‹ Discours de L'Honorable M. Chapleau prononcé à Ste. Therèse, le 3 novembre 1881 [microforme]Chapitre 2 sur 2 · PE PS RÉ PR PP PR A · texte numérisé non relu

PE PS RÉ PR PP PR A

Messieurs, c'e t dans ce comté de Terbonne que j'ai fait mes premières armes;c'e-t parmi vous que j'ai grandi, c’est pour vous que j'ai travaillé ; pour vous, jour mou comt', peur mon pays;et cela je le dis, toujours avec plaisir, avec orgueil. Quand onaëte Clevé dans une famille, on re considère cemmæe un de: membres de cette famille, et cest ce titre d'enfant daà comté dont je suis si fier.

On dit souveut que c'est lorsq ‘un homme a rendu bien des services à son comté, qu'on lui tourne le dos. Messi urx, cela est arrivé déjà, Le comté de Terrebon»e se souvient ercore d'un fait de ce genre qui date d'il y a quelque ving'cinq aus, mais je suis sûr qu'il ne recommencera plus. Ila regretté anssi amèrsment sa faute qu'il l’a chèrement p'y6e. Lis comtés, de même que l:s hommes politiques, s'instruisent du passé.

Je n'aime pas à imposer les candidatures, et la mienne moins que toute autre.

Mais depuis si longtemps, j'ai été mêlé à vos entreprises, j'ai eu des relations tellcment isdmes avec vos hommes publics, que je mo suis identifié avec vous- Depuis bieutôt quinzo ans je suis vo re manda aire, «t l’expression que j'ai reçue des sentiments des électeurs depuis 'e commencemeut de mon mandat, m’aseure que j'aurai encore la tâche de travaïiie:

pour vous pendant la durée du piochsin Par'ement.

Je dis une tâche, oui, messieurs, car c'en est une, On parle bien à la lége des sacrifices, du labeur des hommes politiques. On s'imagine que

tisfait dé son sort. Ceux-là qui crieut,sont souvent des geus qui ont reçu des bien.

faits du gouvernem. nt et qui re savent pas les ‘econnaitre autreme: t que par l'in.

gratitude, Je ne leur en fais pas de re.

proches. Cela est dans leur nature. Ils sont ainsi faits, Il ne faut pas se préoccu.

per de ces gens-là ; il y en a eu, etilyen aura toujours, tant que le monde exist ra,

Le gouvernement actuel de la province de Québec est l'incarnation du gran 1 parti conservateur, de ce parti qui a eu pour

pour lui tout est bon, tout est beau, tout est rint, Mais l'on se trompe. Cet une rude carrière que celle des hommes publics. Il leur faut se con acrer au bien de leur pays, toujours, à chaque instant de leur vie, s'ils ont à cœur de le servir efficacemeut.On les appelle les maîtres, ils ne sont que vosesclaves, les esclaves ce leur: devoir. Ce n'est pas pour me plaindre que je vous dis cela. J'ai l'ambition de bien remplir le mandat que vous m'avez confié et de travailler au bien de ma provin'e. Et cette ambition, mon/|chefs les hommes les plus distingués et les devoir me commande dc l'entretenir,| plus éminents du pays. Le programne ds: en mettant de cûté tout ce qui mu con-|c: gouvernem nt et essen.ieilm nt la cerne personnellement, L; soldat qui a! outinuation de la grande idée qui a présidé po:r mission de combut:re ne choisit pas |à la formaiion de la Confédération Cana. Son terrain, Ii doit tout laisser, sa|dienne, l'autonomie de notre b Ile province paroisse natale, les bords enchautés où |dans cette grande Puissance taillée à mém s'est écoulée son enfance, Ile foyer|les vastes territoires de l'Amérique bri. de la familie, les douccs jouissances|tannique du Nord. Il est l'incarnation de l'affection. On Jui commande do set ou-|'e ce parti qui a fait le beau Canada ver à son poste, sans s'occup r de ce qu'il!du passé et du présent et qui fera de laisse en arrière, et d'être toujours prétaux|notrs pys une grande nation dans l'a. plus durs travaux, aux plus ru tes attaques. | venir. De tous les éléments qui sont ra C'est là cs que votre mandat me demaude| vie, il n'y en a pas un qui ne&oit conserva. depuis de lorgues années, et surtout de-|teur, car l’on dia ce qe l'on voudrr, puis que j'ai été app lé à diriger le gou-|provinco de Québec eit néce s:i ement vernement de la province de Québee.|conservatrice : conse vatrice par le8 ins. Vous pourri. ; peut-être trouver de meil-|titutions que la majorité do sa population leur représentant,plus apte à cette be:ogne, représente, con‘ervatrice suitout par ls mais j'ai la prétention ds eroie que vous|sentiment da grand rôle qu'elle «ct L'eu trouverez pas de plus dévoué. appelée à jour dans la Confédération, à Quelque roit le choix que vous vous pro-|côté de l’envahissement d'mocratijque du posicz de raire dans la prétento élection, |vacte pays qui nous avoisine, il m'incombe aujourd'hui, comme premitr-| Notre perti a fait appel aux hommes de miuistre de vous exposer un peu la poli.| bonne volonté eta demandé la paix pour tique de mon gouvernement,et de vous dire|tout le monde. Le premier novembre 1879, ce qu'il a fait dans le passé, et ce qu'il se|du haut des falaises de Lévis, j'ai fait condispose à faire dans l'avenir. naître à la province de Québec le program- En commençant, je dais constater l'état|me de mon gouvernement. Là, j'ai couvcdans quel se trouve la province aujour-|qué tous eeux qui voulaient la grandeur de d'hui. Tout va bien: les affaires eont|leur patrie, tous les hommes de cœur qui prospèrer, l'argent abonde pariout, les pro-| voula'ent $e rallier sous le drapeau de la priétés se dégrèvent; l’agriculture et la conciliation et qui désiraient la bonne en. celonis tion sont l’objet d'une attention |tente et la concentration de nos foices toute particulière de la part des gouver-|pour la prospérité de la province. Les nan's, et les bons résultats qui découlent circonstances m'ont mis à leur tôte, je de cette attention se sont déjà fait sentir, [suis devenu leur ehef et j3 n: crains pas Les chemins de fer s'étendent de tous côtés, [d'affiimer que tout le p:ys vent ce proservent à écouler facilement les produits |gramme avec moi. des champs, et donnent un essor considé-| N'était-ce pas là, messieurs, le plus grard rable au développement des industries|principe sur lequel nous pouvions nous agicoles et manufacturières. Après les appuyer pour essayer de relever les affaires mauvais jours que les mauvaise: adæinis-|ds notre province ? Jesuis sûr que vous tretions précédentes nous ont fait traver-er|avez applaudi tous ensemble à ce projet tous reprennent courage, et s’il y a encore |d'union, que nous voulions réaliser, quelques mécortents, comme toujours,| Loisquo sir George Etienne Cartier dicomme c>a est inévitable, ils sont en/|suit qu'il avait combattu, lutté, soufiert, ci petit uorabre ; en général, chacun est sa-|qu’it mourrait volontiers pour sauvegarder

leg intérêt amours”, uelque Sans voul me, je pui de bonne da, pour 1] ticulier, «€ ce coutinel pour ceux serons disp je veux tra cacement ] de réussir, j sincères, à t went leur p sa grandeur parti qu'ils.

Mes adve ment il se h'mme pol qu'on a con aus i modér.

M ssieurs, modération 1 tu avee loyat certains mon rencontré sut avaient peur face et qui l'a combattu ave cachent pour mieux qu’eu:

‘eux qui eher dis l'abaisse je n'ai jamaig 1 adversaires lo je ferai encore Jours un bonh Concours des «ar je le répèt bien, je veux lonté. C'est ] m'en départira m'eutendre ay cela À aucun libéral consery que nous, li toujours préch Les questio et les conservi vinciale sont unes sont imp seulement je n Mais au contra que mes advel 1085 vues, . Prenons tion de léd' draient en re

it,sout biensavent ar l'inde re.

e, Ils éoccuil yen ist ra.

rovince 1 parti u pour 8 ct les ne ds a nt la présidé 1 Cana.

rovincé à mén ue briarnation Canada fera de ans la.

sont ta onservi:

adrr, i ement lg ins.

pulation , par ls elle cet ration, à tique du

nmes de aix pour bre 1879, fait conprograml'ai COUVChandeur de cœur qui au de la onne €n- Los fo:ces ince. Les tôte, je crains pai nt ce pro-

plus grarà ions nous es affaires que vous ce projet ser, , artier dibouftert, ct anvegarder

mets

les intérêts de 8on Canada “ son pays, ses|entre

amours”, c'éta't parcequ'il avait entrevu quelque chose puur nous d.n3 l'avenir.

Sans vouloir me comparer à ce grand homme, je puis au moins réclamer ma part de bonne volonté. J: veux pour le Cana.

da, pour la province de Québec en particulier, ouvrir de grands horizens sur ce continent ; js veux préparer 1 8 voies pour ceux q'i nous suivront quand nous serons disparus dans lo gouffre du passé ; je veux travailler énergiquement et eficacement pour l'aveoir. Et daus le but de réussir, je fais appel à tous les hommes sincères, à to18 eeux qui aiment véritable.

ment leur pays, à tous ceux qui dé-irent sa grandeur et sa p ospé ité — à quelque parti qu ils appartiennent,

Mes adversaires so sont demandé comment il se faisait qu'après avoir été cet h mme politique violent et implacable qu'on a connu je fusse devenu tout à coup aus i modéré ?

M ssieurs, j'ai toujours ccmbattu avec modération les hommes qui m'ont 2omba!-

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les mains des autorités civiles.

Moi, messieurs, comm3 chf d'un gouvernement conservateur, comme catho.

lique, je veux quo l'éducaticn, qui et la bâse de 11 moralité et do la grandeur des pouples, reste dirigée comme elle l'est aujourd hui; c'est-à-dire quo la j unesse catholiqu:, soit coufiée aux soius intelli.

gents d'un corps composé d 8 huit évêqus le votre p'ovince, et de huit laiques re.

commandables par l:ur caractère et leur capacité,et, 10 ce conseil soit p'ésidé par un grand fon tionnaire rommé par l'Etat ; t qu: nos frères ré arés aient aussi sui vant lur croyance, la contrôle ab:o'u sur l'édu a'ion de leu:s enfants sous la directicn d'un surintendant choi:i par ls gouvernement Jo vsux la tolérance r.ligisue, je veux que les protestants aient complète justice, car je les respecte, #t je ls ect me, La majorité de ceux que l'un est convenu d'appeler libéraux approuvert, j'en suis eûr, ma manière d> voir sur cette

question.

Les libéraux ont dans un t mps deman-

tu avee loyauts ; j'aiété violnt en effet, à|dé que les j'ges et les magietrats soieut

certains moments, mais c'e:t quand j'ai:

rencontré eur ma route des hommes, qni avaient peur de regarder un adversaire en faceet qui l'attaquaient dans l'ombre. J'ai combattu avec vio'ence les hommes qui 8e cachent pour dénigrer ceux qui valent mieux qu'eux, j'ai combattu 8 ns merci ceux qui eherchaient le salut de leur parti din8 l'abaissement de leurs opposants; mais je n'ai jamais refusé de tendre la main aux adversaires loyaux eteincè es. C’est ce que je ferai encore dans l'avenir, et ce sera toujours un bonheur pour moi da’cepter le concours des hommes de bonne volonté; car je le répète, et qn'on me comprenne bien, je veux des hommes de bonne volonté. C’est 1à mon pregramm, et je ne m'en départirai pas. Je sais que je puis m'entendro avec eux sans renoncer pour cela à aucun de mes principes. Je suis libéral conservateur, et je serai fidèle à ce que nous, libéraux conservateurs, avons toujours prêché dans le passé.

Les questions qui divisent les libéraux et les conservateurs dans la politique provinciale sont peu nombreuses. Quelque:unes sont importants et sur celles-là, non seulement je ne suis pas prêt à transiger, mais au contraire j'ai la prétention de croire que mes adversaires finiront par adopter 103 vues.

. Prenons par exemple la question de l'édication. Les libéraux voudraient en remettre la direction absolue

éligibles. J; crois qu'ils aband:nnent cette idée avjourd'hui; la magistrature doit être à l'abri des va:iations de la polit'que et dus caprices populaires. Les hom.

m sbien pensants des Etats-Unis dénoucent depuis lo:gtemps cetta doctrin*,

A la dernière s:88sion n0:8 avons décidé de changt: la durée des parlements. A‘.

trefois 128 libéraux voulaient quo les élections cuss'nt lieu tous iles ans, Avaut cette année les (lectiocs générales 8e fai.

saient tous les quatre ans. Nous avons jugé qu'il valait mieux 18 faire tous les cinq arms. Nous voulons donner aux gouvervauts la latitude nécessaire pour permettre aux réformes qu’ils introduisent de produire de bons résultats avant de les soumettre à la critiqus populaire.

D'ai leurs vous avez déjà assez d'élections : élections fédé:ales, élections locales, él:ctions municipales, Sans parer des él.ctions à’un ordre mineur,

Les libéraux posent en tête de leur pro.

gramme l'abolition du Cons:il Législatif.

Quelques-unrs des autres proviuces ont voulu 8e passer du Conseil Législatif. Mais nous, nous sommes dans une posit a bien différente, Notre population n'e’.c pis au si homogène que la leur, Avec ia géné 0 ité qui distingue les consr"vateure, nou!

avon3 songé à la minori’v auglaise et pro.

testante de la prc,ince de Québec, qui un jour ou l’autre, aura besoin de la protection du Conseil. Les Anglais et.les pro-

ee me ee

testants n'y songent peut-être pas asscz.| sous son impulsion que la colonisation a

Mais il est possible qu'un jour a:rive où ils nous sauront gré de notre conduite à leur égard. Le Conseil est uno protection pour le peuple, dans les temps d'effr.

pris un si grand essor dans ce comté, ausei bien que daus le comté d'Argent.uil et dans toute la région du l’Ottawa, comme dans celle du Saguenay et celle de la Gas.

vence ct de luties dans l'assemblée légis-| pésie.

lative.

La grande obj ction des libérax est que ce corps est trop coûteux. Il y a moyen de réduire ces dépenses ; le conseil a déjà pris l'initiative dans cette direction; et je L'ai pas de doute que çette réforrae 5e contiouera, Apres ce'a, siles libéraux veulent toujouis l'abolition du Con'eil Législatif, ls peuple dira avec nous que leurs «xigeuces £ont outrées.

Messieurs, quant à la ligne de conduite jue j'eutends suivre en matière religieuse, je dois vous dire que dans toutes les qu8tiozs d'ordie purement religi ux qui s'élèveront, js me conduirai toujours conformément aux décisions de nos évêques. Ils ont la sagesse et l'expérience; et la hauteur de leur mission nous est une garantie d. cette loyauté dont ils ont déjà donné tant d'exemples. En bons catholique:, nou:

d:vons nous soumettre à leurs décisions ; en bons Canadieas nous leur devons reconnaissance pour les immenses services que l'histoire du pays et la mémoire du peuple ont mis à leur crédit.

Comm: je le disais, il y a un instant, le gouvernement conservateur est l’iucarnation du vé-itable progrès de la province de Québec,

Lors de la Confédération, le parti conservateur dût pourvoir à l’organisation des provinces dont il fa'lait garder l'autonomie, Il eut à créer ou transformer ls diverges branches du service général et à les mettre en étit de fonctionner réguiièrement. I: ent, dès l’abord, à s'occuper des matières les plus importantes, savoir celies d: l'éducation et do la colonisation.

Mais la colonisation no faisais pas négliger l'agriculture, Qu'avons-nous fait pour l’agriculture ? Qu’on demande ce qua autg avons dépensé et ce que nous dépensons encore pour cet objet ? Vous êtes en état de répondre, vour, excelients agricul.

teurs du comté do Terrebonne, p:rceque vous êter, mieux qu» d’autres, en état d'apprécier à ra juste valeur ce quia été fait voue, dont les noms ont figuré si #uuveat dans les grands concours agricoles, J'en sais anssi quelque chose moi-même, votre député, qui ai été pendant deux ans ministre de l'agricult re. A part ce qui a été accompli dans les campagnes, voyez, wessieurse, ce qui a été fiit à Montréal : les travaux opérés, les édifices construits pour l'exposition ; superbes monum nts de l'esprit public quianime vos gouvernants.

Considérez ce qne ls gouvernement a fait, Et que ne fera-t-:1 pas encore? c r je vous avoue tout bonrement mon affection pour tout ce qui touche à l’agriculture ; ma plus grande ambition est de faire plus encore, si je reste à la tête des affaires,

Avant l'agriculture et la colonisation, messieurs, js vous avais parlé do la causs de l'éducation pour laquelle nous dépensong annuellement de $200,000 à $300,000.

Qu'il eufñse de constater à ce sujet, que la province de Québec est la tête de toutes les autres provinces par l’encouragement que 60n gouvernament donne à l’éducation,

On a dit —et c'est peut-être vrai— qu'il y avait surabondance d'éducation classique, il y a quelques ou Pop moins, en comparaison du nombre des écoles

L: nouveau gouverrement consacra sur- industrielles ou agricoles. Il ne faut pai

tout une grande attention à cetto dernière branche, qui avait plus ou moins langui précédemment, Il comprenait qu'il impor.

tait d : coloniser, plutôt que d'attirer l’é-

oublier, cependant, que ce sont nos coilèges classiques qui, dans le passé,ont fait la province ce qu’elleest. Ce sont eux qui, après la cession du pays et lorsque lo peuple ca-

migration étrangère dans un pays où la|nadien fut appelé à jouir des institutions

jopulation se mul:iplie avec tant do rapidité et où, par conséquent, l'agriculture,

parl.mentaires, lui fournirent,et qui lui ont fourni depuis, les hommes dont il a eu b.-

dans s 8 rendements ordinaires, ne sufft|svin pour les diriger, comme députés, mi- 3 lus aux besoins du peuple.De 1867 à 1875, |nistres, magistrats, eto. Ce sont nos col- Cest-à-di:e dans la période qui a précédé|lèges classiques qui nous ont valu la posi- 1 œuvre des chemins de f:r, lo gouverne-|tion politique brillante et respectée que

ent local a dépensé près de $700,000 pour cuvrir de nouvelles routes, de nou-

nous Occupuns dans l'Amérique du Nord.

Depuis l’ère nouvelle d 8 industries et

ve.ux ch mius à travers nos forêt: et of. |des chemins de fer, il nous faut, non-s-ulefi r de ucuv.le; t.rre: à vos enfant*, C’est|ment des avocate, des médecins, des hom-

mes de 1 des méc nous voul peuples 86 risl, C'e cée rar ie et qu6 not nement L rieusetu3n qui & in 1o're du « Autrefo iputile. ( \pprend à dans l’agri deg notior serv.r dané J'ai fait en pleine & mouvemen a pris son comté de!

nous voyo uve large que vous a La river dans C) 100 T'and's que puis longte périté dans xu vitux m moyen de ti n08 Campag jourd’hui lu toute une ri Piys, et ‘ou bonne, @;0 ueur d’avoi mouvement ct qui devra dernier che Cette œu a coûté deg avons dû,F une forte de et notre hon soit besoin 4 D'abord, donnent un qu'auparave chemins de -e comme sieurs centa sées Les plus de mer. No de $700,000 lieu de $400

de $300,006

éts sur not Nous av

«le $300,006 par année pour payer les inté-

Le

mes de lettren, mais aussi des ingénieurs, des mécaniciens, des dessinateurs, si nous voulons être à la hanteur des autres peoples sous le rapport du progrès maté.

risl, C'est cette œnvre qui a été commencée rar ie gouvernement Do Boucherville et que nous poursuivons, C'est le gouvernewent De Boucherville qui a établi sérieusemont iè, =ve108 dés units ot métiers et qui a introduit l'enseignement obligatoire du dessin dans les écoles primaires.

Autrefois, on considérait le dessin cominutile. C'était une erreur. L'enfant qui wpprend à dessiner peut utiliser cet art dans l’agriculture même, IL acquiert ainsi des notions préliminaires qui pourrait lui s2rv.r dans une foule d’indus:ries.

J'ai fait allusion à la période main*enant en pleine activité, des chemins de fer. Ce mouvement, messieurs, vous pouvez ledire, a pris 8on origine, pour ainsi, aire dans le comté de Terrebonne; les résultats que nous voyons aujourd'hui sont dûs, pour uve large part, à votre activité, au zèle que vous avez deployé d’abord.

La rive nord avait été oubliée jusque là, daas cs mouvement des chemins de fer, l'and's que le Grand-Tronc répandait, depuis longtemps déjà, la richesse et la prospérité dans le sud, ici l'on en était encore «u vicux mode de la charrette, romme moyen de transport, pour les produits de n08 campagnes. Tout cela est passé. Aujourd'hui lo chemin de fer du Nord a fait toute une révolution dans cette partie du piys, et ‘ous, électeurs du comté de Terrebonne, ®/ous pouvez revendiquer l’honueur d’avoir été les promoteurs de ce beau mouvement, qui a relié Québec à Ottawa, et qui devra être avec l’Intercolonial le dernier chaînon entre les deux océans.

Cette œuvre du chemin de fer du Nord a coûté des sommes considérables. Nous avons dû, pour le construire, contracter une forte dette. Mais cette dette sera payée, et notre honneur sera sauvegardé sans qu’il soit besoin d'un sou de taxes nouvelles,

D'abord, jes terres de la Couronne nous donnent un revenu beaucoup plus fort qu'auparavant, grâce à notre politique de chemins de fer qui a dépiacé les bases de -e commerce, et quia rapproché de plusieurs centaines de milles les régions boisées Les plus éloignées de nos grands ports de mer. Nous retirerons cette année plus de $700,000 des terres de la couronne, au liea de $400 à $450,000. C’est un surcroit

cèts sur notre dette des chemins de fer.

Nous avons fait aussi, megsieur®, une

em

législation sur 1089 mines. Il n'y avait rien d'organisé dans cette branche. Pour faire valoir ces rich’sses il faut da capital, c'est-à-dire des richesses déjà acquises, L'une des causes de catte absence de capiteux provenaié du système de détractation et de calomnie emplogé contre LOoug à l'étranger, par nos adversaires qui prenaient plaisir à nous repré.

senter comme un peuple de mendiante, de bong-à-rien, Eh bien, je suis allé moimême en Europe, dans le pays des capitaux, pour défaire cette œuvre et jo suis heureux de vous dire que j'y ai réussi. Jo me suis adressé aux capitalistes du Conti.

nent ct j'ai réuesi, à négocier, en France même, un emprunt à 98 au lieu de Yo que payait M. Joly, J'ai ainsi fait gagner $120,000 à la province par cette scule opération, sans compter le crédit nouveau que j'ai gagné pour notre province dans des régions financières où elle était alors ignorée, Nous avons réussi à attirer les capitalistes européens ici, et actuellement nous n’avons pas moins d'une vingtaine d’ingéoieura étrangers qui sont occupés à étudier nos ressources minières, nos bois ct a08 pouvoirs d'eau.

Ces succès, messieurs, valent bien, Faos doute, les succès de hain*, de jalousie, de destruction, remportés par nos adversaires.

Nor-seulemeut nous avons réussi à créer en Europe un nouveau crédit à la province, mais uoug avons encore fait renaître un lien de sympathie entre le Bas-Canada et notre ancienne patrie, la vieille France.

Nous avons réussi à donner du sentiment au capitel, et cette affection f.aternelle retrouvée après plus d’an siècle d'oubli a déjà produit les résultats les plus heureux pour notre province. C'est en vain qu'on cherchait à nous déprécier auprès des capitalistes que nous avions intéressés à notre cause ; c’est en vain qu'on traitait de “ Prussien *’ l'homme distingué que le gouvernement avait chargé de négocier notre emprunt en Francs ; c'est en vain que l’on faisait colporter dans tout Paris les feuilles salies par la haine que l’on expédiait de Québec et de Montréal : M. Wurte!e nous revenait avec quatre millions empruntés à 98, avec cinq millions que le Crédit- Foncier Franco-Canadien offrait au Canada pour guérir le chantre de l’usurs qui rongeait la propriété foncière, et comme une réponse éclatante à la malignité avec laquelle on nous avait poursuivis là-bas, la Banque de Paris ouvrait une souscriptinn généreuce en faveur des

es

malheureux incendiés de Québec, sous |qui en Fw “went surtout, je n'en ai pas ctiotion dont le premier produit à fait|'e mérite, j: sais que l'on s'est servi Go tomber plus do cinquante mille franc. | folle générosité pour me jeter à la ff. dans la main des pauvres victimes de ce|d'odieuses accusations. Je ne voulais désastre. croire que les bienfaits font quelié : La visite de !! Thors et de M. Molinari | surgir l'ingratitude. J'avais oublié qua 1 délégués au Canada par les promoteurs du|germe nouveau qui pousse mép#iao l'en Crédit-Foncier, a été le commencement | loppe qui l'a porté, Quoiqu'il en soit c'e 4 d'une période d'éclosion dont les suites fé-| sans aigr ur que jo fais allusion à ces cho. condes seront immenses pour le Lien de|ses qui me permettent de dire que j'ai pu notre province, J'ai pu jiger, par moi-|faire le bien sans arrière penséo et @ns cs- "uême, dans mon dernier voyage en Éurop-;,| poir do retour. L'avenir mo rendra justice dans quelle haute estime on tenait notr |et mes concitoyens reconnaitront peutpays. L'accueil sympathique et empressé| être que j'ai prêché lo progrès non seuleque m'ont fait les hommes distingués que|ment eu parol-, mais encore en action et à j y ai rencontrés m'a donné la mesure du| mes dépens, c édit dont jouit actuellement notre pro-| Je vous ai pirlé de l'introduction vince, et je puis dire avec autant dorgueil|des capitaux étrangers en Canada. Je que de vérité que c'est par millious quel’on|vows parlerai du Crédit-Foncier, à procompte les capitaux français que lafinance| pos duquel où a dit tant de mal d; et l'industrie s'en viennent jeter dans|moi, notre paya, Car, messieurs, j» vous le s| On a accu:é mon collègue, M. Püquet. avec joie ils s'en viennent, ils sont en rou! d'avoir reçu $14,000 pour l'établissement et vous les verrez. Ces capitaux, qui, grâce de cette institurion, mais, messieurs, quel à ‘a politique nationale que le parti con-| mal y a-&il à c:la ? Quand, bien mêmr, les servateur a inaugurée, vont trouver des pla-| capitalistes lui auraient donné $100,000, cements faciles dans nos industries miniè-| c'était leur affaire. Comme ces messieurs r.8, agricoles et manuf.cturières. n'aiment pas plus que d'autres à jeter l'ar- Quels progrès n'avons nous jasfa'ts de-| gent par les fenêtres, s'ils ont jugé à pro. puis deux ans dans ces branches d'indus- | pos de s'imposer des déboursés c'est qu ils tiesl Des grands centres le mouvement | vou'aient reconnaître les efforts que M. s'est répandu partout. J:puis prendre le| Paquet avait déployé pour faire établir cettæ comté de Terrebonne pour exemple. Pen-|grande institution. Est-ce que les électeurs dant longtemps, à pirt la noble exception|de la province de Québec ont contribué de notre grand et intelligent iudustriel,| pour un sou à c:8 $14,000 ? M. Moody de Terrebone,dont le nom et les| Quoiqu'il en soit de cet incident, je puis succès sont connus dans tout le Cana la et| prendre le crédit de ces nouvelles relations jusqu'aux Etat:-Unis,et à part M. Lavio-|entre la vieille et la nouv.ile France, car lette de Saint-Jérôme, M. Hale, de Glasgow | l'honorable M. J.ly qui était alors au et quelques autres, vous connai-siez à| pouvoir avait refusé d'accepter 1 8 off es pre ce que c'était que les indus ries [que lui avai nt fat s les capitaliet s aintenant les manufactures naissent par-| français. tout, et sans être prophète on peut prédirei Arès l’étab'isggem'nt du Crédit Fonqu'avant longtemps Saint-Jérôme, Sainte-|cier, 15 taux do l'inté:êt dans lo pays, a Thérèse et Terrebonne seront des centres|baissé de 2 à 2} pour coct par an. manufacturiers importants. Voulez-vous savoir ce que cette réduc- Je ne sais si c'est trop de pré ‘omption | tion d'intérêt représente d'économie pour la de ma part de vous parler d'une entreprise | propriété dans une année ? Prenez le rapque je me plais d'appeler mon œuvre, par-| Lo t de la Gazette Officielle d'Ottawa sur les ce que je sais bien que c'est moi et les|sociétés de prêts dans le pays. Ces prûts miens qui en avons supporté le fardeau. Je |se montent au chiféæ énorme de $56,600.veux parler du chemin de fer de Saint-Lin|000. Deux pour cent de moins sur cet'e qui m'a coûté bien des sacrifices, et quisomme nous donnent un dégrèvem.nt m'a valu encore plus d'avanies que de sa-lannuel de la proprié.é foncière de crifices. (Quand vous passerez près de ce|$1,132,000! Voilà ce'que j'appelle-de la chemin vous pourrez y voir sur chaque pel-| véritable écoromie, voilk ce que notre letée de terre, sur chaque traverse, sur cha-|œuv.e a produit, que rail quelque vestige de mes fiibles| Les démagogues essaient à tromper le épargnes ou des économies de personnes|peuple en lui faisant des épouvantails d ga i me :ont chères Je sais que pumi ceux |-juelques dépenses, de-quelques ;ertes insi

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Oa croit obligé de fa cun, Une monde vit vie D’e:t po l'homme qu bin Œparta tranche dan Ily a pou Il y a de l’e les manufa ut pour ({c

Nos advei crier sans ce fait pas d'é ta dette, qu’ obligatio: 8.

car Ou devra que la provi pour de gran ont ajouté a actif provir honte ds le d Lomis'e : d'enta ser 1 da gouver arrive: en at pou, l:, lin veru m:nt d que chacun 4 sipte,

Cuand jp al usioa aux Vous ne VOUS F4ve4 ‘x:mple, je par an, c'e qu'u: d 8 co

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éducbur La À rapr les prèts L600.cet'e m.nt ) de de la notre

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nifiantes q'e font quelqefuis les gouvernements, Commo si une edmini:teation pouvait 8e soustraire aux accidents qui arrivent aux moindres aflaires. On n'accu e

pas un homme d'incapacité parce qu'il 80 perd quelques biibes dins 8a maison, Quand vous voi.

turez une churge de gruin vous n'arricez pas votre cheval et voiture parce qu'un cpis s’est acc:oché aux brourtaill 8 ; voux ue criez pas aux voleur parce que le cheval que vous rencontrez & pris AU passage une bouchée du foin que vous traneportez, Eh !

c'est avec des misères pareilles que l'on veut renverser Îles gouvernements, On court après les brins de paille et l'on né glige ou Jon gûte les pirs grandes affaires.

Il est cependant une chose que je ne puis m'empècher de déplorer, c'est la manie toujours graudissaute de courir aprè les places sous le gouvernement,

Oa croit trop quo le g'uvernement e t obligé de faire d:8 fiveurs à tous çt chacun, Une de nos plaie, c'est qui tout 1.

monde vut être employé pubiic, Cette vie n’e:t pou tant passi b:lle, Jo consiaèr l'homme qui trav.ille dans les champs aussi bin partagé que celui qui 8e retranche dans un bureau du serviee civil, Ily a pourtant assez douvrage partout.

Il y a de l'emploi, dans les industries, dans les manufactures, dans les mines partout uw pour tout is luvulie

Nos adversaires ont pour tactique de crier sans cesse que Je gouvernemeut ne fait pas d'économie, qu'il ne diminue pas ta dette, qu'il augæente de jouren jours 8 obligatio: s. C'est une acccusation injuste, car ou devrait savoir que les obligations que la province a contraettes l'ont 6té pour de grandes améliorations publiques qui ont ajouté autant de valeur réelle à notie actif provincial. D'ailleurs, je n'ai pas honte d° le dire, ma méthode comme éco- Lomis'e politare, ce nist pas d'enta ser les écus daus les cotfres da gouverncment, mais de les faire arrive: en atoadance dans l:8 poches du peu,l:. Il n'est pas besoin pour le gouvero m°nt d'être riche à millions, pourvu que chacun ait de quoi vivre dans l'ai.

since,

Cuand j* parle d’aisance, j: ne fi3 Fa alusioa aux minietres, ai aux député:

Vous ne me croiriez pas puisque Vous savez tous que moi par ‘xemple, je ne reçois quo $3,00C

par an, c'est-à-diro $2(00 de moins au'u: d 8 commie de la b'nqre d2: Mont-

réa’, C'est moins qne 'e eal 1ire dela plupa't des ch: fs d'indust'ie, J, re m'en plaindrai pas pourvu que vous tour, industrie!s, négociants, cultivateur, jou nalicre, vous ‘yi 2 assez d'argent Four prouv r que les ch°8e8 vont bi. n.

| Meseieurs, j'al «n’ore une question à traiter devant vous, c'e t celle du ch:min de fer dn gouvern m nt,

Notre chemin nous coûte $ 3,900,009.D':.

près le plan primitif, nous d :vious donner

at x compagnies qui le conetrai aient $.- 000,000 en argent, et }rès d 3 000,000 d'acr. 8 de terre valant cr ain m nt au mtius one pia tro do l’acr :, soit un to'al d'environ 2,000,000 piaitres, Nous n9 Ls avonx pas lonnées, mais le chemin nous coûte $ 3.- 000,009, Vrus savez de quells immense atil.té ce chemin ert à Ja proviuncr, et qu 18 bénéfices vous en avez retirés, Voux, cultivateurs %e Saiot:-Anne,1 ‘4, de Saiute-l'hérèse, vons, de Saint Je 1°, vous, le Ter:cbunne, vous de Sa.iJinv'er, vous do toutes | 8 parties du comté vous &aviz jusqu’à quel point ce chemin vouga profité,

Ben adminietré par lo gouvernement, ce chemin peut rapoorter <nviron $300,- 000 ds bévéfice par année, ce qu'il'fera cer. taiuemeut cete année, grâce à ue eévéii é dans l'administration du chemin, qi nous a valu ben des rep:oches do la part de nos amis; car pr cela même que le ch m'n appartieut au gouvernement, tout le monde en voudrait profiter. Chacun se croit en droit d3 demander des fuveurs. C'est le chem'n de tout le monds se dit-on, On part de ce principe pour s'im,Oser aux administrateurs, qui, trèsouvent sont dans une position à ne po:r voir refis r.

Aujourd'hui il 83 présents une occasion de venre notte chemin. C’est une belle propriété destinée à servir ds dernier chainons entre les différentes lignes de chemins de fer qui doivent relier l'Atlantique au Pacifique, en traversant duns toute son étendue, le 60! du Canada. A quel prix devons nous verd e cette propriété ? J3 crois que 8 miilions de do'lars n'est pas un prix exagéré. Nous n'aurions alors donné qre les à millions que nous devions sacrifisr en premier lieu.

M:ssicurse, mes adver’aires ont dit partout que moi, Premier ministre de la province de Québec, je voulais, Fans l'autorisation des chambre’, et de ma propre ivitiative, vendre le chemin da gouvernement, à one compagnie qui m)f.rait des rent:s aîn.i qu'à mes amis. Ceux qui ont avauré cet e

hose cnt menti a public. Ce n’est ni plus 1 moins,qu'une infamie,qu'uns attaque per.

de et Jâche, contre un homme qu'ils osent pas combattre en face. Ceux-là, 1uessicure, me connaissant bien peu ou 226 connaissant trop, n'ont trouvé que ce z“oyen de m'attaquer déloyaiement. Je t'ai pas la réputation de courir ap ès 18 ichesses, vi d'accumuler des 1entes je n'ai qu’une ambition, comme je vous l'ai!

‘déjà dit souvent, c'est de servir honnête.

“ent et efficacement mon pays.

Paisgance. On disait dans le temps que c2 chemin devait être 1a continuation du chemin de f-r du Norlet moi comme les autres je le croyais, Mais depuis, le Canada Central eu deverant l'un dex chsiuons du Pacifique tombe dans une autre catégorie d'intérêts, puisqu'il u’est pas impossible, puisqu'il est mêm; probable que

:[cefte prissante organisation $fongs à

bâtir une ligne rivale qui scrait destinée à fire perdre à la prov'nce de Québ c une partie des capitaux qus 88 patiiotiques

Mon gouvernement, aur cat‘: question du chewin de fer du Nord, ne coutractera eucun engagemert £ans l'autorisation des chambres.

£t la conduite que nous nous proposous de suivre, nous la soumettons au peuple dans la campagne é'ectoraie jui s'ouvre, pour cuil nous approuve, ou 1 +'il nous refuse :à confiance. C’est ainsi que les gouvernements honnètes se soutenuent, c’est-à-dire en exprimant fran- .hement leurs vues ct leurs opinions.

Messieurs, pour qu'il n'y ait pas de doute, pour que vous sachiez ce que nous entevdons faire, je dois vous dire qua nous

habitants ont investis dans le chemin du Nord,

Nous ne nous piaignons pas; maiy nous avons bien le droit de dire que l’objection que l'on nous faisait qua Je subside en faveur du Canada Central était dans nos intérêts est maintenant disparue ; et comm:

il est indéniable que nous ne pourrons pas retirer dans ce cas le premier sou des $2crifices faits en faveur d’un chemin de fr de la province d'Ontario, nons avons bien le droit de demander d:8 compensations.

Cependant nous ne demanderons pas l’au- |mône, nous n'irons pas quêter des fiveurs, rOous pouvons nous soutenir, et marcher oravement sans nous humilitr. Nous

avons des Offr.s aujourd'h i poar notre chemin de fer, mais js vous dirai aussi que sous le vendions jamais À moins de $s$,.

ne demandons que justice.

Si la compagois du Pacifique rt fusait

190,000. En dédui-ant ce montant des $13,| d'acheter notre chemin de f r, nous au- J(0,000 q:i1 nous a coûtés, il rest» une|rions d’autres compagoies qui le feraient, différence de $5,000,000, montant que nous|et aux condi ions que nous voulons—2est dzvions donner d abord, comme js l'aidit|dire au prix de $8,000,000. Je me it ya un instant. Les montants que nous|suis imposé beaucoup de travaux devrons retirer des municipalités seront|äans ce but. J'ai vu ce qu'il y aussi portés à notre crédit, en à-compt-|avait à voir; j'ai connu 453 capitalistes eur ce que nous aurons payé. Montréal a |avec qui je me suis mis € riatioi”, et au 1°jà payé près de $100,000, et la ville de} moment propice, js sau'ai bien les trou- Québec et les autres municipalités devront| ver pour conciure des négociations suivre cet bel exemp'e. dans l’intérét de notre province. C'est

J3 n’hésiterais pas à dire que la|sans menace comme sans forfanterieque j: compagnie du chemin de fer du Pa-|vous expose ces choses ; mais js me croix cifique devrait acheter notre chemin, maïs|obligé de vous donner notre programme et st une compaguie privée,qui ne nous de-|je vous le donne tel que je me le suis tracé.

mande pas de voir à 8es intérêts et elle u'est pas obligée d'acquérir notre chemin ds fsr. Mais nous cspérons qu’elle prendra en considération le but pour lequel ce chemin a été construit. De plus le gouverncment fédéral devra travailler avec nous et nous aider à faire accepter par la compagnie du Pacifique nos conditions, qui sont rai-:onnales

La gouvernement d'Ottawa devrait, il me s.mble, nous sccordtr ce qu'on «st couvenu d'appeler des better terms. Ila ‘& 808 deniers subv.ntionné 1: Canada Central qni a coûté plus d'un million à la

Mais là ns 8e bornent pas nos efforts :

car nous devons encourager et pro- [mouvoir en tous sens la construction de nouvelles voies f:rrées. Cet arbra fécond du chemin de fer du nord doit avoir ses rameaux, C'est la loi de la nature comme la loi de l’économie politique, La sève du tronc stimule le développem-nt des branches, Tous les chemins de fer bien orgauisés font surgir de différents côtés des rameaux féconds et utiles, Notre politique eera d'encourager de toute manière la construction de ces embranchements qui seront une force nouvelle pour le trot | principal.

En ve aurons $100,0( plus son ex]

En Terres nuell:r cela ne d'or,le par ies ront en notre ; vVeTDera $1,056, à $300, ron 815 tants 16 rencont:

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En ven lant notre chemin $3,006,000, nou aurons, a1 taux do 5070 un intérêt de $100,000 par an, c'st-à-uire $100,000 de plus que c2 que nou; rapporterait son exploitation.

En s'"s de ces $400,000, ls revenu des Terres d la Couronne nous donne annuell:ment $700,000 et il est probaol qu cela ne pouri8 qu'augm nt.r. Les mines d'or,le cuivre et de fr,vont être exploitées par ies capitalistes étrangers et nous auront encore $100,000 par an à ajouter à notre avoir. Nous recevons du gou vernemeut fédéral un subside d.

S1,056,000, de nos licences, $200,00Ù à $200,000 et d’autres rescources envi.

ron 8150,000 à $200,000. Avec ces montants réunis, nousaurons amplement pour rencontrer toutes n03 dépenses et accorder d soctrois plus considérables à l’ugricult.r:et à la colonisation.

La colonisation, messicurs, c'est là la grande idée, sur laquelle nous devons ffxer toute Lotre attention, l’idée qui doit nous faire croire en l'avenir.

Sur ce point libéraux et cons rva‘eur« sommes d'accord.

Cuvrez les livres bleus et vous verrez que depuis les deux années dernières il a été pris et dé.iché près de deux fois plis de lots que durant les deux années du règne de M. Joly. Il est vrai que l'honorable commissaire de l'agriculture et de la colonisation cumulait aussi L: 8 fonctions de foreman d'un chemin de fer bâti sur la nei ge mais une grando partie de l'attention de son successeur a été aussi prise à faire renouve'er ces travaux en temps opportun ;et travail pour travail je crois que le mien a . un plus efficace que celui de l'hon. M.

Joly.

It fat un temps où la Législature pouvait voter plusde cent cinquante mille piastres par an pour la colonisation. La construction du chemin de fer nous a em pêchés de mettre une aussi forte somme à la disposition du departement de la co'onisation, mais au moins avous-nous augmenté c:8 octrois de ce qu'ils étaient il y a deux ans, et avec! les facilités que les voies ferrées nous donnent nous pouvons faire b aucoup plus de progrès au) urd'hui avec une moindre somme qu'il y a dix ans.| Nous pourrons cependant augmenter en-| core cette subvention celte année,

Les journaux américains nous apprennent c<8 jours-ci que l'en feit un mouvement aux Etats-Unis pour entraver l'envahissement du travail par les Canadiens-!

Français dans les villes manufacturières

de la Nouvelle-An;leterre. Je regrette ce mouvement si nos compatiiotes émigrés doivent en souffrir, d'un autre côté, ju m'en réjouis s'il apprend aux Canadieus-français quo le séjour au Canada est encore plus profitable qne les avantages factices q'e l'étranger leur offrit

J'es,ère que nos frères des Etats-Un s nous réviendront soit dans n‘tre p:ovin:e soit dans le Manitoba où notre race doit se déve'opper et se protéger pour résister à l'absorption de l'émigiation europcenne.

Lo gouvernement du Canada fait de grands efforts pour attirer ici le trop plein des vieilles populations de l'Euro e. Nous devons le seconder en attirant ici les capitaux ctrangers. La vitalité de notre population agricole nous di3p nse de chercher des immigrants, ayons seu'ement des capitaux, ajoutons un vaste Crédit Mobilier an Crédit Foncier qui existe déjà pour ouvrir 08 terres, exploiter nos bois et u08 mines et employer tous les bras qui att ud.nt le travail et les bons gages.

Nos territoires nou concédés sont immec. ses ; notre province «st plus va tequ'Ontario et nous pouvous nourrir et employer dx fois la pop :lation que nous avons ; ma's sans aller dans Ja forêt nos terres arpentées et faites n demandent qu'une culture améliorée pour enricbir tous ‘es enfants du 80!

et tous les émigrés qui pourraieut nous arriver.

Je suis heureux de vous annoncer qu depuis que j : suis au pouvoir trois grandes fabriques de sucre de betterave 6e sont bâties et seront en activité dès cet hiver.

Cette industrie va créer uno ère : avelle dans l’agriculture de no‘re province, tout en laissant dans le pays les millions q'e nous envoyons tous les ans à l'étranger pur nous procurer le sucre que notre population consomme. Pius de dix mil ions de piastres sont payées chaque année pour cet ar.

ticle, et vous pouvez vous faire une idée de l'impulsion que ces fabriques donneront à l'ag'iculture en vous disant que la seule usine de Farnham emploiera d ux cents tonnes de betteraves par semaine.

La culture en grand de la betterave implique l'élevage du bétai: et l'emploi de ricl ‘3 eugrais. Mon gouvernement a cru devoir s'occuper activement de ces deux questions. Nous avons encouragé l'industrie du beurre et du fromage. Le député de Saint-Jean, l'honorable M. Marchand me fit en chambre et sur les hastings une guerre de plaisanteries ct de calembourgs à ce sujet ; mais je savais que les beurreries, les fromageries me veng raiont de ces

attaques,"et dans c& moment, on ne songe plus à faire un badinage de ce que le gouvernement a fait pour encourager cette industrie quand on voit que notre province seule va exporter cette annés pour plus de cinq millions de dollarsen b:urre et en f omag».

Nous aurous l'an prochain, grâce à l'encouragement que le gouvernement a promis, ct à l'expérience qu'il a fait faire cette

année, une ou deux fabriques d'engrais ar-|

tificie's que nos gisements de phosphate vont alimenter ; les capitaux sont prèts pour ces enteprises, et la vente des tersains à phosphate qui se fera à Québec le 13 du ce mois nous prouvera que cette ri- «hesse minière que nous vou'ons développer aidera à remplir la caisse du trésor,tout en étant une source de revenus pour l'agriculture. Des uctes, des résultats, des revenus, des richesses et du travail, telle est la aevise de notre gouvernement, 11 s3 croit capable de mener de front les grand-s questions sociales et morales, et les grandes «uestions watérielles. A notre grande devise nationale qu'il protège avec soin :

Notre religion,notre lanque et nos lois, il est fier de pouvoir ajouter : Vos ressources et notre fortune ! Dieu nous a dcra, si nous nous aidons nous-mêmes.

Avec un tel programme, messieurs, n'aide pas le droit d'appeler à moi tous les Lommes de bonne volonté ? Moins de chi-

ee ——

cane, moins de rivalités et plus d'affaires.

Oublions le passé, s’il le faut, serrons nos rang:, ouvrons nos sillons et fertilisons-les: abattons nos forûts, déterrons no8 métaux, bâtissons nos chemins de fer, et comme me le disait tantôt un électeur inteliigent “ Bâtissons d'abord solidement ia mai-on, nous lui donnerons la eoul ur ensuite. ?

Ce n'est pas que je craigne la Intt: ; j'ai vingt-deux ans de services politiques pour me faire un dossier sous ce rappot. Mais |je dis que nous sommes arrivés à une époque,dans la Confédération, où, surtout dans inotre Province, nous devons tous nous tendre Ja main. Nous avons la clef de la Con- {fédération par notre position sur le continent de l'Amérique, n'allons pas négliger nos avantages, Ceux qui se sont combattus loyalement peuvent 8e rencontrer franchement dans le désir du bien général— | C'est IA mon but, c'est là que tendent tous {mes efforts et je vois que le peunle est avec nous—L[t quand le jour de la votation | viendra, quand le peuple aura bien pese ce que je vous dis, le peuple votera selon {la voix de sa conscience, selon les impulsions de son cœur. Le peuple est bon, 1:

peuple est intelligent, et j'ose croire, malgré des exceptions locales, dont j'ai pu être moi-même la victime, qu'il est reconnaissant. C'est pourquoi je ne crains pas le résultat de son vote.

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