons au clergé, le bon agriculteur cet homme fort de la nation qui la nourrit et l'a fait ce qu'elle est.

Dans cette seconde tâche que le clergé entreprend, nul doute qu'il no réussisse aussi bien que dans la première, et n'est-elle pas plus facile ?

Ces missionnaires agricoles, travaillant de concert avec les hommes de bonne volonté qui ont à cœur l'amélioration de notre^agriculture, se soct déjà

réanis plusieurs fois. Ils se sont entendus sur un programme d'enseignement agricole. Eevenus dans leurs différents diocèses, les mêmes directions étant données partout, partout l'on pourra espérer les mêmes excellents résultats.

Enfin je compte sur tous les amis de la cause agricole, et je suis heureux de pouvoir déclarer qu'ils sont on grand nombre ceux qui veulent l'amélioration immédiate de notre agriculture, et qui. pour cela, sont prêts à sacrifier leur temps. Je vais essaj^er de co-ordonner tous ces efforts, de les engager dans la même direction ; ils nous conduiront je l'espère, au succès que nous désirons tous*

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