‹ Discours de Sir Charles Tupper sur les résolutions du chemin de fer du Pacifique canadien, 5 février 1884Chapitre 9 sur 9 · AUGENT HUB AU COMPTANT · texte numérisé non relu

AUGENT HUB AU COMPTANT

Subvention payée au comptant par ls gau- VUPTGMONT 66 ssenenass sonuns cévsesens vooresues B12,289,91% Produits de la vento des bons dos torres CONOAR AS essences sovosrue avsoous move D,OANO à Produits de la vante des emplacements de ville CECIET ELEC TETE ET EEE TT EN EE CCE ET STT 'ATTTTS mm 91,108, 090

Escédaut des dépenses sur les reccttes... ..#23,740,305

Dans ces circonstances, j'espère que nons .avous entendu le dernier 1not, soit dans cette Chambre ou ailleurs, au sujet du faux rapport—J'an ai prouvé la fausselé par les chiffres que j'ai cités à la Chambre, —que cette compagnie a pris l'argent obtenu du gouvernement en vertn d'un contrat, dans le but de construire une ligue de chemin de fer dt Callander à Kamloops, et l’a dépensé dans des entreprises étrangéres an cheunin de fer du Pacilique Cannidien. Je crois que nous devrions avoir règlé ce point en litige, si nons ne l'avons pas encore fait.

Jo mo perinettrai d'attirer pendant un instant l'attentibn de la Chambre sur la propriété qui devra être sujette au privilège. La compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien a des propriétés qui, si elles étaient vendues raisonnablement, Ani permettraient de terminer ses travaux sans l’aide de qui que ce soit, Etant chargée d’une entreprise qui, la chose est indiscntable, s’ret po-£« sir vne entreprise

asalee: sur de saines baavk commerciales, celle com. page pont Gire qu'en vendant misonnablement la Dropriété qu'elle parsede, elle aura pas besoin de l'uide de qui que ce soil, lle peut dire au gouvur nement: ous porvons not ei tenir À notre conlrab: nous pouvons, avec no4 9,000 hommes qui Lravaillent aujourd'hui prés du lac Supérieur, nous pouvons restroinedre nos dépenses, et, vers le Ter us 1891, nous pourrons vendre assez de terrains et en relirer lout ce qu'il nous fant pour contianer nos fravanx, Nons aurons les moyens d'exécubar notre contrat; inais ai vous désirez que eûs grands travaux soient ferntinés vers la fin de 1885, nous ue vous domandons pas de uons faire un nouveau don, mais nous vous demandons de nous avancer, à mesure que les travaux s'exéculeront, la somme de #:12,900.000 pour Lermincr l'entreprise.

J'ai dit eu premier Lien à a Chatnbre que la com-

pagnie ne demandait pas un seul dollar de subven- Lion de plus pour exécuter le contrat qu'elle a fait aveu le gouvernement, J'ai dit à la Chambre que Ja cmnpasgnie avait li plus forte confiance dans la raleur de la subvention dûjà donnée ; qu'avec le montant qu'elle ponvail avoir du dehors etqu'elle n déjà en, elle avait les moyens d'exécuter son contrat. Mais, bien qu'elle ne demande pas à la Jhambre de lui donner un seul dollar de plus, elle nous demonde de se svrvir dun erédit de ce pays, lequel; grâce à l'administration de mon collègue, Vhonorable ministre des finances, na jamais rté dans une meilleure position ; elle uoue demande, dis-je, de se servir du crédit du pays pour obtenir les taoyens d'exécuter celte grande entreprise nationale vers Ja fin de 1888 ; et cela, saus imposer méme l'ombre d'un nouveau fardean sur ie gouvernement où sur je pays pour ce qui concerne le rem. boursement de chaque dollar lorsque l'entreprise sera Lerminée, le Ler mai 1891.

Je prétends que si c'est la position daus laquelle se trouve la compagnie—ct je crois. j: puis me permettre de dire, que les honorables membres dé la gauche ue contrediront pas la force de cette po-ition, ne mettront pas eu doute le fait que la garantie

dure au gouvernement pout amener le parioutent do culte avance fempotaire afin de permettre À ln compagnie de terminer prouplement ces grands travaux halionaux, est amolonent suilisaute-nt, dis-je, telle est Ta position de la coinposuie, nons ne dovons pas hésiter un <enl moment 4 appnyer sn dumande.

Pormetlezanoi dailirer pendant nu nomment l'attention du le Chranidbire our la prourif{é affuctée à ce privilège par la corapaonis du chain de for du Pacifique Canadien, J'ai déja dit sue, soit que lou manque de payer les #5,500,000 à Ja fn de cing ans pour couvrir fu garantis, on do payer le rnontant le Ler anai AROT ; si, Le Jer mai 1K92, chague dollur d'intérêt et chaque dollar du prinopal de cetic avance ue sont pas remboursés au gouvernemnont, la copagiuie propose que nous devenions radiale ment possesseurs de font en qui oppertiont ut chemin de fer du Pacifique Canadien.

Qu'est.ce que cela comprend ? Celr comprend tout ce qni appartient, depuis x tête de Hiwne océanique, à Montréal, jusqu'à Port-Mocdy, sur Le Pacifique ; cela comprend la ligne pour laquelle il act payé plus de #45,000,000 entre Montréal et Callander ; ecla comprend la ligne sui laquelle ila GEé dépensé plus de 82,000,000, l'embranchement dAlgome, Mill ; cala comprend les 269 tuiles d'embranchements du Nord-Onest : er comprend les Lrois magnifiques vapeurs que lu compagnie tue. entre Aloorma-Mills ot Prince-Artbur, et cel: con. prend les 21,246,000 aures de terres qui restent à fa disposilion du gouvernement,

Je ne développe pas cotle questiou, car je neeruis pas qu'un seul mesbre de ectte chambre puis dire que la garantie n'est pas assez grande, que la valeur

‘de la propriété engagée n'est pas assez considérable et qu'il est possibip qu'il y ait dunger que nous re soyons pas rembourses de chaque dollar da priusipal et inlérèl avancés à cette compagnie ; c’est une question qui ne souffre pas de discussion. |

Je puis dire que, de le ligne principal», depuis Montréal jusqu'à lort-Moody, 2,886 inilles, ce chemin comprendra 112 milles d’embranchements

appartenant aux ignss construites entre Montréal el Callmder, ainsi que 05 milles d'anbranche. meut au Nord-Ouest, Hoi 5,292 milles de cheuin. Hrauminous un imstant lu mature do cette garantie, Foutos les dépenses que le cherain entre Montréal etCailander doit payer sont de 45,243,899. Ler conveñsions de Lerres tagnces par 14 compagnie ‘et, non vendues à l'heure qu'il cs, comprennent 10,002,%085 acres, et colles non gagnées, 11,244,995 acres, 80it 21,246,600 acreg dr terre concédées anxquelles Ja compagnie anra droit lorsque lo chemin séra teuniné, sans compiler colles qu’elle x veudnes, Ce cerroiu est afloté à un privilége de $5,000,000, cu fonre comme garantie pour l'exploitation du chemiu : 1, comme je l'ai déjà dit à la Chambre, Doug né nous proposons pas, par les résolutions, d'abandonner ce privilège. Je crois qu'il y a dans corlain quarlicrs, de grandes erreurs à ce sujet, On ue demande pas, pur ces résolutions, d'abandonner ces cinq millions de bons représentant la valeur des concessions de terres, lesquels sont on la possession Ju gouvernement comine garautie pour l'exploitation de la ligne pendant dix ans. de puis dire que c'est là plutôt une question d'opinion que toute autre question, en ce qui concerne le gonverneinent. Nous désirons que le coutrat resin comme nous javons fait, et parlant, nous n'avons pas l'intention d'abandonner ce privilezs, quoique nous soyons parfaitement certain qu'il n'est pas nécéssaire de retenir uu seul dollar de ces cinq millions de bons ccrame garantie. puisqu'il est déjà démontré que, bien que ce chemin ait éprouvé les plus grands obstacles possibles, et bien que les différents tronçons, qui je compnsent ne soient pas TéURIS, se revenus réels ont été d'environ $978,000 pondant les derniers neuf mois. Ce cheruin, une fois consfruit, aura une grande valeur, nons n'avons ancune raison d'en douter, réalisera cette année, des bénéfices réels qui excèderont de beaucoup les dépenses faites pour son exploitation : et, lorsqu'il sera livré à la eireulation d’une extrémité à Pautre, il est partaitement évident que le cheinin de fer du Pacifique Canadien sera établi sur dés bases parfaitement f

di

solides, at point de vus du commerce, ot qu'il sera considéré comme un des muilleuts chemins de fer que l'on puisse fronver dans le pays.

Hxaminons un peu plus attontivausnt ec due ces #,598 milles de chemin représentent. Jai déjà dit que Loutes Les concessions de terres de ln compagnie, les 21,246,000 d'acres entre les mains du gouvernement, outre la légère partie requise pour règlor Ja question des bons non reçus, conslitueront une garantio pour 18 gouvernement ; el tout l'argent provenant do celte sourec, irn directement au gouvernement.

Les bons émis représentant la valeur des concessions de Lerres {orment un montant de #10,000,000. On a détruit ou annulé pour #6,667,000 de ces bons. $46,000 sont entre les maius de compagnies de terres, contre des versements non encore échuë sur des achats, ce qui forme #7,518,000 de bons qui sont où annulés ou qui seront entre les mains de compagnies de torres tant qu'elles n'auront pas fait l'achat des terres ; et alors, ils scront remboursés ; ce qui laisse, entre les mains du public, nue balance de #2,487,000. La balance des sommes non encore échues sur des achats de terrain faite par des particuliers, laquelle balance est applicable an rachat de ces bons, est de 81,365, 500, laissant en tout $1,128,- 500 dont on n'a pas disposé. De sorte que, lorsque l'on aura disposé de ces #1,128,500 de bons représentant la valecur des concessions de terres, les 21,246,600 acres de terre resteront en entier et représenteront simplement les garanties entre les mains du gouvernement, ou l'argent qu'il relirera à mesure que Jes terres seront vendues. Ainsi, le gouverueracnt deviendra en possession de 21,246,600 acres de terre et de 2,898 milles de chemin.

Supposons une éventualité improbable, je ne dirai pes improbable, je dirai impossible. Il n’est pas dans le pays, un homme intelligent qui ne sache pas qu'avec un privilèce si insignifiant sur une aussi belle propriété que celle dont j'ai parlé, il est impossible que chaque dollar du principal et chaque dollar de l'intérêt ne soient pas payés éutre les mains du gouvernement avant qu'il se soit écoulé . dn délai de douze mois ; il est impossible qu'il se produise d'autre résultal.

J'aurais pi mo dispenser brmédiatunent et pour toujours d'examiner plus Jouslemips cotte question, Nil n'avait pus 66 juste, en éme lenps, d'en exmniner une partie qui, je crois, n'a peut-être pas encore évoillé Paltention publique ; je veux parler de lu pogilion dans laquelle serait Je pays, si la compagnie rétardait de donze mois lo jmiement dn dernier dollar de cel argent avancé pour l'aider, on de Pintérét à cinq pour cent,

Jai parlé des terres el du chemin de fer. M.

l’'Orateur, qne nous coûtera 6e chemin. supposaul que demain, après la conclusion de cel arrangement, ln compagnie ferait défaut ? quelle serait notre position, où sttpposant que În coinpaguie abandonhérait ses lravaux deinain © Ht, M l'Ovateux, il imporle peu que la compaguie frese défunt maintenant où à Ja veille de terminer ses travaux ; la position serr Ja même, en tant que ces chillres son coucernés, Je vons ferai voir ce que ces 8,593 milles de chombi coûüteront an peuple de ce pays, dans l'hypothèse impossible où la compagnie manquerait à ses engagements. Je vais tneitre ls lorrain des denx côtés du compte ; le. terrain que Ja compagnie o vendu ct qui lui à rapporié un bénéfice net de 2.80 l'acre sur 9,754,400 acres. Cependant, dans le bai de me conformer autant que possible aux opinions des honorables messieurs de Ja gauche reistivement à ln valenx de ces terres, je dirai qu'elles valent #2 l'acre. Si nous disons que la sulvention de 25,000,000 d'acres de terres faite à la compagnie du chemin de fer canadien du Pacilique vunt &2 l’acre, cela forme $103,900,000, avec ce que nous payons en argent comptant, el ce que nous avons payé en chemins de fer terminés ; et c'était là, je crois, le caleul qne faisaient avec plaisir les honorables membres de la gauche. Maintenant, M. l'Orateur, je mettrai à notre débit l?s 3,753,400 acres de terre vendus à #9 lacre, formant $7,506.800. |

Je inets à notre débit l'avance de $389,235 sur les rails ; je mets à notre débit la subvention payée en argent, $12,280,212 ; je mets à notre débit l'avance projetée de 422,500,000 : je mets à notre débit le priviiège contre les chemins de fer Canada Central,

at Québec, Montréal, Qtawaet Occidental, $5,238,808, en supposant que nous devrions payer 6e montant si nous pronons possession du cheunis; je tofs À notre débit Lx garautie des dividendes sur fu enpital dont l'éraission eat difléréc, #7,198,460 3 ju mets à notre débit les obligations de concessions de terres quionf été vendues sans qu'il y ait eu dea ventes de Lerres pour Jos rembourser, $1,145,500 ; je mels à notre débit Lo coût estimé des travaux dont le gouverne. ment s'est charué, $28,000,006 : je mets à notre débit la balance de La sabvention en argent, 8#19,710,788, al quel.est Je total? T'invite les honorables messieurs cle La gauche à seruier ces chiffres, Jo vais déposer ue document sur le bureau, et j'invie ces honorabler messieurs de la ganche à en faire l'examen le plus raéticuleuz ef le plus détaillé, pour découvrir si ce n'est pas Ïà un éxpaxé fidèle de Ia position dans laquelle nons nous trouverions si, demain, ou dans doux ans, la compagnie faillissait à ses obligations, on si elle ÿ manquait eu ancun temps. Pour ce qui on est de cette question, je dis que voilà le compte : chaque dollar que la population du pays pourrait en toute possibilité être appelée à payer pour ces 91,246,600 acres de terres et ces 3,593 milles de chemin de fer sans aucune redevance sur aucune partie de la ligne, figure à notre débit. Lo grand total est de $97,001,598. C'est Jà ce que le chetnin coûtera à la population du pays. L'état se Dit come suit :

Erar imliquant lo d'ail des propriétés dont je gonvernemunt pretdreit passession au cas où la compagnie me remplirait pas Îes conditions auxquelles ls pièt est eflectui, ef indiquant aussi la

Goût pour Le gouvernement de ehaeunm. de res pronristés

Etendue avez propriétés,

L 3 EUR eee de cosscoues eo ne eseuensees conne ones LG 000 &CTOS, Uiemmn de ter et embranchements 3,393 nulles.

Prip de revient.‘

3,753,400 acres de Lure (vendu +) estimés à 5 lacre..$ 7,606,800 AVARGA SUP 1C8 PaiLS sus ous eee esse etc von 339,235 Subvention payéo en urgent ue doses enr 12,280 212 AVANCE PPONOSÉE ÀB lie suce secoue conves none vecu movnoue 22000 ,OÙ0 Privilège sur les chemins de fer Casada-Uential st Q,

M OO GR in ess oseese ces cosreenee soccer voeovonoone 0,899,938

Divuteude enarnatt ar le elock duut Pémisecar se difsde 7 148,460 Ohfigabons de concesdons de terres pour ie remboqurst:

nent dosquelios ny 4 pan qu dei nfos da terra 1, 103,500 Goût psthmt dus travaux dt put ePngment ess ses sos 28, 000,000 Faluuse de bu anbhvontian et gratos dos éou veus JOTIO TN

CPE

MORT, anus seneue ae ve ne à mecs same 07,001, H2R

in évalunnt trs Lerves à 9 Pocra, ln position serait conne ati Le

21,046 600 unres à D Paca, 812 498,200 3,893 mulins do ehomte tn les à AO. DA AUR, 128

Maintenant, M, l'Oraleur, que fautil de plus ? Que ferousnous des terres. J'ai estimé les lerres dou la compagnie s'est servie à #2 l’acro, et j'ai placé Le montant du côlé opposé du compte. J'ai indiqué également ce que les terres ont rapporté, et quelle serait noire position et combien nous coûte-

rait lo chemin. Je mels à l'avoir du chemin les:

91,246,600 acres de terres à #2 l’acre, faisant $42.- 493,200 d'argent, qui nous revicndra sur les $97,000,- 000 ; et je prends le chémin de {er terminé, suns un son de redevance sur tonte la line depuis Montréal jasqu'à Port-Moody, qui ne coûtera au pays que la somme de #54,508,128. C'est 1à le total.

De sorte que, M. l'Orateur, la position est telle qu'il n'y & pas un homme intelligent qui ne dise de suite, qu’il n'existe pas l'ombre d'un donte à l'effet que chaque dollar de ce capital el chaque dollar de cel intérêt ne reviendra pas el que pourvu dans ces résolutions, au trésor public du Canada. Et je dis de plus qu'au cas où cette éventualité impossible se présenlierait, notre position serait celle-ci, Apres avoir vendu les lerres an prix fixé par ces messieurs, celles qui nous reviendratent avec les 8,898 milles de ligne mère ét d'embranchements de Montréal à Port-Moody, nous aurions un chemin de fer qui coùterait au pays la eoinme de $54,508,128. |

Eb. bien ! M l'Orateur, combien le chemin de fer proprement dit nous coûtera-t-il ? Ce chemin qui, d'après les honorables messieurs de la gauche, devait : coûter $120,000, 000.

Je n'ai pas besoin de rappeler que lorsque nous. avons d'abord discuté cette question, l'honorable chef de l'opposition a soumis à ln Chambre nn calcul

soigné de 6e. qu'il où coûterail an gouvernement poar construire un chemin de fer de Cullander à: L'ort-Moody, sans un mille d'embranchement, la siniple ligne de Callander à Port-Moody, ct l'honorable député « déclaré qu'il avait soumis ces calculs, préparés avec tant de soin, à son collègue l'ex-minisdro des travaux publics, qui depuis des années

étudinit cotte question dont il avait eu à #'occuper

en sn qualité de ministre, et, M. l'Orateur, ces doux honorubles messieurs én sont venus À la conclusion que le minimum du coût de la construction du chein de fer du Pacilique canadien entre Callander et Port-Moody, serait de #120,000,000. : II a. soumis les calculs de l'honorable député de Lambton (M. Mackenzie), mon distingué prédécessonr, et le résultat

des recherches ‘les. plus minuticuses fui que cet

honorablo monsieur, estimait le coût du chemin de Callander à Port-Moody, au chiffre plus exactement défini de $121,700,000. Maintenañt, M. l'Oratour, c'est la valeur du chemin d'après les honorables

messieurs de l'opposition, c’est d’après leur déclara-

tion le minimum du, prix qu’il devait coûter. : {1 est vrai que j'avais estimé moi-même le coup de Îa ligne de Callander à Port-Moody, à $84,000,000, et mon honorable ami, le chef de l'opposition, a profité de l'occasion pour me rappeler que ce n'était pas là un chemin de fer, mais un tramway,

C'était après que j'eus expliqué à la Chambre quelle était 1x nature du chemin que nous espérions pouvoir construire, et il m'était impossible de contredire l'assertion dé l'honorable député, parce qu'elle était véridique. J'avais déclaré que vu la position dans laquelle nous nous trouvions placés, nous ne pouvions nous dispenser de continuer à pousser les travaux de notre mieux, et je démontrai que le

moins qu'il nous faudrait dépenser pour construire,

la ligne de chemin de fer la moins dispendieuse, pouvant mettre Callander en communication avec Port-Moody, s’élèverait à la somme de $84,000,000.

Je ne pouvais mettre en doute la justesse des calculs:

de l'honorable député lorsqu'il disait qu'un chemin

de fer digne de nous devait coûter au moins #120,- +

000,000, ou pour définir plus exactement le montant

estüné pur mon distingué prédécesseur, $191,700,00€, Maintenant, voyons ce que evla devra enûter à Ja population du Canada sous l'administtation nctuolle, rar indiquant ce que cofterait au gonvernement ln hneemèr

entre Gallinden ot Por teMondy, ocre das où te ehomiu do far du

Pacilique canadios néghygerait ds conbontsor te pré, 4,294 willes de Hynombre, embranchements et bateaux

À VEN, COUÉ ss vessese sous puesses mesures mue Do 4,608, (28 Les 497 millus dé lignocmbre et d'onmbranehe menutsentre

Moutroul, roekviits ot CGallauder,coftent BOX 650

par milles, soi, A A A A S10,269,730 Los 195 œitles d'ombranchannnts à l'ouest

de Callantior, du coût indiqué par 8

comptes do le conprgnin 8,1b9,794 Los bateaux à vapeur ont roûte 502,95]

memes À 1 D, 074 TE

l'ormant un totul de 4515,074,780 qu doit tre déduit de la sofmue cialeusns, pour arriver au coût du la Legncmère autre Cullandor et Pert-Moodv, de sorte quo là ligas entre Calander et Part-Mouiv à role AU LGUVCPARPMONÉ ss penses suresossevsoner even voue 80),433,345

M. BLAKE. Très bien, très bien !

Sir CIARLES TUPPER: L'honorable député dit, très bien ! mais je le défie de toncher du doigt une ? seule faute on la moindre erreur dans ce.caleul Je réponds, sur la poxition que j'occupe en cette Chambre, de l'exactitude que je viens de présenter, et si l'honorable député peut démontrer que je n'ai pas douné un exposé jinpartial, honuête el sans fard des chiffres el des faits tels que consignés® dans les archives dun paye el les documents soumis à la Chambre, alors j'admettrai que je n'ai aucun droit à la confiance de la Chambre relativement à l'exposé que je lui fais de cette question. J'ai dis qu'il n'y a qu'un seul point qui soit une question d'estimation. yen a deux. T'un est l'estimation allant à dire qu'avec les matérianx en mains, l'onvrage peut être terminé pour $27,000,000. Tout ce que je puis dire, c'est que l’ingénieur en chef du département a étudié la question avec soin, et comme la Chambre le sait déjà, il n'a pas craint de déclarer qu’il croit que les chiffres de la compagnie peuvent être acceptés comme étant exacts. Quant aux $28.-

. 000,000 de dépenses pour les travaux en voie

d'exécution, j'ai fourni à la Chambre les chiffres que

ous avons jusqu'à ec jour, j'oi lieu do vroire que le montant indiqué ne sera par dépassé de heauconp, Mais je croi que la Chambre convienden avec moi au'il y a une grande différence entre ets montants ct #120,000,000, chiflro de l'eslhnalion faite par Phonorable éhef de l'opposition (M. Bloke), et je puis dire, eu citant l'opiuiou des honorables messieurs de la gauche, que Phonorable député de Hurou-sud (Sir Richard Carbwright) à duns uns oucasion imporlante, lait lui aussi sou estimation, en disant qu'il n'y avail aucune vaison de supposer que la construction de la ligne, mine en supposant qu'on el, pris tout le temps nécessaire, püt coûter mains de #106,000,000. Je crois avoir démontré à la Chambre qu'entre l'estimation relalive au roût des travaux fuite par l'honorable chef de l'opposilion, le chef de l'ancienne adtainistralion et le ministre des finances de l'ancien gouvernement, et ce 1auntant de #39,435,848, il y a une anarge assez considérahle. Dans ces circonstances, la ligne dé Cullander à Port. Mood y, soit 2,541 milles, coùterait à la population du pays environ $16,520 par mille, ÿ compris ‘un équipement tout à {nil sulfisnnt en sus du coût de la ronstruction. Je crois qu'il n'est pas nécessaire pour moi de diseuter au long la question de la valeur des terres. J'ai estimé à #2 lPacro la valeur des terres vendues par 1R compagnie, ‘et jo los ai placées au débit de la compagnie, et j'ai mis à l'avoir du gotivernement le reste des terres en les estimant à $2 l'acre, estimation qne les honorable: messieurs de la gauche ne sauraient révoqner en doute. lin consuflant Île discours prononcé par lhonorable chef de l'opposition, on verra qu'il a attribué à 11,250,000 acres de terres du premier choix, une valeur de $4.04 l’acre faisant an total de $465,450,006, comme on peut le voix par les Débais de 1880, page 18: à $3.10, $85,776,001, el s'adressant à votre très humble serviteur il ajouta: “ À votre misérable somme de #2 cela ferait $22,500,000, ” De sorte tout le méntant qu'on nous demande de prêter à la compagnie en vertu des révolutions projetées, et pour le paiement duquel on n'offre pas de garantie plus complète, est de $22,500,000, juste la somme

4 48 ' que devait produire, d'après la déclaration, de, l'homorable ehéf de l'Opposition, les 11,500,000 acros de Lerres à mon misérable prix dé #2. Je crois donc que dans ces circonstanves il n'est güèro probable que l'honorable mousienr puisse révoquer en doute l'exactitade du ealeul que j'ai sonmis à la Chambre ot d'après lequel ces tatres sont évaluées $2 l’acro. Le 17 déconbre 1880, l'honorable député de Huron-Snd (ir Richard Cartwright) a donné à la Chambre le bénéfice de ces culénls en disant (page 16 des Débuts) : ‘EX 16,760,000 acros de terros,

valant aujourd'hui, au prix auquel les terres se

vendent an Nord-Ouest, aw moins $87,500,000! ” Et

personne au monde ue connaissait mieux la valeur

de ces turres que l'honorable monsieur, car il s'occupait beaucoup de cette question ;'el je ne suis pas du tout certain que si j'euusv. 66, autant que l'honorable monsieur, Lhre de me livrer au commerce des terres dans le Nord-Ouest, que je ne serais pas allé avec lui pour proliter de ses lumières ot de son jugemont pour -choïlsir mes terrains, Je suis

{out à fail couvainca que de quelque côté que (|

puissent venir les objections quant à l'opportunité

do faire cette avance de $22,6500,090, elle ne vien-. dront pas de la part do cet honorable monsieur, qui,

dès 1850, ayant que le contrat pour ia construction rapide du chemin de fer du Pacifique canadien fut mis en vigneur, alors que le pays était comparntive-

. ment tranquille, alors qu'il y avait au Nord-Ouest.

100,000 acros de moins qu'aujourd'hui, déclarait.lui-

même qne 18,750,000 acres de terres choisies valaient

837,600,090 ; cet honorable monsieur, dis-je, ne mettra pas en doute la parfaite suffisance de Ia garantie, lorsque, au lieu de 18,750,000 acres nous en avons 21,246,000 pour garantir le prêt. Il n'ya aucun doute que quelle qu’ait ét6 alors la valeur des terres, elle est heaucoup plus considérable aujourd'hui. Tersonne en ce pays n’a montré ‘plus d'enthousiasme que moi relutivement à la valeur des terres du Nord-Ouest, Je n'ai jamais été plus

enthousiaste à cet égard que jene le suis anjourd'hui. Je dis que la valeur qu'avaient ces’ terres.

lorsque l'honorable député de Huron-Sud a prononcé

ne ‘+ »,

le. discours nguel j'ai lait allusion, est de Lenucoup augmentéo depuis, uujonrd'hui que l'accès ent devonu plun facile, nou-soulement grâce à lu cousiruction do la ligne-mère, mais grâce aussi aux 230 milles d'onbranchement inaintoauut on exploitation dans Le Nord-Oueat,

Votre prédécesséur, l'honorable M. Anglin, disait lo 41 décembre : Ni les terres valent quelque chose, ai le pays vaut la peine d'être colonisé, le prix de #2 l'aere semble être anne moyenne très basse.” Jo puis ajouter que les. ventes faites jusqu'à présent par la compagnie du chemin de ler du Pacifique canadien, justifient ct cerroborent pleinement les déclarations faites par Les honorables messieurs de la gauche, quant à la valeur des terres, parce que pour les 3,158,400 acres vendus jusqu'à présent, elle a reçu une moyenne de #2.86. |

Maintenant, M. l'Oruteur, je ne me métendrai pas beaucoup sur ce sujet, excepté en ce qui concerno les recettes du chemin. [1 ne m'est pas nécessaire de dire à aucune personne un tant soit peu an fait des affaires de chenin de fer, qu'après lout, le point principal, lorsqu'il e’agit de calculer la valeur du chemin, est la question de savoir ce que le chemin, peut rapporter. Quant à la possibilité pour le chemin de fer du Pacifique canadien de gagner de l'argent, il y'a sans doute matiôre à des divergences d'opinion très prononcées sur la question de savoir si le chemin pourrait ou ne pourrait pas Payer 8es propres dépenses d'exploitation, Jo ne parlerai pas de ceux qui se sont montrés’les plus pessimistes à ce sujet, mais je dirai que les plus optimistes Lani en cette Chambre qu'en dehors au sujet de la valeur et de la position du cheinin de ter du Pacifique canadien comme entreprise commerciale, Ctaient loin de s'attendre à une preuve aussi claire que celle qui a déjà été fournie et qui établit hors de doute le fait que cette grande entreprise commerciale repose sur une base solide au point de vue commercial. Avec la preuve déjà fournie de la posssibilité pour le chemin de fer de gagner de l'argent, il est maintenant à Jamais établi, qu'à l'avenir, à mesure que les travaux avanceront, il y aüra augmentation dans la recette ;

et que lorsque cette grande voit transcontinentale” sera complétée du océan à Pautre, nous pourrons nous enorgneillir en constatant non-vulenent qu'une quantité très cousidérable de tale et nn grandi noiabre de voyageurs seront attirés sur cette Done, mais encore que do chemin de fer sem en wenure de donner des profits beatteonp pins considéablos que n'osoraiont espérer conx qui, à l'époque of le auceës lait douteux, ont en le consuge et l'esprit d'entreprise nécessaires pour risquer leurs capitaux et pour ge changer d'une tâche aussi gigantesque. J'ai sous Ja muin an étal des recottes brutes pour 1883 ; el on faisant uuc eslimalion pour le mois de décembre, je constate qu'elles s'élévent an moins à S6,400,061 [l'est vrai que er. curnprend un certain inontant de 51274000 pour le transport des mattfaux de conetinction et d'approvionnements, Mais n'y a pas ün homme un peu au fait du développement du Nord-Ouest, qui ignore que les progrès de ce pays, encore duns son enfance, devront nalurellcment être Lrès rapides, si rapides que d'une aunée à l'autre es demandes pour subvenir aux besoins de fa population, pour } éraneport des marehyndises et des voyageurs, fera plus considérable que le montant indiqué duns 6e relevé. Mais même en déduigant ce montant er en prenant Je revenu nel du trafic nous avons une goume de $4,146.918, contre $2,449,824 en 1882, soit une augmentation de $1,697,089 sur les recettes du chemin on sus de celles de l'anuée précédente. Ensuite. comme je l'ei déjà dil, les recettes des derniers neul mois et que j'ai calculées comme recettes de Ja compaguie s'élèvent à $978,660. L'énoncé de ce fait démontre à la Charabre que les espérances les plus vives des gens qui avaient le plus de conhance dans le succès de la construction du chemin de fer l'acilique ranadien ont été beaucoup plus que vériliées par les faits réels que nous avons sous les yeux. Je parlerai encore pendant quelques instants seulement au sujet-de l’entreprise des promoteurs. Je parle des messieurs qui, les premiers, ont formé le syndicat du Pacifique et je dis, M. l'Oraieur, que les difficultés mêmes contre lesquelles ils se débattent actuellement, la position

aérue dans luquelle ils se Prouvent placés, en dépit de fout ce que l'énergie, l'esprit d'antreprise et l'habileté ont pa faire, eut la meilleure preuve du courage avec lequel ils ont poussé leurs travasts On a demandé quel argent ces messiours où ini dans le chemin de ler Pagihique esnadion,

J'ai démontré, M. lOraleur, que si Fou déduit dasqu'au dernier dollar provenant de toutes los sources, y à contre Ja compagnie nne lorle balunee pour argent fourni, après ce qu'elle arecit sons forme dé subventions en argent, cour produit de ln vente de ses terres, el des vos sites de villuses, couune profits nets résultant de l'exploitation do la Hone ot comme produit des bons qu'elle à pu vondre méme au prix réduit que cette vente à rapporté, que si lan déduit tout cela, il rente encore nue balanes coalre es anessiours, Et quels sont les faits € Counte de raison, anjourd'hoi it v'exiate plus de syndicat : Le syndicat à cessé d'exister lorsqne ls ecnpignie du chemin do fer Canadien du Pacifique fut organiste, et qu'ensuile les obligalions de li compagnie furent raises sur lo marché, ces obligalions cesseront alors d'appartenir au syndical, el anjourd'hai c'est ave les actionnaires que nous avons à traiter.

“Mais je ne pris oublier qu'il ny aurait pas eu de compagnie du chemin de fer du Pacitique Canadien, qu'il n'y aurait pas eu un progrès gigantertqte convie celui que nous voyons, si res messieurs avaient pas eu le courage, l'Enargie on l'espril d'entreprise de risquer $10,000,000 de leur propre argent avant de demander à ce pays d'acheter pour nn seul dollar de leurs obligations. {le dis qu'ils avaient une telje confiance dans cette entreprise qu'ils ent mis en péril leur propre capital; el si nous avions pas eu la chance de passer ee contrat avoc dus honmes d'une grande fortune, de grandes ressources, d'une grande énerprie, d'un grand esprit d'entreprise, el d’une grande expérience, nons aurions subi un échec des plus désastrenx au sujet de cetle entreprise, et tout le prosrès, l'avancement et 12 dévelapsèement qui ont eu heu par suite de l'exécution rapide de ses travaux n'existerajent pas aujourd'hui.

+ hu

Jeune aan par co vésoiations sur fa raison étroite que res endegre aient ou droit quéleouqne. Us ont pus de réclamation à faire val, fs ont con Lt bn contrat, otreen, confonnemuent à cé contrat, upe mogaoilaquoe subvention pour lextoution de Vetdroprie quelque grande qu'elle fit, dont il6 se chavesaient, et des prolils considérables Jeur sont st doute réservés de pe d'wande auennemenl que da Übhombre soupe de ces régolulions en congidération d'une réclamation gneleonque. Je dis ue si le Chntobre n'étail pas disposée à acquicseer en uoi gas en Pat à leurs désirs ct à favoriser leurs jutérets vos solutions doivent Cire cxainécs au poilu ua vue plus loge dex intérêts du Canada méme Mais. M, lOraieur, &anoins qu'il ne quisse dre d'énuutrée Gu'A part toute réglamadon qu'ont ces oessours, don devrait, dans Pintéréls du Canada, tourtiv lenranyens requis pour poursuit re ces Fravaux avec da visueur sovtouue qui a té déploréé dans leu exéention, Les résolutions a peuvent su iecoimmater a Lu Chambre,

Vote the pormottres de viler en passant quelques ehilros. quelque istiiieux qu'ils soient pour moi et pou Ja Chainbre- qui monireront quel oflel a eur oonr le Canada la poursuite de la consiruelion dn chemin de fr Jansdieu du Pacilique.

Voix hours. J'Orateur quitie le fauteuil.

ton

; MOnuo C ROIT,

ir LITACEES FUPPER : H: F'Orateur, lorsque

la Chambre « suspendu sa sance, à eix heures, ave appelé son atfontion sur ls fait fieportant

que, dus Le Gus, où pour uue raison quelconque, la compagpie nc puicrail nas jusqu'an dernier dollar des 522,,00,000 qui lour auraient 65 avancés à mesure qru les travaux suraient fails ct pour termiuer ja ligne, ou Pintérét sur cetle somme, les habitante du Canada obliendraient la construction de tout Je chemin de fer dn Pacifique Canadien---depuis Cellander jusqu'à lort-Moody, ce pourquoi le parlement à résolu d'accorder une subvention (les terres

étant évaluées à 60 Pacre) de 510%,000,00û-pour moins de #40,000,000 el FPavais Qi que puisqu'il en #lail ainsi, nue pareille évenbialité ail font à fait hnpossihle.. que l'on ne ponrrsil dans antenne, suphonst qu'ane compagnie posstdint, ceonne {0 Pat démontré, une propritté d'une voleur ane Unienso, vint à aanquer de pouvoir au paiement d'ane somme d'argent comparativionont moitique, “oume l'est celleinentionnée dans ses résolutions ; el, on consideraut conne corde colle remettra Pargent, Je prolementet le puysssureraient fa consruction du chemins de fer du lacilique Canadien précisément aux coudilions imious stipulées dans le promier Pondrat passé avee la compagnie,

Pai démontre an ontre que le résulter de Pexploi. taliou de a figne avait Gal. colle vrploitation ayant rapporté un profil nvt de S9I606 pour Les neuf derniers auois avec nn chemin formé, comme il Pest maintenant, de scclions disjointes vi sans raccordeinent-que je pouvais prétendre, comme J'avais je crois, raison de le faire, que tout doute sur la valeur commerciale de l'entreprise était entière. ment dissipé, et que nous pouvions fraschoment arriver à [1 conclusion que le chesain de {er du Pa. cifque Canadieu ponrseil à Pavenir être considéré coinrne étant placé sur une base commerciale complétement solide.

J'ai déimontré que le gouvernement actuel avait adopté Ja politique do ses prédécesseurs au sujet de ce que l'on appelle le monopole dans 1 province do Masiloba ; qu'à l'époque où l'ancien gouvernement se mit à construire Le chemin de fer Canudisr du Pacifique comme entreprise du gouvernement, il re sentit tenu de’protéger le tralie du chemii alin qu'il ne fut pas détourné vers les Hgnes states at sud de notre frontière, dans la république voisine, ei qu'il avait en conséquence refusé de lancer une proclunalion accordant des chartes à des lignes de la province du Maniloba qui se seraient raccordées aux chemins de fer américains dans le sud.

J'ai dit qu'à son avénement au pouvoir, le gouvernement actuel avait adopté cette politique ; que aous avions senti, comme nos prédéceeseurs, qu'en

5 if

cntreprenant une ouvie aus frigantosque qui la constinetion du chomin de for canndien du Pacifque, nous Hope tonus d'adopter fous les moyens poshibles de protéger notre propre Rene contre Le détonmnenent de son trofe tt profit des lignes du sud et, qu'on Le ronsrque,cw'était à l'époque où HONs Ne HoUs proposious pans de construire prochujnement lo chembi de fer canadien du Pacilique plus loin que Port Arthur.

Lo plus, j'ai dit que lorsque nous avons obligé la onipagnie du cherain de fer Canadien du Pacifique. de prolonger hamédiniement sa ligne au nord du Le Supérieur, el de nous donner par là uno voie ininterrompue depnis Montréal jusqu'à l'ocfan Pacilique, on depuis Uallander jusqu'à la côte dn Pacifique, tous nons étions sentis oblivés de donner ä cette vompagnie, à luquelle nous imposions des conditions si onérenses, toute la sécurité que nous avions jugé nécessaire, el que nor prédécesseurs au ponvoir avuiont considéres comme nécessaire, pour la protection Ta ehomin da fer Canadien du Pacilique.

Maïs je sut heureux d’être en meosuro de déclarer à La Chambre que, bien que le gouvernement, fidèle a cetie politique, ait refusé de consentir à la conséruetion, dons ln province du Manitoba, des lignes destinées à 8° raccorder, aux chonins de fer américains du sul, les faits qui ressortent de l'exploitation de la ligne jusqu'à ce jour sont tels, la conclusion à laquelks la Compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique cllemême ost arrivée relativement à la possibilté pour une ligne d'enticr parcours du chendin de fer Canadien dn Pacifique de se tirer daflaires, ot, grûce à la puissance de ss propres avantages, de inuintenir sa position en dépit de ses propres avantages, de inainienir sa position en fépii de lout: concurrence qu'uile peut rencontrer --bien que. d'après le contrat. nous n'ayons pas le poavoir de ivucher à aucune partie des Territoires du Mord-Ouest, nons sommes aujonrd'hui en mesure de repasser et d'examiner de nouveaux la politique de l'ancien gonveruemenut et call du gouvernement actuel sax la nécessité de protéger davantage Je

chomin de fer ennadien du Pacilique contre ln con QUITeNCe.

To snis heureux de pouvoir dira à Ja Clumbre que lu compaguie dr ebemin de for du Pacifique Janadion n'unce si grondo confiunce que su ligne peut so proléger elle-même, quo, lorsque cette dernière sorn coustrüite au nord du lue Supérieur, Le gonvernement croit qu'il ne gore plus tenu de refuser, corne i l'ufait jasqu'à présent, de consontir à la construction, dans la province de Manitoba, de lignes destinées à se raccorder aux chemins de fer américains, dans le sud.

Je ne puis donner à ln Chambre et aux pays une meilleure preuve de ln position qu'à notre ecns cotte grande ontroprise du chemin de fer du Pacifique Canadion à atteinte, qu'en disant qu'à mon avis il est compatible avec ce que nous devons au peuple de ce pays ct à celte sraude eutreprise palionale que le gouvernement ne se croit pas tenu de continuer à suivre dans la provinec de Manitoba, la politique de rostriction qu'il à jusqu'ici étt’obligé de maintenir.

Lorsque Ia Chambre à suspondu sa séance, j'allais appeler pendant quelques instants son attention sur le résullaf qu'a où pour le Canada la construction rapide dn chemin de fer dn Pacifique Canadien, et je sons que je n'emploicrai pas inutilement votre tetups si, an lieu de vous donner ma propre opinion sur cette question où sur le sentiment du public à ce sujot, j'appelle, pendant quelques instants, votre attention sur des chiffras el des faits qui étayent. je crois, sur nue base que rien nu peut ébranler, la prenvre que Île progrès du Canada, durant 1 constrnction rapide du chemin de fer du Pacifique Canadien a dépassé lont cu que le promoteur le plus extwennt ac cette grande entreprise ait jamais pu espérer. Permettez-moi de vous dire quel en à été Peffot sur la vente des terres dans le Nord-Ouest.

Nos prédérenseurs travaillaient aussi activement qu'ils conprenaient que l’intérét du service pablic le demandait, à favorisér la construction du chemin de fer canadion du Paeifique. Lorsque nou« leur arons succédé, nons nous sommes sentis obligis. coiformément à l'opinion que nons nyrons toujours

professéo, de poussereelto entreprises avec cnuore plus de vigueur ; tunis, JusquÀ Pépoque ot tous avons pu passer ce conubrut avec lo compagnie du chant de fer canadien du Paeïtiqu sf nous alé impossible de nous mettre à l'œenvre svee l'énergie que, l'ait êté heureux de Pappreudre, celle compagnie a déployée depais qu'elle a reçu Papprobaltion du Parlement.

J'ai on maine un élu indiquant leinoitant produit par Les terres du Cauada, des tomestaurte, des précar Dons, des ventes, des conpagnios du colonisations, le bois, les pâturages, des imineranux el diverses recettes provenant du Maniluss el des Territoires du Nord-Ouest, et Pat dnandi à Phoncreble ministre de Pintérieur de diviser escr de inanièro à montrur. autant que possible par comparison, l'effet sar cette Haportante question du euntral passé avec Ja compaguie du chemin do for du Pacifique Canadian.

Depuis le ter jrillel 1870 jusqu'au 20 juin 1880, période de dix années, nous avons roçu de boules ces sources la sointee de S817,426 :; du ler juillet 1886 au 91 décembre 1883, nous avons recu #3,572,896, ex qui est la preuve la plus palpable possible de l'uflei que la coneiruetion rapide du chemin de fer du Parilique Canadien à eu sur le développement des Territoires du Nord-(nost. Ouire los &8,572,885 reçues depuis le Ler de juillet 1860, 1 est dù pour préesaptions pendant les trois années suivantes, depuis 1886, as moins do #4,998,070. [ me serait üinpoñsible de donner à la Chambre une preuve plus frappanie et plus invontestible de Felfet qu'a eu pour le dévelppement des Territoires du Nord-Ousst le déveloy ‘ent et la construction rapides du cherain de ler du Pacifique Canadien, que celle fournie par l'état que je viens de soumettre.

ff maintenant l'on examine le département des Dotiunes, quel effet voit-on que la construction rapide du chewin de jer du Pacifique Canalicn a produit sur le coumanree de cctte région ? Jin 1850, les revenus de ja donane dans le Manitoba éfaienr de $279,806. el dans jes Territoires du Nord-Ouest, en dehors du Maniloba, de 521,836, goit un total de 8319,622 pour le Nord-Ouest, ÿ conpris le Manitoba. En 1882, ie revenu de le donunc a été de $1,053,601.

dans le Mauilobu, et de G61,785 duns les Porriloires du NordOuest, soit un total de #1,106,986, Pin RAS, il s'élevait dans le Maiitobañ #1:64,408, de $297,000 qu'il était en LRSO, eU ie BG PPT dans Les Torritoires du NordOuest, soil un lotal de $1,862,0/9, en 883, contre S310,60% on 1580 Facrait iposrible qu'une preuve pôt éinblir d'uve manicre plus conelnante que ne démontrent ces chiffres Le développement énorme ot rapide d'un povs résultant de Paelion d'un rouvernement, Be ouontanl total de droits prrçus dans le Mantioba 04 Les Territoires du Nord-Unest du Ter janvier 1881 an ler décembre 1883 à exofdé de #1891,167 Ja sonne lotale perçue depuis le 30 juin 1870 jusqu'au 51 décmnbre 1849. De sorte que vous avez Ja preuve frappante qu'en ur seuls annér il a Gé pereu an montant de droits plus élevé que durant les dix années précédentes

Maintenant, M, POratear, j'appollerat on instant votre allention :ur la preuve que nous fournit un autre département du service publie, eelni du revenu de Pintérieur. {line era à peine nécessaire de dire qu'en vorbu d'un acte que j'ai eu l'honneur de sou mettre aux Chambres lorsque j'étais ministre des douanes, en 1875, le départmnent du revenu de l'intérieur n'a pas, je euis brnreux de le dire, heaucoup à faire dans les Torritoires du Nord-Ouest, parce que nous avons, par cet acte, Ctabli dans les Territoires du Nord-Ouest cs que lou appelle la loi du Maine, concernant la vente des Giqueurs, quelle défend la fabrication on la vente des liqueurs exivranies dans foule partiv de ces werritnies. Le résultat de cetle loi à abondamment justifié sa promulgution, Je n'ai pas éprouvé ane iaince satisfaction, lorsqu'il fut ‘proposé d'inclure dans les limites de l'ancionne province du Maxitoba unc partie des Texriloires du Nord-LYuest, en voyant les habitants de cette région s’y opposer eu masse, € prolester contre la projet de ics faire entrer dans la province du Manitoba, à moins quon ne Jour accordat la prohibition des liqueurs enivranies qu'ils avaient alors dans le Nord-Ouest et qu'il ne leur fût permis de conserver cette loi lorsque leur region ferait partie de la province du Manitoba.

Mais, comme vous le aivez, le dépirlement de l'accise a eu quelque chose à faire duns cette provinee, et le revenu de l'accire en 1879-80 n été do S65,84T, saus complor %1,567 de timbres à ajouter à l'accise, Le revenu de l'uvcise s'est élevé do $65,000 en 137n- 0, et de 496,000 on 1880-81, à 4184,730 un 1881-82 ot à.884,967 pondaut les premiers six mois do loxercico 1839, du Lex jnillet au #1 décembre. Les droits d'aceise pergus dans los Kix années éconlées de 1873-74 à 1879-80 se sont élevés à 4216,000, tandis que dupnis 1880-81 jusqu'au 31 décembre 1885, c'est-à-dire pendant deux ans et demi, is se sont élevés à #530,828.

Si maiutenant nous examinons un autre indice de la condition du peuple ét uu indice très frappant de la condition des masses, di peuple, c'est-à-dire les balances au crédit de ceax qui ont des dépôts aux banques d'épargne du gouvernement, nous l'ouvons de nouvelles preuves tendant toutes à établir Ju méêine chose. Le 81 décembre 1883, il y avait une balance de $159,688 Le 81 décembre 1884, cettu balance s'élevait à #61%,8% 4, soit depuis la ratification du contrat passé avec la compagnie du chemin de fer du Paciliyne Canadien une augmentation de plus de #400,000 dans la balance due à ceux qui avaient des dépôls aux banques d'épargne. |

En prenant le témoiguswe que fournit le département des postes, vous trouvez la même indication satislrisente des progrès remarquables du pays. J'ai ici un état qui indique le nombre d'envois par la poste expédiés des bureanx du Manitoba et du Nord- Quest pendant une semaine de chacunes des annécs 1881, 1882 ot 1884, et je suis obligé de le Hmiter. à une semaine parce qu'il m'a 66 impossible d'obtenir dans ce département les chiffres généraux que j'ai pr me procurer dans les autres Dans une seule semaine de 1984, le nombre de lettres et cartes-poste expédiées a Gté de 42,894, at celui des journaux. Hivres et échantillons, de 6,542. Dans une semaine du mois de mars de 18892 il a été mis à la poste 62,892 lettres cartes-poste, et 12,055 journaux, livres et échantillons. Pendant la semaine correspondante de mars 1882, le nombre des lettres s’est élevé, en une seule année de 62,000 à 89,847, et celui des journaux, livres et échantillons à 18,198. ; |

‘La besogne des mandats-poste au Manitoba donne aussi un exetmplo très frappant du mime genre. Le montant dos mandats-poste émis en 1873 à été do 426,452,85 : on 1876, de $29,189 78 : on 1877 il u (6 encore moindre, savoir, #28,850.26, En 1878, lorsque le changement d'administration ent donné an peuple une nouvelle vie et un nouvel élan, il sent levé à 846,761, on 1870 à #60,986, un 1889 à #172,390, ot pendant les six mois écoulés le 81. décembre 1880, à #107,101, formant, depuis le 81 juin 1875 jusqu'au 81 décembre 1880, un total de #480,000 par rnnndalsposte émis dans le Manitoba. Le total de mandutsposte émis dans le Manitoba et les territoires du Nord-Ouest depuis le Ler janvior 1881 jusqu'au 81 décembre 1888 a LG comme suit : pendant les six mois terminés le 80 juin 1881, #114,270 ; pour l'année finissent le 80 juin 1882, #398,241 ; pendant l'année expirée Le 80 jnin 1883, 8677,722 ; et pendant. les six mois expirés le 81 décembre 1883, $347,854, Du 80 juin 1875 au 81 décembre 1880, le montant total des mandats-poste émis a été de 480,000, tandis que pendant Les six. mois expirés le 51 décembre 1885, il s'est élevé à $247,000, soit à un chiflre presque aussi élevé que celui qu’il avait atteint pendant toutes leë années précédentes, et le total du premier janvier 1881 au 31 décembre 1883, s'est élevé à $1,538,088.

Mais l’éxemple, peut-être le plus frappant de tous, la preuve la plus remarquable da développement rapide du Nord-Ouest, ce qui nous intéresse tous Île plus, c’est le nombre d'imrmuigrants que nous pouvons attirer dans cette contre.

Nous savons tous que nous avons, au Manitoha et dans les grands territoires du Nord-Ouest, un champ illimité pour le progrès Nous savons tous que dans ce pays nous avons le plus grand pays à blé à exploiter, non seulement des possessions britanniques du Nord, mais de toute l'Amérique du Nord. Nous savons tous qué M. Taylor, depuis vingt uns consul américain ' à Winnipes, un homme donf l'opinion fait autorité, a déclaré publiquement que la Zone à blé à exploiter dans l'Amérique du Nord se trouva au nord de. la frontière des Etats-Unis.

Nous sivons Lour, d'abord, que ls ao) de cetle contrée dépasse en fertilité, eclui de a'tuporte quelle autre partie du minde connu,--ilentecrtaipironnesanvuil trouver duus los Ftats producteurs de blé, #itur au sud de nolra territoire, rien qui puisse élre con pare corne fortifité ou Nord-Ouest Nous savons mainto. nant, M. l'Orateur que nous avons 25,000,000 d'arres lemognifiques Lerres dont Fa fertilité ne sourait étre surpasshe en aucune partie du monde civilisé,

Mais, DE l'Orateur, bien que nous eu.sions ec champ ilbnité à notre disposition, nous n'avots pu fur que très pen de choses at nous n'aurions jamais pu faire hvançoup «ans la construction du cbemin de for Pacifique Canadien. Maintenant, la meilleur prente de notre prospérilé est ce qui arrive at nomnent actuel dans toutes les parties de lrmivers. Ceux. qui habitent des pays plus anciens et où la population cst pins dense cherche un champ plus vaste ct plus nouveau pour leur industrie, suivent avec intérét ce qui se passe de ce côté-ci de l'Allantique. Nous savons qu'ils sont Les yeux ionrnés vers le NordOuest du Canada plns qu'ils ne Faurajent jamais été et plus qu'ils n'auraient Jemais pu l'étre sans la construction d'un chemin de ïer Pacifique Canadien. l, M. l'Orateur, nous savons, nou sunloment que le Nord-Onest offre an progrès un champ jllinilé, mais encore qu'à part la fertilité Qu 60l il offre cel avantage que le bIG récolté sons ces slimals sepientrionaux est d'une qualité sunérieure à celle d'aucun blé cultivé plns au sud ou sous un clinat vlns tenpéré De sorte que, à Lous les pointe de vue que l'on puise se placer, pour envisager la question nous sntrevoyons pour le pays des perspectives illimitées. Tonus. tant que nous sommes, noas considérons font moyen employé pour le dévelophement da pays comme l'unique ruoyen à employer your faire du Canada un pays prospère ot Îui faire oceuper la position que tout Canadien digne de co nom doit désirer lui voir occuper, ct cela le plus tôt possible. Il serait impossible de sexagérer jusqu'à quel peint la gonsiruction rapide de ce chemin de fer Pacifique . Canadien et les mesures prises par ‘1 compaguie

PE pour répaudrs dans toutes les parties de l'univers dus renscionements au sujol de cette contrée ont ou pour efat d'attirer l'imraigration dans cu parages.

Maintenant, quiline soit permis, M. l'Orateur, de veus citer les chiffres rolabifs à l'Gmisgralion, Que démontrent Uk ? Hs démontrent que le nombre Lolal des purionnes qui sont arrivées an Nord-Ones! peudaut les dix anuées qui ont précédé ladjudira: tion de l'entreprise À la compagnie du chemiu de fur Pacifique Canadien, e'exta-dire depuis 1871 à 1880 inclusivement n 616 de 645768. Le nombre total des personnes arrivées au Nord-Ouest depuis l'adjudication de l'entreprise à la compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien, c'est-à-dire pendant les années 1851, 1882 et 1888, s'est levé à 149,660 immigrants, La valeur totale de Pargent et des marchandises apportés dans Je pave-—eot c'est 1à une considération très secondaire comparée à ce qui est beaucoup plus précieux que largentcctte indastrie et ce lravail nécessaire pour créer une grande richesse nationale —je dis que même sous ce rapport, il y a progres, car lo montant total apporté par les colons, de 1875 à 1880 incinsivement, autant que l'on a pus’en assurer, a £t6 d'environ $6,000,000 pendant six ans, tandis que durant les trois dernières années, le montant apporté dans le Nord-Ouest, peut être évalué à plus de $15,000,000, d'après 4 plus basse cstimulion. Je soumets cs chiffres à Ja Chambre comrne nue preuve de l'effet produit sur le progrès des Territoires du Nord-Ouest par la constrnction rapide dn chemin de fer du Pacifique Canadien.

Un point très important, M. l'Orateur, en rapport avec l’imunigration, c'est Je coût du transport des immigrants au Nord-Ouest. La première question que pose un immigrant de importe quelle partie du coutinent d'Enrope où de Ia Grande-Bretagne, lorsqu'il songe à venir duns ce pays, c'est combien ii lui en coûtera pour s'y rendre ; ct très souvent une question de quelques dollars dans Ja différence du coût engage l’immigrant à prendre une ligne plutôt qu'une autre, comme le savent tons ceux qui sont tant soit pent au fait de cette question. Or, M. l'Orateur, le tarif annoncé sur la ligne inin-

terrompus dé Québec à Winnipog, est actuellement de #81.60, le tarif de Québec À Winnipeg: vit par Les laes et Duluth est do 426.50, Les chiflres que j'ai donnés sont ceux que l'on a exigé depuis quoliques annéessonais un arrangement en vioterr donnis deux ans neu pour effet de réduire à 821.84 le tail de Québec à Winnipeg, ot à 416,64 vid Les lacs ot Daluth. Je crois, M, l'Orateur, que cvs larifs n'ont jamais LC publiés. Mais, grâce au proyrès rapide accompli par la compagnie de chemin de fer du Pacifique Canadien, nous sommes maintouont en état de dire aux imrmigrants du continent européen et des Îles Dritun. nignes que ce printemps le tarif depuis Québec jusqu'à Winnipeg, it Port-Arthur, sera réduit de #91.50 à #12, et de Moutréal à Winnipeg, sit Port. Arthur, à 810. Je n'ai pas besoin de dire à ln Chæabre quel énorme élan ce changement dans le coût du transport des imurigrants à destination de celte contrée donnera naturellement à Pimmigration qui $e dirigera de ce côté,

Je désire, M. l'Oruteur, dire un mot au sujet d’un point qui n uiliré quelque jeu l'attention d’une partie de la presse de ce pays, savoir, qu'an arranrangement 1 êté fait moyennant un prix comparativement réduit, pour les immigrants qui viennent par New-Vork, sur le chemin de fer KErie, el chan. weant de train à Brockville, se rendent ainsi à Winnipee, usé le port de New-York, pour un prix d'une modicité inconnue, sans précédent. Je puis dire, M. l'Orateur, que lu compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien a été complètement étrangère à cet arrangement. C'est mon honorable ami, le iniuistre de l’agriculture qui n fait cet arrangement,"et je déclarerui à la Chambre, ce qui satisfaira tous les habitants du Canada, qu'il aurait coraplètement rannqué à son devoir envers Île pays s'il n'avait pas agi ainsi. | :

Chacun reconnailra l'immense importance de la réduction de #31.60, le tarif annoncé, à #12, opérée dans le tarif exigé des immigrants de Québec à Winnipeg. Chacun verra immédiatement quel courant énorme d'immigration ce changement aura pour cflel de diriger vers cetie contrée. : Mais si l’on

eût élabli ce tarif réduit par le steumors Allan se rendant nn port dé Québec, et que l'on eût pus pourvu à un tarif correanondant vid le port. de Nuw- Vork, voici en aurait 616 le résullut : Comme vong lo suvez, À l'henre qu'il est, tout le service de l'émigration en Europe 8e fait pur des ageuts de lignes de sleanurs ; or, atwsilôt que le Earil aurait été abaissé À ce chillre védnit par In ligue dos stonmers Allan se rendant à Québec, si une réduction correspoudante n'aveil pas été opérée ait Now:\ork, tous les agents d'émigration en Uurope et dans ln Grande-bretagne, travaillant dans l'intérêt de lignes de steoners se rendant à New-York, se seraient mis non pas à travailler contre J1 ligne Allan, car ils r'oscraient pas le faire, mais à médire du Canada el à le décrier, comme seul moyen de servir les jutérûls des steamers Allan voyageant à Now-York. LI était donc absoluinent nécessaire dans l'intérèt du Canada, non-seulement d'établir ce prix réduit de passage ct celte communication à partir de Québec ; inaïs afin de conserver l'immigration venant du continent européen, et de fortilier notre position à ce sujel, ce quonous sommes très désireux de faire, il éluit. absolument nécessaire d'empêcher ce qui autrement eût été inévitable, savoir, que tous les agents de chaqne ligne de steamers dont les navires quittent la Grande-Bretagne ou Je continent à destination de New-York ne décriassent le Canade du lundi matin au samedi soir, bon ou mal an, dans le but de diri.ser l'immigration vers le port de New-York. Lans ces circonstances, je suis sûr, M. l'Orateur, qu'il n'est personne dans ce-pays qui ne comprenne que notre politique était conforme aux intérêts du Canada, ot à ceux de Québec, car du moment que l'on tournerait contre ce pays chaque agent d'immigration sur le continent européen ct que l'on cmpècherait par là les gens de venir par les lignes canadiennes de steamers, on prendrait les moyens les plus efficaces pour arrêter le fort courant d'imnnigration qui dans les circonstances présentes, se dirigera vers le Canada en. passant par le port de Québec. Comme de raison, nous savons tous l'importance qu'il a d’abréger Îa distance, de même que d’abaisser le tarif. Des per-

somies qui élaienl obligées de passer pur Chicago pour ru rendre & Winuipee avaient pouseulement à payer #31 60, nu lieu de #12 on passant pur le Canada, mania elles dovaienf subir un foug voynge à travers les Elal- Unis, pendant lequel les agents de compagnies de terre et de chemins de fer pouvaient smployer tous les moyens possibles pour lex einpé. cher de jamais atteindre le Nord-Ouists Voila un des grands résullaté obtenus par ln consirnction rapide du chemin de fer du Pacilique Canadien, voilà nn des grands résnllats obtenus par Jo com paguis dn chemin de fer canadien du Pacilique eu. construisant uno Jigne droite depuis Montréal jusqu'à Wimupog, el, de cette manière, transportant les immigrants pat une voig entièrement construite sur Le territoire canadien, comaac Ja ebose ao leru 1e printemps prochain : non-seulement on ne les exposera pas à êlre détournés de nos lignes vers d'autres régions, ce qui autrement aurait pu arriver, mais ils évitoront un détour de 500 milles, et seront transportés de Québec ä Winnipeg pur une ligne droite, à travers, nôfre propre territoire au lieu de passer par Chicago. | |

Je désire faire part à la Chambre d'un calcul très condensé relalivement à ce que peut produire le Nord-Ouest, Je ne m'occuperai pas du petit inconvénient produit par les gelées de lété dernier. On a beancoup exagéré les choses au grand préjudice du Nord-fuest. et du Canada. Mais on a eu des gelées duns Ontario, dans Le Dakota et Lo Minnesota, et mème dans l'État de New-York, ci ceux qui n'ont pas été assez heureux pour engranwer de benne heure leurs vécoltes ont souffert des dommages plus ou moins élevés, Ponr éviter à l'avenir do pareilles éventualités, les cultivateurs n’ont qu’à déployer un peu phes d'activité et d'énergie, lorsqu'ils font leurs semaiiles, le printemps, ei, comme de raison. l'an dernier a été une année lout à-fuit exceptionnelle. Mais, beu que notre atleution ait &t6 souvent appelé&e sur le développement du Nord-Ouest, je puis le dire, je erois qu'il est peu de membres de cette Chambre qui aient entrevu quelles sont, dans toute leur étendue les richesses de cette grande contrée.

GA } J'ai parlé de son énorme aaiperliis, de In fertilité inouie Qu sul, de La splendide sorte le blé que Pon ne peut ruliver ailleurs que divise froides régions du nord.

Mais qu'il me soit periie d'appeler un instant l'attention de 4 Charatre sue quelques ehilfres qui démontrerent combien de Lié celle contré pen, produre. Quelqu'un dvi adail ealeulé emmbieon de blé réceltermienut cent taille enffivateurs ensemeneunt de

ce gran chactn 320 ares de terre !

Sir RICITAKD CA RTW RIT: Oui.

Sir CITARELES UPPER: Je suis hewroux que Phonorabhe monsieur ail fait ce calcul. Je suis bien aise Qu'il ait réfléchi au fail que 100,000 cullivateurs chsemeneaut chacun 2909 avres, où 200,000 cultivotouts eusefonçant chaguu la moitié de cette quan- Lité d'acres, et en estimant le produit à 20 pinot agulement pur acre, nu lien de Févaluer À 27 en 30, ce qui est la moyenve an Nord-Ouest dans les boaues années, récoltertiont 640,000,000 da minots de bé, 801£ 59 pour cent de plus que le blé produit anjourd'hui daus toute l'étendue des Etats-Unis. On n'a qu'à réfléchir roi instant à ces chiffres pour eomprendre l'avenir réservé au Canada. pour comrendre quel magnifique grenier notre Nord-Ouest canadien peut devemr pour l'univers ; et lorsqu'on 50 rappelle que nous avons dans eutte fertiie contrée six zones qui donneraient à 100,000 cuitivalours chacun 520 acres, on peut coraprendre dans ne certaine mesure quel magaifique avertir tous réserve le développement de cette grande contrée.

Bt, M. l'Orateur, je crois que le Canada x justement raison de s'énoreneillir de ce qu les haliants de @ pays aient eu le courage, je pourrais dure fn bardicssse, d'entreprendre In censtruction d'un chunin de fer du Pacifique Canadien, et je crois que l'histoire leur en tiendra compte Lorsque les Llaus- Unis, avec une population de pius de 38,500,000, entreprirent de construire un chemin de fer transcontinental, l'univers en fut étonné. Ce projet aftira Pattention du monde civilisé, et chaque jour la presse anuonça comme un fait élonnant que lus

pe tn

Etats Tluis avoient ontreprik La consttietion des cheuins de fur Unron ot Central Partie. Or, 1ous opt dit qu'ileou fallait de houncoup que le Union et Le Central Parijie Jussent aussi longs que Île eberahode Pr du Pacifique Canadien Le Union ot Le Central Paniie ne canvruent quenviton 1,900 iilles de chemin, Landis que le choain de fer canadion du Patique soul en couvre 2,5 {lrnilles ; et cependant qaatre millions et dni de Canadiens, que nous éfions alors, ont eu ls contago d'enireprendre nn ouvrare plus grand que celui entrepris por 389000 d'aubitants aux Jftats Unis, ol qu a ai provoqué Padiniration de Pnnivors Je dis, sans erint, qne lFhistoire ne nons fournit pas d'exemple d'une résolution plus eonragouse, pins hondie ot plis énergique ue eviln prise par le couvernonent dt Cutod, lorsqu'il dit : Nous avons ua sgnifique Nord-Ouest à développer. Nous avons sous noire rontrèle et notre administration une grande vonfrén, Jr anoitié du continent de FÂAinérique Septentrionale. doné nous répondons ; et, avec ces rosponenbililés, nous orerons faire &e que onls des hommes qui sentent qu'ils peuvent compiler avec confiance mur les ressonrecs d’'an grand pays, de la moitié d'un continent devraieut cser entreprendre ; ot #1 la génération actuelle ne nous en dopne pus crédit, le fait que nous aurons cu le conrage ct Ja hardiesss de nous charger d'exécuter ce srand mrojel sera dans los fomps futurs regardée Lomme Ja réalisation de l'une de plus grandes idées de ce siècle. La Providouce nous a farorisés. Dieu et Ja natue ont tract à La surface dun Canada lu ronte la lux courte et la meilleure pour un cheinin de fer trans-continental. La Provideuceatracé dans jes limites de notre pays, et à notre porté, une Eune de connnnnication d'un océan à l'autre, la plus vontte wi soit possible de trouver, une route plus courte qu'ancane autre enire l’est et l’ancien monde. la frovidence a placé dans nos limites une ligne de £hewtu de ler. dont une plus grande partie traverse an pays plus fertile que nulle part ailleurs'sur le continent aufricun. La Providence a mis dans nos maine sf sous notre adininistration une ligne de

{si

ehunin de fer dont 16 défilé à Lravers les montagnes Rocheuses est plus bus, Ju section des iwontagnes Rochenses plus courte, of ln chute de la noigo motus orlo que sur Les chemins de fer dun Pacilique Northern, Union où Central Lorsque cette Tone soïn Létainée, une personne de Chicago, pour ne pas parler de nos propres gens -.qni désireme ge rendre eur ia côte dr Pacilique, ave plus court à prendre Je chemin de fer da Pacifique Canadien ant poiut Le plus ragproch6 possible ct 4 passer par Port-Moody, s'assiuuut par Ki eu voyauwe plus court que si elle se rendait à San Francisco dans son propre pays. Dans ces circonstances le gouverne saent du Canada s'est acquitté de Je qu'il croyait ètre son devoir vis-äevis di pays, eu 80 chargeant comte il le Fait de celte question.

Je dis, M. l'Orateur, qu’en présence du développeamont sans exemple et sans précédent qui a suivi nos efloris sous ce rupport, nous manquerions à 1108 obligeiions et nous serions déloyaux à l'égard de notre pays, si nous refusions d'adopler Jes moyens simples qui sont actuellement proposég À la Chanbre do réaliser le prompt parachèvement de cette grande vntrep'ise nationale. Je sais Lrop bien jusqu'à quel potul cette question du chemin de fer Canadien du Pacilique est ancrée dans ls cœur et l'esprit du peuple canadien pour hôsiter Le inoins du moude à croire que le porlement donnera dans cette occasion, comme 1 Fa fait précédemment, un appel cordial et œénérenx à la proposition du gonvernement,

Nous serions indignes de la position que nous oceupons—lc la position avancée que nous oceunpous sur eo conlinent relativement à cvitte craude question naliourle—si, après avoir mis la main à la charrue, nous allions reculer, du manquer un instant au devoir qui nous esi dévolu de terminer ceile grande entreprise uationale Le plus 161 qu’il nous sera possible de le faire.

Voyons un instant ce qui arriverait sl nons rocufions dans ce moment. Nous avons, par l'exécution rapide de cette gigantesque entreprise, conquis aux yeux de la mère-patric et de l'univers ane position,

un état qu'il aurait é{6@ impossible au Canada de s'agguror on Vingl années par aucun aulra inoyen. En présence de ce fait patient of appareut, rolutivement à celte grande question, lé peuple du Cannda nous demandera, lorsque l'occasion se présente d'obtenir, sans qu'il en coûle au pays un rent dollar de anbveéntion additionnelle, Je parachévemunt en doux années d'un ouvrage qui, autrement, ne serait ter. miné qu'en 1491, le peuple dun Canada nous demundora d'adopter, sang hésiter, dans les intérêts du pays, la ligne de conduité indiquée dans ces résolutions,

Comme je l'ai déja dit, je demande ceci non dans l'intérêt d'un gronpe d’homme-—non duns l'intérêt Ale la cotmpagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien--meis je le demande à cette Chambre, M. l'Orateur, comme Les habitants de ce pays nous le demanderont dans l'intérét du pays auquel noue appartenons, du Canada dont nous nous enorgueil- Hsons à si juste titre.

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