‹ Discours de M. R. Bickerdike, M.P., sur la création des provinces du Nord-Ouest [microforme]Chapitre 5 sur 5 · AU · texte numérisé non relu

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Laissez-moi vous citer maintenant les pu-| aux territoires du Nord-Ouest un système

Voici ce qu'il dit:

Dans quel esprit la nouvelle constitution a-telle été élaborée ? On est tombé d'accord sur un compromis, et une partie essentielle de ve compromis—si essentielle que, sans cela, la confédération n'aurait pas pu s'effectuer—n été la disposition stipulant que les écoles séparées d'Ontario, et les écoles dissidentes de Québec, seraient garanties par décret impérial,

Laissez-moi vous citer encore une uutre opiuion, pour le plus grand avantage de mon honorable ami de Grey-est (M. Sproule).

Parlant de la question des écoles du Manitoba, feu M. le principal Grant s'est exprimé comme suit :

Le gouvernemeu, ‘u Manitoba a commis une lourde faute en abolissant sommairement son ancien système scolaire, au lieu d'aviser À le réformer, Cette province est en lutte, depuis 1890, avec les préjugés et les s>ntiments, et même avec les convictions religieuses d'une partie de sa population qui avait droit à toute sa considération. Cette lutte ne prendra fin que quand on aura fait des concessions qui paraîftront satisfaisantes à la grande masse des Intéressés. Plus tôt ces concessions seront faites, mieux ce sera.

C'est au gouvernement Provincial qu'il appartient de faire les concessions nécessaires pour donner satisfaction à une minorité lésée dans ses droits,

Eh bien, je le répète, plusieurs éminents jurisconsultes appartenant à ceîte Chambre nous ont donné une interprétation de la lci, mais n’ont pas essayé d'appuyer cette interprétation sur des raisons pouvant être qu moins acceptables pour les laïques. Je tiens aussi À dire que, selon moi, ce Parlement ne peut pas, sans commettre une injustice, passer outre À la loi de 1875 et aux ordonnances rendues en vercu de cette loi dans les territoires du Nord-Ouest, La véritable attitude à prendre c'est que la question a été réglée en 1875 de commun accord, et que les lois ou ordonnances décrétées en vertu de cet arrangement doivent être perpétuées, En d’autres termes, nous devons nous en tenir À l'état actuel des choses, sans modifier en « doi que ce soit les droits de la minorité.

Si on considère les effets désastreux qu'ont déjà eus, pour le Canada, dans le passé, des querelles religieusesde ce genre, ne serait-ce Pas vraiment fañe acte de sagesse, et montrer que nous avons À cœur les véritables intérêts du pays, de conveinr une fois pour toutes qu’il n’y a plus de questions scolaires à régler, car cette question a été résolue par le gouvernement fédéral de 1875, et par les ordonnances territoriales actuellement en vigueur ? L'agitation qui s'est produite par tout le pays provient surtout, je crois, d'un simple malentendu. La plupart de nos gens paraissent croire—et cette idée est soigneusement entretenue par les ‘ultias. dont l'influence est loin d'être bien’aisante par

le pays—que ce Gouvernement veut ampcser | religieux, recuz ea si grand honneur par nos

d'écoles séparées, contre la volonté de ces territoires. On ne tient pas compte de ce fait que les écoles séparées existent déjà, dans ces territoires, depuis trente aus, Je suis convaincu, pour ma part, que cette agltation tombera d'elle-même, dès qu'on se sera rendu compte de l'état réel des choses,

Quel est l'objet de l'enseignement ? Pourquoi les gouvernements de tous les pays attachent-ils une si grande Importance à cette question de l'enselynement ? N'est-ce pas perce qu'on croit généralement que l'instruction constitue la bose du progrès, et qu'aucune nation ne peut espérer progresser à moins que ses enfants ne recoivent cette instruction. Plus cette instruction sera élevée, et plus rapides seront les progrès, Par conséquent, il faut viser surtout à l'eflicacité. La question qu'il faut se poser est celle-el: Le système d'écoles que le gouvernement fédéral veut perpétuer dans les territoires du Nord-Ouest est-il suffisamment eflicace ? La réponse est bien simple, Les territoires son très flers de leur système scolaire, £es principes fondamentaux en sont à la fois l'uniformité et l'efficacité. Ces écoles sont à la fois nationales et uniformes, Tous les habitants ont les mêmes avantages et les mêmes privilèges. Le projet de loi que nous a soumis le Gouvernement n'empêche en rien les législatures des nouvelles provinces d'amender de temps à autre les lois actuelles, afin de les rendre plus etfcaces.

Ce principe d'efficacité est done tel absolument assuré,

Alors, je me demande pourquoi tout ce tapage ? On a demandé qu'après les heures de classe ordinaires, les élèves appartenant à la minorité, ou même à la majorité, recolvent une demi-heure d'instruction religieuse, et que la minorité ait le droit d'avoir ses propres écoles, mais assnjetties aux mêmes rglements que les autres écoles, quant À leur valeur, uniformité, ete. En d’autres termes, un nombre voulu de catholiques, dans un district quelconque, pourraient décider de faire instruire leurs enfants dans une école nationale séparée, mais l'enseignement religieux ne pourrait être donné dans

| ces écoles qu'après les heures de classe ordi-

naires, et seulement durant une demi-heure.

Ainsi que l'a fait remarquer il y à quelque ,

temps l'honorable ministre des Finances, il semble que nous nous disputions ici seulement pour des vétilles. Pourquoi l'enseignement religieux ne serait-il pas donné À nos enfants ? Je crois, au contraire, Monsieur, l'Orateur, que plus cet enseignement sera répandu dans nos écoles mieux ce sera pour ncus. A cette époque de hâte intensive, où la plupart peinent du matin jusqu'au soir pour gagner le pein de leur famille, sans trouver le temps nécessaire pour élever leurs enfants convenablement ; en un temps comme celui aujourd’hui où la tendance est p'ut£t au relichement de tous les devoirs

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