‹ Discours de la bataille de Garennes (Ivry) en mars 1590Chapitre 25 sur 25 · I . De Thou, p · texte numérisé non relu

I . De Thou, p

leurs chevaux blessez et eux mesmes. Sy bien qu’il ne fut possible de rallier une seulle trouppe de Reistres ni aultres, quoy que Monseigneur, s’efforçant de le faire audict champ de bataille, et depuys au passage d’Ivry, où se voullant oppiniastrer à les retenir, il faillit à se perdre. Les Suisses se voyans seuls se rendirent ^ ; il les a desarmez et prins leurs armes et drappeaux et les renvoyé en leur païs. Les Lansquenetz ont esté taillés en pièces, ^ pour la pluspart^. L’infanterye françoyse est quasy toute sauvée et est la plus part toute de retour, toutesfois désarmés. Il n’y est mort personne de qualitté que le conte d’Aiguemont , la Chastaigneraie

1 , De Thou, p, 127. Voyez, Mémoires de la Ligue, t. IV, p. 259, la capitulation qui leur fut accordée.

2. De Thou, p, 128. Leur trahison à Arques n’était pas oubliée.

d’Arconas, Carron et Boistergnaut, et quelques Gentilzhommes particuliers : de prisonniers Boisdauphin, Sigonne, les Barons de Mesdavid et Thenissey. Les ennemys y ont plus perdu de Noblesse, y estans demeurés les sieurs Marquis de Nesle^, Clermont, d’Antragues et plusieurs aultres desquels on ne sçait encore le nom. Leur cavallerye, comme Ta advoué le Roy de Navarre mesme et les siens estoient de deux mil cinq cens chevaux françoys de combat, environ troys mni Suisses , quelques quatre ou cinq cens Lansquenetz, et plus de cinq mil harquebuziers françoys. Nostre armée estoit composée de huit cens chevaux reistres de combat, de sept à huit cens lances flamien-

I. Il mourut le i5 avril, au château du chancelier Cheverny, son beau-père. De Thou, 129.

des, six vingts Espagnols chevaux légers et près de troys cens Françoys ou Albanoys ; troys mil Suisses ; mil Lansquenetz et près de troys mil Françoys.

Paris. — lmp. D. Jouaust, rue Saint-Honoré, 338.

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