RETRAIT DES TROUPES ANGLAISES DU CANADA
autorisant l'emprunt ; aux ordres du Gouverneur en conseil ; aux dépêches du 17 mai 1869 et du 4 août 1869, les dits ordres ayant servi de base aux dépêches subséquentes de Son Excellence le Gouverneur général du 28 octobre 1869, Le soussigné a annoncé, en séance, à la Chambre des Communes, qu'il recommanderait de repartir les dépenses pour ces travaux sur cinq ou six années, dans des proportions à peu près égales, d'exécuter les premiers ouvrages à Montréal, Kingston et Saint-Jean, N. B.
En ce qui concerne les conditions dont parle la dépêche du 12 février 1870, et qu'exige le gouvernement impérial pour la réalisation nécessaire de l'emprunt sous la garantie impériale, le soussigné a fait rapport hier à Votre Excellence du croquis de bill communiqué dans la dépêche du 7 avril dernier.
5o. Quant aux casernes et aux fortifications, y compris lesterrains militaires et les ouvrages des postes que l’on se propose de céder au Canada immédiatement après leur évacuation finale par les troupes de Sa Majesté, le gouvernement du Canada sera prêt à accepter cette cession aux conditions énoncées dans la dépêche du 12 février dernier, à savoir que si, à quelque époque future, des troupes étaient envoyées en Canada pour la protection des intérêts coloniaux, ce gouvernement leur fournira des casernes et des logements, à la satisfaction du gouvernement de Sa Majesté. Le gouvernement impérial sait que l'entretien de ces casernes et fortifications ainsi cédées imposera nécessairement des dépenses considérables au gouvernement canadien.
60. Le gouvernement du Canada a appris avec plaisir et reconnaissance que le gouvernement impérial a ordonné que les menues armes, déjà fournies sous l'emprunt, soit 43,870 carabines et fusils, deviennent sans conditions la propriété du Canada,
fo. Le gouvernement du Canada offre ses remerciements pour l'intention déjà exprimée de ne pas retirer à présent les 25,000 sniders tenus en réserve en Canada.
80. La déclaration, contenue dans la dépêche du 12 février dernier, que les arrangements y mentionnés sont temporaires et faits, pour un temps de paix, qu'ils n’ont aucunement pour objet d’affecter ou diminuer les obligations existant des deux côtés en cas de guerre avec l'étranger, est très satisfaisante pour le gouvernement canadien, qui reçoit avec plaisir le renouvellement des promesses contenues dans la dépêche du 17 juin 1865, où le gouvernement impérial a pleinement reconnu qu’il était obligé de
défendre chaque portion de l'Empire par tous les moyens en son pouvoir, sur l’assurance donnée par les ministres canadiens alors à Londres, que le Canada était prêt à employer toutes ses ressources, son argent et ses soldats, pour conserver les liens qui l’attachent à la mèrc-patrie.
GEO. ET. CARTIER
Ministre de la Milice et de la Défense.
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