Discours de M.T.C. Casgrain, M.P., sur le budget [microforme]
l’'Orateur, je n’ai pas l'intention de suivre l'honorable député qui m'a précédé, cet après-midi, (M. Davis), dans ses pérégrinations à travers le Canada, Dans un discours assez long, il a même voy..86 de Londres à Paris, de Winnipeg à Constantinople. Æt partout il a renccntré sur son chemin un spectre; le spectre de l'honorable député d’Assiniboïaouest (M. Davin). Je ne sais ce que ce monsieur lui a fait; mais je crois que l’honorable député qui a parlé cet après-midi, a dû le rencontrer dans quelque circonstance, où ce monsieur lui a administré ce ‘qu’on appelle vulgairement, une volée de bois vert,
En écoutant le long discours de l'honorable député, il m'est venu à la pensée les paroles prononcées dans cette Chambre, il n’y a pas longtemps, par l'honorable député de Norfolk-nord (M. Charlton). Ce monsieur, parlant sur la motion qu'il avait présentée au sujet des discours prononcés ici et de leur
longueur généralement démesurée, nous a déclaré que depuis vingt ans, le ton de la discussion a singulièrement baissé dans cette Chambre; tellement baissé, que non seulement nous avons perdu le respect de ceux qui nous écoutent ici, mais encore le respect de l'électorat tout entier,
Je ne sais si l'honorable député de Norfolk-nord avait dans l'esprit, lorsqu'il a parlé ainsi, le discours que devait faire"cet anrèsmidi, l’honorable député de Saskatchewan (M. Davis); mais il est certain qu'un tel discours n'est pas de nature à relever le ton des délibérations de cette Chambre.
Je ne donnerai qu’un exemple de la manière dont l’honorabdie député a traité ses collègues. S'il est un homme qui commande le respect général non seulement dans cette Chambre, mais encore du pays tout entier par les services qu’il a rendus, par la vigueur intellectuelle et physique qu’il déploie encore tous les jours pour son pays, c'est bien l'honorable chef de l'opposition (sir Charles Tupper). Or, l'honorable député de
Saskatchewan, n’a pas trouvé de comparalson plus élégante à son adresse que celle d'un chien qui hurle à la lune. Eh bien!
M. l'Orateur, nous pouvons juger par cette comparaison, du ton général du discours de l'honorable député,
En l'entendant, cet après-midi, je me suis rappelé l'observation que fit un jour un étranger qui écoutait parler quelques-uns des députés de cette Chambre, et entre autres, je crois, mon honorable préopinant qui vient de l'ouest (M. Davis). Après l'avoir entendu, il se dit: “Je reste encore d'opinion que les hommes sages sont venus de l'Orient.” Je ne veux pas dire, par là, monsieur, qu'it n’y a pas dans les territoires du Nord-Ouest beaucoup d'hommes sages, beaucoup d'hommes qui méritent la confiance du public et qui représentent dignement dans cette Chambre les intérêts de leurs commettants; mais tous ceux qui ont entendu l’honorable député de Saskatchewan, cet après-midi, ses amis comme ses adversaires, ont dû remarquer que ce que je dis est absolument vrai. Si nous continuons à discuter la chose publique de la manière dont elle a été discutée aujourd'hui, nous allons rabaisser le ton des délibérations de cette Chambre, et, comme l'a dit l'honorable député de Norfolk-nord, nous perdrons non seulement le respect de ceux qui nous écoutent, mais encore le respect de l'électorat.
L'honorable député a parlé des promesses qui ont été faites par le parti libéra! avant qu'il arrivât au pouvoir en 1896. Pour lui, quelques-unes de ces promesses n’ont pas été faites; mais celles qui ont été faites ont été remplies depuis la première jusqu’à la dernière. Je m'étonne de lire dans La
qui a été fait hier soir par un homme considérable du parti libéral, l'honorable sénateur Dandurand, un homme que j'estime
turé de dire que le parti libéral avait rempli exactement toutes les promesses qu'il avait faites à l'électorat en 1895. On ne peut guère s'étonner d'entendre faire de pareilles déclarations devant un club où les paroles que
l’on prononce comportent plus ou moins de | responsabilité. Il n'en est pas de même, lorsqu'il s'agit d’un ministre de la Couronne |
—Sans portefeuille, il est vrai—qui, vient
déclarer ici que le parti libéral a rempli |
toutes les promesses qu'il a faites, Je fais allusion à un honorabie ministre qui n’est pas en ce moment, dans Ia Chambre, l'honorable député de Québec-ouest (M. Dobell); je pense bien qu'il arrivera vers les dix heures, souriant comme d'habitude, et alors on pourra lui répéter ce que j'ai dit. D'ail-
leurs, je ne veux rien lui dire de désagréa- | ble, mais simplement disc ter ce qu'il à dit|
l'autro soir ici.
J'ai été surpris d'entendre l'honorable député déclarer l’autre jour devant cette Chambre, que le parti libéral avait rempli toutes les promesses qu'il avait faites à l'électorat du Canada, que le gouvernement
oo, A
avait tellement bien rempli toutes ses promesses que lui, ancien conservateur, et qui l'a été jusqu'à la dernière heure en 1896, que lui, dis-je, ancien conservateur avait ouvert les yeux comme l'avait fait tout le peuple du Cunada, et qu'après dix-huit années le peuple canadien avait enfin fini par voir clair, Il y a des promesses qui ont été faites par le parti libéral et que j'appellerai des promesses implicites parce que l’on ne les a pas exprimées en termes formels devant l'électorat. En parlant de ces promesses que j'appelle implicites cela me conduit à traiter des déclarations faites par le député de Québec-ouest (M. Dobell),
L’honorable député représente non seulement sa division électorale, mais comme membre du gouvernement il représente aussi le district de Québec. Or, il ya un sujet qui intéresse vivement la ville et le district de Québec, je veux parler de l'établissement de la ligne rapide. Je lui demanderai ici Si les promesses qu'il a faites au sujet de l'établissement de cette ligne rapide ont été remplies ? Cet honorable député a pourtant déclaré devant cette Chambre que nous pouvions compter sur cette ligne. Or quelle est la position dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Mais tout d’abord quelle était la promesse implicite que le parti libéral avait fait au peuple du Canada à propos de cette question ? Devant cette assemblée l'honorable premier ministre (sir Wilfrid Laurier) n’a-t-il pas, si je me rappelle bien la substance de son discours, protesté contre l’extravagance du gouvernement conservateur qui demandait
le vote d'une subvention de $750,000 pour | l'établissement de la ligne rapide ?
Patrie, de Montréal, un rapport d'un discours |
L'honorable premier ministre n'avait rien de mieux à dire pour aider cette entreprise,
| que de prétendre que l'établissement de | cette ligne était impossible à raison du danbeaucoup d’ailleurs. Ce monsieur s’est aven- |
ger que présentait la navigation dans le fetuve Saint-Laurent. Le parti conservateur a-t-il craint ce danger ? Au contraire, je trouve qu'il n’a pas hésité de faire voter cette somme de $750,000 £a’ assurer cette entreprise, et personne dazs le temps n’a trouvé à redire de l’action du gouvernement.
Cette politique a été approuvés non seulement par la majorité des électeurs les plus directement intéressés mais aussi par la masse du peuple canadien. Cette Chambre, à la demande du gouvernement, a voté à l'unanimité et malgré mes honorables amis qui sont aujourd’hui au pouvoir, cette subvention de $750,000. Une loi fut passée à l'unanimité puis les ministres conservateurs s’abouchèrent avec une compagnie d'hommes d’affaires très influents et très importants, et un contrat fut signé ; il ne restait plus qu’à obtenir l’appprobation du Gouverneur général en conseil. C’est alors que ces messieurs arrivèrent au pouvoir, et fidèles à la promesse implicite qu'ils avaient faite, ils ont trouvé des raisons pour. les justifier pour ne pas conseiller au Gouverneur général de donner son approbation à
EE
ce contrat. Ils alléguèrent une raison d'économie, Par ce qui est arrivé plus tard on peut bien sourire en présence de cette raison d'économie,
Un antre motif, c'était qu’il n'y avait pas dans ces steamers assez de place pour le fret. Dans tous les cas, poui une raison ou pour une autre, ces messieurs refusèrent de donner suite au contrat qui avait été préparé. Ils prétendirent aussi qu'ils pourraient assurer l'établissement d’une ligne rapide moyennant une subvention de $500.- 000. Qu'est-il arrivé ? L'honorable député de Québec-ouest s’aboucha avec des gens de Londres qui, au point de vue financier, n'étaient pas en position de faire réussir ce projet. En effet, tout le monde savait très bien dans le temps que les messieurs Peterson, Tait et Compagnie n'avaient pas les ressources financières nécessaires pour mener à bonne fin cette grande et importante entreprise qui devait faire tant de bien au Canada. L’honorable député de Québec-ouest dans son zèle—je veux croire qu’il était sincère dans tout ce qu'il faisait, — traversa à plusieurs reprises l'océan, mais quel a été le résultat de toutes ses négotiations, de tous ses voyages ? Le résultat a
été absolument nul, et aujourd’hui lorsque |
nous demandons, comme je l'ai fait l’autre jour, à l'honorable ministre du Commerce (sir Richard Cartwright) si on pouvait es-
pérer voir l'établissement de cette ligne ra-|
pide, il a répondu, en donnant, non pas une raison d'économie comme celle produite en 1897, mais en disant que l’état des choses a tellement changé, que les embarras causés par la guerre en Afrique sont tellement grands qu'il n’y a plus moyen de songer à l'établissement de cette ligne rapide.
Comme je l'ai dit il y a un instant, s’il y avait dans la Confédération canadienne ces gens intéressés à voir établir cette ligne rapide, c'était bien Îles électeurs de Québecouest, c'était bien les électeurs du district de Québec qui attendaient la réalisation de ce projet comme un événement devant procurer les plus grands avantages, non seulement à la ville, mais à tout le district de Québec. Quelle :elle occasion nous avons perdue ! Si en 1398, les conservateurs eussent été au pouvoir, la ligne aurait été établie. Ils auraient profité des circonstances qui existaient alors pour établir entre le Canada ei la mère patrie une ligne qui, certainement, aurait amené une grande partie du trafic qui se fait entre les deux pays.
Tous ces grands avaniiges pour le port de Québec n'existent plus aujourd’hui. La res-
pas fait de promesses ; dans tous les cas, il me sera facile de les convaincre qu’ils n’ont pas rempli les promesses que nous leur reprochons d'avoir faites, Je tiens à la main un document fort intéressant, qui nous cause beaucoup de plaisir lorsque nous le relisons. C'est le programme du parti libéral, adopté par la convention réunie en 1893, à Ottawa.
L'article 4 de ce programme est intitulé :
Stricte économie—Diminution des dépenses.
Lorsque je le relis, je puis à peine croire que les honorables messieurs‘ qui siègent de l'autre côté de la Chambre, aujourd'hui, sont les mêmes hommes qui, réunis en convention en 1893, ont adopté cette résolution. On croirait plutôt qu'elle fut adoptée il y a cinquante ou cent ans, par des hommes qui ont disparu :
Nous ne pouvons envisager qu'avec alarme l'énorme accroissement de la dette publique et de la dépense contrôlable annuelle du Dominion, ce qui a eu pour conséquence les impôts iniques mis à la charge du peuple sous tous les gcuvernements qui se sont succédés sans interruption
| dex.uis 1878, et nous demandons la plus stricte
économie dans l’administration du gouvernement de ce pays.
Ainsi, par cet article de leur programme, les libéraux promettaient de diminuer la
| dette publique ; de diminuer les dépenses | contrôlables et surtout, ce qu'ils appelatsnt
alors les taxes ou impôts qui, d'après eux, pesaient comme un lourd fardeau sur le
peuple.
Voyons maintenant si ce n'est pas une des promesses qu’ils ont faite ? Je ne parlerai pas des promesses faites par ces messieurs sur les hustings; je ne parlerai pas des promesses faites dans cette Chambre, lorsque
honorable ministre du Commerce (sir Ri- |chard Cartwright) déclarait que c'était une | honte pour le pays de voter 36,000,000 pour [l'administration des atfaires publiques ; je
ne parlerai pas des déclarations de mon très honorable ami le premier ministre (sir Wilfrid Laurier), lorsque, dans plusieurs circonstances, adoptant le programme qui avait été mis au jour par le ministre de la
| Justice, il disait qu’il y avait moyen de di- |minuer les dépenses contrôlables de deux, | trois et même quatre millions de dollars par
ponsabilité en reste tout entière à l’admi- |
nistration actuelle.
Voilà une promesse implicite que ces mes-
que pas une seule des promesses qu'ils ont faites, lorsqu'ils sont venus devant le peuple en 1896, n’a été remplie. C'est un sujet qui n’est peut-être pas neuf ; mais pour nous il est toujours nouveau. Quelques-uns de ces
année,
Voilà les promesses qui ont été faites à l'électorat et à l’aide desquelles, ces messieurs sont arrivés au pouvoir. Eh bien!
comment les ont-ils remplies ? En supposant que les faits que je viens de citer ne sont Que des racontars de journaux et ne sont pas exacts, nous avons toujours nour nous guider le programme de 1898, et s’il ne men-
|tionne pas des chiffres exacts il est certain
qu’il jette le cri d'alarme en vue de l’augsieurs ont remplie ; mais j'espère prouver |
mentation de la dette et des dépenses contrôlables.
Je sais que les chiffres ne sont pas d’ordinaire, bien intéressants ; mais bien souvent
| ils sont éloquents surtout lorsqu'on sait que
ces chiffres que je trouve dans les livres
messiours vont jusqu'à dire qu'ils m'ont publics sous le contrôle des ministres, me
fournissent dés arguments auxquels ces messieurs ne peuvent donner de réponse, Ainsi, par exemple, à la page xviildes comptes publics de 1899, je vois que la dette publique en 1896, s'élevait à $258,497,432. Et nous voyons à la même page des comptes publics pour l'exercice 1898-99 que la dette a atteint la somme de $266,275,446, soit une augmentation de $7,776,014 pour les quatre années pendant lesquels mes honorables amis de la droite ont ét6 au pouvoir, Et pourtant lorsqu'ils étaient dans l'opposition, ils ne manquaient pas do critiquer le parti conservateur au sujet de la dette en promettant de la diminuer s'ils réussissaient à s'emparer du pouvoir. Il n’y a que quatre années qu’ils y sont, et ils ont trouvé moyen d'accroître la dette publique de près de $8,000,000.
Mais ce n'est pas tout. Arrivons maintenant aux dépenses contrôlables, à celles imputable au fonds consolidé du revenu, et qu'est-ce que je trouve ? Je constate par une réponse donnée à une interpellation que j'ai eu l'honneur de faire, et que l’on trouvera à la page 2828 du Hansard, que le 30 juin 1896, la dépense s'élevait à $36,949,142, et qu'au 30 juin 1899, cette même dépense avait été accrue au point d'atteindre la somme de $41,902,500, ce qui accuse une augmentation dans les dépenses contrôlables, dépenses qui ont été faites et votées à la demande du gouvernement actuel, entre la dernière année pour laquelle le parti conservateur est responsable, et la dernière année de l'administration libérale, soit 1899, égale à la somme de $4,954, 558,
Voilà ce qu'ont fait ces messieurs qui promettaient aux électeurs du pays de diminuer les dépenses contrôlables, qui avaient promis que s'ils arrivaient au pouvoir ils abaisseraient le chiffre des dép°nses contrôlables | de deux, de trois et même de quatre millions de piastres par année. Au lieu de tenir cette promesse, ils ont augmenté ces dépenses de près de cinq millions de piastres, soit un | écart de neuf millions de piastres entre | leurs promesses et la réalité.
Mais, diront peut-être mes honorables amis de la droite, vous avez tort de vous arrêter à ces chiffres, de comparer les dépenses de 1896 avec celles que l'administration actuelle | a faites en 1899. En 1896 les conservateurs savaient que les élections générales étaient sur le point d’avoir lieu, et si le gouvernement d'alors n’a pas fait voter une somme plus considérable, c'est qu’il avait peur de l'électorat. Je ne veux pas même laisser cet avantage à mes honorables amis de la droite, et je ne m'en tiendrai pas à la comparaison des dépenses de 1896 avec celles de 1899.
Je vais prendre les chiffres de l’année pour laquelle le parti conservateur a fait voter la plus grosse somme de dépenses contrôlables, je parle de l'exercice financier de 1885-86.
On sait que pour cette année-là le gouvernement eut à faire face aux frais de la suppression de ia rébellion, frais qui ont été payés à même le revenu consolidé, et cependant, qu'est-ce que je trouve ? Je constate |
par les comptes publics de 1899, page xva, que pour l'année 1885-86, l'année de la rébellion du Nord-Ouest, les dépenses imputables au fonds consolidé du revenu se sont élevées à $39,011,612, Comparons maintenant cette année—il me semble qu'en toute justice l'on peut faire cette comparaison,— avec l'année 1899, nous trouvons que l'augmentation entre 1899 et 1886 s'est élevé à $2,801,S88, Voilà une comparaison juste et équitable, parce que pendant cette année 1SS5-SG nous avons dû, comme je viens de le dire, subvenir aux frais de la rébellion du Nord-Ouest, frais qui ont entraîné une dépense extraordinaire qui ne s'était jamais produite auparavant, Nous trouvons donc que ces messieurs ont augmenté les dépenses contrôlables de près de quatre millions de piastres.
Mais ce n'est pas tout, il y a quelque temps, mon honorable ami le ministre des Travaux publics, (M. Tarte) que je regrette de ne pas voir ici, disait: “Les conservateurs nous accusent de dépenser beaucoup d'argent ; c’est vrai, mais laissez faire l'année prochaine, vous allez voir ce que nous allons dépenser, ‘ Et en effet, je trouve dans la Gazette Officielle, Au 17 mars 1900, le chiffre des dépenses jusqu’au premier mars de l’année courante, $25,018,290, Tandis qu'à la même date, ler mars 1900, la dépense avait été de $23,597,134 ; soit une augmentation de $1,421,056. Je dois dire qu'ici l'honorable ministre des Travaux publics a été fidèle à sa parole.
Comme de raison, on peut s’alarmer à bon droit de cette augmentation extraordinaire
| des dépenses, et l’on peut s’en demander la
cause. On se rappelle que lorsque ces messieurs étaient dans l'opposition, ils n'avaient pas d’injures assez fortes à l'adresse des
ministres conservateurs, parce qu'ils voya-
geaient dans des chars spéciaux. Mais au-
| jourd’hui, nous ne sommes plus au temps
des chars spéciaux, nous sommes au temps des yachts spéciaux. Ces messieurs ne se
|contentent plus de voyager dans des chars
spéciaux, mais ils nolisent des navires pour les transporter d’un bout à l’autre du pays.
Ainsi à la page 2145 du rapport de l’auditeur
| général, on trouve les dépenses faites par l'honorable ministre des Travaux publics | dans son fameux voyage, à bord du yacht
l'Eureka, dans le bas du golfe. Et réellement, quand on voit le détail de ces dépenses, on ne s'étonne pas qu'il ait dit:
“ Attendez à l’année prochaine, et vous allez voir les dépenses que nous allons faire.”
Je suis surpris qu’un homme occupant la position de ministre des Travaux publics ait eu l’audace—je ne puis me servir d'une autre expression—de mettre dans les comptes publics des sommes comme celles que je trouve dans ce rapport. Et ceci n’est qu'un exemple que je prends sur le dessus du panier, pour trouver où va l’argent du peuple.
Ainsi pour ce voyage qui a duré entre quatre à six semaines je trouve :
» XVA, la lr'éimpu- » sont aintetoute SON, — l'augevé à ste et année de le on du ie déamais donc Jenses ns de
naelque re des ‘orette serva- UCOUP e l’an- > nous e dans e chifars de s qu'à épense mentai l’hoa été
à bon linaire der la s mesvaient se des voyais autemps temps ne se chars s pour | pays.
iditeur es par publics yacht réelle- ‘es déit dit:
ous alfaire.”?
ant 1a publics * d'une omptes que je ; qu'un du papeuple.
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POS IMION Eee eric sucer rc etc vos. 9643 46 PYOVIHOM ce ner vers ver: dire-vret 86 45 DAVR Rene rudes cer niet tre 35 80 Articles de table... 656 oves sos vove 9 11 4 OÙ
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celui des dépenses de 1899, nous trouvons que ces messieurs ont augmenté 1re dépenses publiques dans le court espace de quatre ans, de $7,446,252, mettons en chiffre ronds, sept millions et demi,
Voilà ce qu'ont fait des hommes qui avaient promis de diininuer les dépenses publiques, qui disaient que les dépenses faites par les conservateurs étaient extravagantes et corruptrices, ayant pour unique but d'a-
| cheter l'électorat du pays et des comtés tout
Total $2,236 82 |
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Eh bien, voilà un simple exemple de la
entiers,
On dit : Il est vrai que les dépenses ont augmenté, car il y en a parmi ces messieurs qui l'admettent, mais il y en a aussi, qui ne
l'adimettent pas, C'est ainsi que nous
manière dont on dépense l'argent public, Si!
l'on dépensait son propre argent on serait bien plus soigneux et bien plus économe que ne l’a 6t6 l'honorable ministre des Travaux publics.
Calculant maintenant l'ensemble des dé-
penses imputables au fonds du revenu et| Es : e pense ait été augmentée, Mais je m'adresse
celles relevant du compte capital, je trouve dans les comptes publics pour l'année 1899, page xva, et aussi dans une réponse à une interpellation que j'ai eu l'honneur de faire, et que l’on trouve consignée à la page 2328 du Hansard de cette année, les sommes suivantes: Pour l'année 1896, la dernière pendant laquelle les conservateurs ont été au pouvoir, l’ensemble de ces dépenses s’est élevé à $44,096,383, et pour l’année 1899, elles ont aiteint la somme de K51,542,635. Mais si vous ajoutez les subventions votées en faveur des chemins de fer, vous trouverez que
ces messieurs qui se montraient si économes, |
si méuagers des deniers publics, ont fait voter une somme d'à peu près soixante millions de piastres.
Maintenant quelle est pour cette année la |
äépense prévue au budget que l'honorable ministre des Finances a déposé devant nous?
Il se peut qu'il y en ait parmi ces messieurs qui aient dit à leur chef qu'ils avaient fait une faute en ne se montrant pas assez économes des deniers publics ; mais malgré les aver-
tissements venus de la part de l'opposition, |
malgré surtout les avertissements reçus de leurs propres amis, il se peut qu'il y en ait parmi ces messieurs qui aient dit aux ministres : Si vous négligez de remplir vos prome:ses d'économie et si, en dépit des avertiscements, vous persistez à suivre 1a même ligne de conduite jusqu’au bout, nous ne pourrons pas nous présenter devant nos élec-
teurs—cependant ces messieurs ont voté une
dépense de $42,872,989 imputable au fonds
du revenu, et $6,195,402, à celui du compte |
capital, faisant un total de $49,068,391.
Mais nous ne sommes pas rendus au bout, car si vous ajo. ‘ez à cela Îles crédits supplémentaires qui nous serons soumis plus tard, vous trouverez une dépense imputable au revenu et au capital plus considérable que celle qui a été faite l'année dernière.
En comparant le chiffre des dépenses de 1896, je parle des dépenses totales, avec
voyons le journal Ze Soleil de Québec dire qu'il n'est pas vrai que les dépenses aient augmenté, et cela en face des comptes publics et des réponses données devant cette Chambre par les ministres eux-mêmes, nous trouvons, dis-je, un organe libéral et des orateurs de hustings qui nient que la dé-
ici À ceux qui sont de bonne foi. Il est vrai, disent-ils, que l’on a fait voter plus d'argent depuis que ce gouvernement est au pouvoir que pendant le temps de nos prédécesseurs, Mais, répondent-ils : Voyez l'état prospère du pays, voyez l'excédent que nous avons et qui s'accumule tous les ans.
Autrefois, un excédent était une chose ‘“immorale,” il ne fallait pas avoir un sou d'excédent, car c'était une immoralité politique pour les conservateurs d'avoir à annoncer un excédent.
J'ai à ce sujet un discours prononcé par l'honorable ministre des Douanes (M. Paterson), discours très intéressant en face de ce
{qui se passe aujourd'hui, C’est la condam-
nation la plus complète du gouvernement venant de l'un de ses membres les plus in-
| fluents,
Voici ce que l'honorable ministre des Douanes disait en 1893 :
Lorsque le gouvernement voit au delà de tout doute qu’il a un surplus, il est de son devoir de diminuer l'impôt. ;
Un ministre des Finances n'a pas le droit de retirer du gousset des contribuables plus d'argent qu’il n’en faut pour les besoins de l'admi-
| nistration.
Pensez donc à ce qu'on dirait du chancelier de
|l'Echiquier, en Angleterre, qui ne saurait pas
prévoir les exigences du service public.
On le tournerait en rideule, on le déclarerait inapte à comprendre la situation financière,
Si le ministre des Finances créait un surplus à même son argent ou à même la fortune de ses
| collègues, aiors, il pourrait passer pour le bien-
faiteur de ses concitoyens.
Mais lorsque c’est dans votre gousset qu'il puise, ou dans le gousset des contribuables, pour en retirer des surplus, il n’a certes pas lieu de s'en montrer fier.
Voilà ce que disait l'honorable ministre
des Douanes en 189% C’est la condamnation la plus formelle que ces messieurs puis-
sent recevoir, Elle ne vient pas de moi ni de ce côté-ci de la Chambre, elle sort de leur propre bouche, C'est donc à dire que lorsque l'honorable ministre des finances a fait ses calculs, il s'est trompé grossièrement, C'est donc à dire que si ce monsieur, au lieu de parler ici, À nous Canadiens, avait parlé pour la Chambre des communes d'Angleterre il se rendrait ridicule et perdrait Sa réputation, Ce n'est pas mol qui le dis, c'est l'honorable ministre des Douanes, Mais s'il est un sujet sur lequel nous avons été maltraités par les libéraux devant les électeurs, c'est celui de l'impôt, Ces messieurs avaient promis que s'ils arrivaient au pouvoir, les taxes seraient diminuées.
Je me rappeile les efforts d'éloquence qu’ils ont faits contre le parti conservateur ‘ qui écrasait le pauvre peuple sous le fardeau des taxes.” Je vois en ce moment devant moi quelques-uns de ces messieurs, ils doivent se rappeler saient contre nous dans le temps, Que pensent-ils aujourd'hui, lorsqu'ils se considàrent ; qu’ils descendent en eux-mêmes ? Que doivent-ils se dire ? Je sais qu'il y en a quelques-uns parmi eux qui font des reproches amers à leurs chefs; qui sont en révolte presque ouverte contre le ministère parce qu'il n'a pas tenu les promesses qu'ils ont faites à l'électorat, Mais enfin, le parti, comme ensemble est responsable de ces déclarations et de l'état de choses qui existe
aujourd'hui.
Voyons quelle était la Situation avant 1896, Quelle était la moyenne de la somme
totale de l'impôt de 1892 à 1896 ? $27,710.- 000. Comparons maintenant ces chiffres à ceux que je trouve dans les comptes publics de cette année, à la page xxiv, Nous avons perçu pour les douanes $25,316,841 et pour les droits d’accise $9,641,227. Soit un total de $34,958,068.
La différence entre les années de 1899, au point de vue de l'i $7,248,068, que les libér le pauvre peuple ” qu'ils chérisssaient tant lorsqu'ils étaient dans l'opposition.
Faisons maintenant quelque comparaison entre le volume des taxes qui ont été imposées à ce pays par les conservateurs.—si l’on peut appeler taxes les droits de douane et d’accise,—et le volume de taxes imposées par les libéraux actuellement au pouvoir, Voyons aussi quel est le percentage par tête de ces mêmes taxes ou impôts :
1896 et mpôt est donc de aux prélèvent “sur
1889... : 21:65 pour 100 1890... ï 21:21 ‘# Tati : 20:06 L 1892... ‘ 17:56 Le 1894... É 17:13 He 1895,.., 16:99 “
Ces chiffres sont tirés des tableaux du commerce et de la navigation. Comparonsles maintenant à ceux que je trouve dans Le Patrie de ce jour. D'après l'organe le plus accrédité du parti libéral, la taxation en 1899 est de $16.70 pour 100 c'est-à-dire, une
les dénonciations qu'ils fai- |
fraction presque imperceptible moindre | qu'elle n'était en 1895.
Mais voici une comparaison à faire qui
sera plus intéressante encore, taxation par tête: En 1896 elle était de *8.14 ; en 1897, de $8.28 : en 1898, de $8,68 ; en 1899, elle était de $9,72,
Aijusi nous voyons que la taxation s'éle-
vait en 1896 à $8.14 par tête de ln population, du temps du régime conservateur, pendant ce régime ‘ qui écrasait le peuple sous le fardeau des taxes,” tandis qu'en 1899, elle s'élevait à $9,72, soit de une piastre et demie de plus par tête, Lorsque le parti conservateur a établi la |blotection, il a pu, à même le revenu que produisait les douanes et l’accise couvrir le pays d'améliorations qui lui ont fait réaliser d'immenses progrès et assurer sa prospérité, Non seulement il a trouvé nioyen à même les impôts, comme on les appelaient alors, de diminuer les taxes en enlevant les droits | sur le thé, le café et le sucre, mais de plus il a pu faire ce que l'on a considéré dans le temps être une amélioration notable en enlevant le port sur les journaux distribués {dans le pays. Aujourd’hui nous voyons l’ho- |norable ministre des Postes (M. Mulock) diminuer le port des lettres de trois à deux sous, ce qui profite plus aux populations de villes qu’à celles des campagnes, mais en même temps ii a obligé les journaux à payer le port, entravant ainsi leur circulation, Or personne n'ignore combien les journaux sont utiles comme moyen de faire l’éducation du peuple.
J'arrive maintenant à une autre promesse qui a ét6 faite et qui n’a pas été tenue, je veux parler de celle relative à l'indépendance des membres du parlement. L'honorable ministre des Postes y tenait tellement, pendant qu’1 était dans l'opposition, qu'il présenta même une mesure devant cette Chambre pour äéfendre à tout député d’accepter une position du gouvernement. Or, d'après la réponse à une interpellation que j'ai eu l’honne:r de faire et qui se trouve à la page 2255 du Hansard de 1900, réponse que l'honorable premier ministre lui-même m'a donnée, je constate que pendant les quatre années où ces messieurs ont été au pouvoir, ils ont nommé à des positions publiques neufs députés lieutenants-gouverneurs, juges, percepteurs du revenu, etc., avec de forts salaires. Ils ont nommé trois députés, sénateurs. Autrefois on parlait de la crèche ministérielle, et l'honorable député de Saskatchewan (M. Davis) en a encore parlé cette après-midi. Il nous a dit que le parti conservateur ne luttait que pour arriver à la crèche, pour me servir du langage de cet honorable député, et que c'était le seul motif pour lequel il voulait revenir au pouvoir, en un mot qu’il n'avait en vue que les avantages que procure le pouvoir sous forme de positions salariées, que nous ne combattions que pour obtenir des salaires de ministres, de juges et le reste, Si je voulais retorquer l'argument, ne pourrais-
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Je pas en prenant le même point de vue, dire à ces messieurs de la droite qu'ils n'ont fait autrefois toutes ces promesses devant cette | Chambre que pour obtenir ce qu'ils ont | maintenant, Si je voulais renvoyer l'injure | à ces messieurs je pourrais bien le faire en face de ce qui s'est passé,
Ces messieurs devaient aussi diminuer le nombre des ministres ; c'était encore là une de leurs promesses, et ils disaient que sept où huit ministres au plus étaient suffisants pour administrer les affaires d'un pays | comme le Canada. Or, que voyons-nous ?
En réponse À une interpellation que j'ai | faite devant cette Chambre et qui est con- Signée à la page 2828 du Hansard de cette année, on voit que le nombre des ministres avec portefeuille, était en 1896 de quatorze et que leur salaire était alors de $95,000, et qu'en 1900 le nombre des ministres étaient le même, mais avec cette différence qu'eu 1596 les ministres conservateurs recevaient $95,000 de salaire, tandis qu'en 1900 les ministres libéraux reçoivent $99,000, |
Maintenant, je laisse pour un instant le terrain des promesses violées et je passe à une autre partie de mon sujet. Je dis que non seulement ces messieurs ont violé les promesses faites à l'électorat, mais que de plus dans l'administration des affaires publiques ils ont commis des erreurs et des fautes tellement impardonnables que les électeurs ne manqueront pas de leur en demander un compte sévère aux prochaines élections. Je prends comme un exemple de mauvaise administration de la part des ministres le cas du chemin de fer du Drummond. Voici une voie ferrée qui en 1894 était offerte en vente pour un demi-million de piastres, et je trouve qu'en 1897 le gouvernemenñt proposa au parlement d'acheter ce même chemin de fer pour une somme de $2,094,192, c'est-à-dire le capital représenté pur $G64,000, prix du loyer annuel payab'e pendant 99 ans, calculé sur le pied d'un intérôt de deux et demi pour cent,
Le Sénat dans sa sagesse, n’a pas voulu que le pays paie pour ce chemin qui ne valait certainement pas cette somme, le montant que le gouvernement voulait nous faire voter, Mais le gouvernement s'est condamné lui-même, par sa propre conduite, en 1898, lorsqu'il est venu devant la Chambre et a proposé l'achat de ce même chemin pour $1.600,000. Le Sénat a donc ainsi!
sauvé $G00,000 au pays.
Qu'a fait le gouvernement sur la question | du plébiscite? En 1893, les libéraux, dans | leur convention, s'étaient engagés à prendre un plébiscite dans le pays, afin de savoir!
si le sentiment populaire était oui ou non, en faveur de la prohibition de la fabrica- | tion et de la vente des liqueurs enivrantes. | On voulait donner au peuple l’occasion de se! prononcer sur ce sujet, J'aime à croire que dans l'esprit de ceux qui proposèrent | cette résolution, en 1893, ce n'était pas une | bonne farce, une promesse en l'air faite de gaieté de cœur, simplement pour tromper le |
peuple, mais que c'était une question sé6rieuse que l'on voulait présenter à l'électorat, Qu'avons-nous vu? On a vu le gouvernement faire adopter une mesure dans cetto Chambre pour prendre le plébiscite, Le pays a 6t6 appelé À voter sur la question de la prohibition, et on a vu aussi des ministres de la Couronne, des collègues des honorables messieurs qui avaient proposé ceite lol, parcourir la province de Québec, en disant: ne votez pas pour la prohibition, On a vu l'honorable ministre de l'Intérieur (sir Henri Joly de Lotbinière); l'honorable so:lic'teur général (M, Fitzpatrick) et mon regretté ami, feu l'honorable M, Geoffrion, aller de village en village, de hustings en hustings dire aux électeurs : prenez bien garde de voter pour la prohibition, vous allez embarrasser notre chef, sir Wilfrid Laurter,
Je dis donc que la conduite de ces messieurs, sur Ce point, a été une faute, une erreur de jugement, une erreur politique inexcusable chez des gens qui prennent l'électorat de ce pays pour des hommes sérieux, Et cette farce a coûté quelque shose au pays. En référant à la page 2246 du Hansard de cette année, on trouve, d'après la réponse du ministre des Finances, que le plébiscite a coûté $189,827.72. Tout cela en pure perte,
Je maintiens que cette dépense a été faite absolument en pure perte parce que, comme je viens de le dire, la majorité du pays s'est prononcée en faveur de la prohibition, et le gouvernement était tenu, d’après moi, de suivre l'avis de la majorité. Si le gouvernement 6tait sérieux lorsqu'il a consulté le peuple sur ce sujet important il devait, je le répète, se conformer au vœu de la majorité, Cette inesure était une faute au point de vue de la province de Québec qui a une organisation réglementant d'une manière efticace le commerce des liqueurs enivrantes, mais enfin, puisque le gouvernement, surtout après les déclarations faites par l'honorable preinler ministre, avait résolu de consulter l’électorat d'une manière sérieuse et pour avoir une réponse également sérieuse, dès qu'il avait obtenu cette réponse, il est aujourd’hui inexcusable de ne pas avoir suivi le sentiment de ce même électorat. Le seul avantage que l’on puisse trouver, si l’on peut appeler cela un avantage, c'est que ce plébiscite a coûté près de $190,000 aux contribuables du Canada. Mais l'on dira : Nous
[avions promis d'abolir la loi du cens électo:
‘al, et nous avons rempli cette promesse.
On avait promis de donner au pays une bonne loi de réforme électorale faisant disparaître les abus, et qu'est-ce que l'on a fait ? Si je consulte le Hansard, je constate qu'avec la loi existante, on ne sait plus du tout où on en est, on ne sait quels sont les électeurs du pays. En effet, le 28 mars dernier, je posais à l'honorable premier ministre la question suivante que l’on trouve à la page 2828 du Hansard de cette année :
1. Toutes les listes électorales pour les collèges électoraux de la province de Québec ont-elles
Ôté roçues par le greffier de la Couronne
en
Chancellerte en conformité du statut 61 Vie,
©, 14, sec, 10 ?
2, Dans la négative, quelles sont les listes j les dits collèges électoraux qui n'ont pas été ques ?
3, Y a:t-il certains collèges vlectoraux } lesquels leg dites lstos n'ont pas été recues I toutes les municipalités comprises dans les Collèges ?
4, Dans l'afirmative, quelles sont ces mi cipalités ?
Jour
re- Jour Jour dits
5, Quels sont les collèges électoraux, ou parties d'iceux, pour lesquels les dites listes n'ont
pas été imprimées et distribuées ?
A cette Interpellation l'honorable pren
ministre me répondalt que toutes les ]js avaient 6t6 reçues pur le groflier de la €
1er tes jou-
ronne en Chancellerie, mais que 16 28 mars,
I y avait encore 25 comtés dans la provi
nce
de Québec dont les listes n'étaient pas encore
imprimées, Or, tous ceux qui connaiss l'organisation Municipale dans cette ] vince, savent que les listes électorales 8 terminées et je mets ]n date la plus éloig
ent )l'Oont née
possible, pour le mo! de juin de chaque année, et dans la plupart des cas au mois de Mai, Or, comme je viens de te démontrer | par la réponse de l'honorable premier minis-
tre, Ïl y avait à le dato du 28 mars dern 25 comtés dont les listes n'étaient pas core imprimées, J'ai donc bien raison dire comme je viens de le falre, qu'on Sait à quoi s'en tenir sur le compte de la du cens Gloctoral.
jer, ende ne loi
Surpris de la réponse qui m'avait été donnée le 2N mars Je Me suis permis de poser une nouvelle interpellation à la date du 2
avril :