‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 235 sur 247 · AUX ÉLECTEURS DE PROVENCHER · texte numérisé non relu

AUX ÉLECTEURS DE PROVENCHER

m'élire par acclamation pour cette division électorale, mais la presse des affaires publiques, et aussi l'état de ma santé, sont los causes du délai que j'y ai apporté,

Vouillez bien croire que je vous suis personnellement reconnaissant de ce que vous avez fait pour moi en cette occasion.

Je vous envoie, avec la présente, une lettre de romerciment aux électeurs de Provencher. Je serais heureux de la voir publier dans le Métis, aussitôt l'arrivée de la présente,

Croyez-moi bien, Mon cher monsieur LaRivière, Votre dévoué serviteur, GEO.-ET, CARTIER.

A.-A.-C, LARivière, Eon.

Winnipeg.

Aux Électeurs de Provencher, Messieurs,

Je dois de suite vous remercier de l'honneur que vous venez de me faire en m'élisant par acclamation pour représenter votre * .téressante division électorale dans les Communes de la Puissance du Canada.

Je ne pouvais m'attendre à ce degré de confiance de votre part. Je ne sais si je m'abuse, mais ma conscience et ma conviction semblent me dire que mes collègues et moi dans le gouvernement de la Puissance, avons, dans la mesure de notre pouvoir, fait ce qu'il nous a été possible de faire pour rendre justice à votre province et la doter d'institutions politiques qui la mettent sur un pied d'égalité avec les autres provinces, Pour l’accomplissement de ce projet, il nous a fallu lutter contre beaucoup de préjugés. J'ose présumer que duns l'élection que vous venez de faire, vous avez dû prendre en considération non-seulement ce que j'ai pu fuire moi-même comme ministre pour assurer le bien-être et la prospérité de votre province, mais aussi ce qui a été fait par le gouvernement pour réaliser un si désirable objet.

Vous et votre province avez des amis sincères dans les ditférentes provinces de la Puissance et spécialement dans la bonne vieille province de Québec, qui a toujours sympathisé et ne cessera

jamais de sympathiser avec vous, et qui fera toujours tout on son pouvoir pour que la concorde et l'harmonie, qui heureusement règnont ches elle entre les différentes races et les différentes croyances religiouses, règnent de même chez vous entre los différentes races et los différentes croyances religieuses qui divisent les habitants de votre province,

Je puis vous donner l'assurance que le grand parti conservateur de la province de Québec, qui a tant contribué par son influence, à doter votre province d'institutions libres, apprécie avec gratitude l'acte électoral que vous venez de fuire,

Quant à moi, je n'ai pas besoin de vous dire que j'apprécie aussi avec gratitude ce gracieux acte de votre part, et que je l'apprécie d'autant plus que l'honneur que vous m'avez fait n été un acte que je n'avais nullement sollicité,

Soyez certains que je ferai toujours usage du mandat que vous m'avez confié de manière à vous prouver que vous avez choisi pour vous représenter, un ami sincère de votre collège électoral, aussi bien que de votre province,

Jo sais qu'au moment où vous m'avez acclamé, il y avait plusieurs candidats qui sollicitaient vos suffrages et que naturellement vos affoctions et votre confiance politiques devaient être divisées entre ces candidats, Je ne puis donc faire autrement que de reconnaître l'acte bienveillant de ces candidats, qui, spontanément, se sont retirés de la lutte, pour vous permettre de réunir vos suffrages sur ma personne,

Je suis chagrin d'avoir à vous dire qu'il me faut immédiatemont aller faire un voyage d'Europe dans l'intérêt de ma santé, et tout en vous offrant mes souhaits sincères de prospérité et de bien-être pour vous et pour votre province, je prie Dieu qu'il bénisse l'objet de mon voyage ct qu'il me ramène à ma santé ordinaire pour que je puisse reprendre mon travail politique dans l'intérêt de votre collègo électoral, aussi bien que dans celui de votre province et la mienno, et dans celui de la Puissance.

J'ai l'honneur d'être, Messieurs, Votre très humble et très dévoué serviteur,

GEO.-ET. CARTIER Montréal, 21 Septembre 1872.

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