‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 55 sur 247 · LES ÉCOLES COMMUNES · texte numérisé non relu

LES ÉCOLES COMMUNES

est réservée une somme de £500 ! La part du Bas-Canada sera de £1000, attendu le grand nombre de gens pauvres dans certaines parties de la province.

La quatrième résolution affecte le même montant qui a été accordé pour le Haut-Canada,—à la publication d’un Journal de l'Instruction Publique—lequel rendra d'immenses services aux inspecteurs et aux deux mille instituteurs du Bas-Canada, ainsi qu'à leurs élèves.

La cinquième résolution consacre £500 aux pensions des instituteurs mis à la retraite. Cette somme est égale à celle que reçoit le Haut-Canada. Il faudra, cependant, que chaque instituteur verse £1 par année au fonds de retraite pour avoir droit à la pension. Et le chiffre de cette pension ne devra pas excéder le montant que formeraient, en se totalisant, six piastres par année pour la période de temps durant laquelle l'instituteur aura enseigné et contribué au fonds de retraite.

La sixième résolution attribue au surintendant la distribution de la subvention aftérente à l'instruction publique.

La septième résolution pourvoit à la création d’un conseil de l'instruction publique, revêtu des raêmes pouvoirs que ceux conférés au conseil du Haut-Canada. Il se réunira de temps à autre pour faire des réglements relatifs à la direction des écoles qui relèvent des commissaires. Il classera les écoles et les instituteurs, règlera le mode d'enseignement et les affaires de l’école normale, ainsi que ce qui concernera les bureaux d’examinateurs, dont le nombre doit être accru. Il choisira ou publiera lui-même, s’il y a lieu, les livres pour les écoles ; il pourra aussi annuler les diplômes décernés aux instituteurs par les écoles normales ou les bureaux d’examinateurs, en cas de mauvaise conduite.

La huitième résolution porte que les secrétaires-trésoriers recevront pour leur rétribution huit pour cent des sommes qui leur passeront par les mains, au lieu de quatre pour cent comme ci-devant, Jusqu'ici les commissaires ne pouvaient faire remplir à leurs officiers tous les devoirs de leur charge sans une rémunération supplémentaire. Et la confusion où se trouvaient leurs comptes entraînait des ennuis sans nombre pour les inspecteurs et les commissaires,

M. Durresne.—Je voudrais savoir si l’on augmentera les allocations destinées aux écoles communes,

M. Carrier.—Certainement. Elles ont été augmentées l'année dernière même. Je n’ai pas d'objection contre l'exercice par le peuple du droit de se taxer autant qu'il le voudra ; mais il ne faut pas l’effrayer, car c’est la crainte des taxes qui a presque toujours provoqué des troubles dans le pays. Il faut donc avancer sur ce terrain avec précaution.

Quant aux écoles-modèles, elles sont déjà réglementées, et leurs allocations seront puisées dans le fonds de l'instruction supérieure créé par les autres résolutions, Nous avons, en outre, des collèges où les élèves peuvent s’instruire à aussi bon marché qu'aux écolesmodèles de comté. Sans doute, le gouvernement grossira le fonds scolaire, lequel déjà s’est accru toutes ces gnnées dernières. J'espère que l’augmentation sera plus considérable encore cetie année. On a dit que la balance en caisse diminuerait graduellement, à mesure que l'on apprécierait mieux les avantages du fonds de l'instruction publique. Mais les revenus provenant des biens des Jésuites devront s’accroître, avec une moilleure administration, soit par les ventes ou des placements plus productifs, et nous espérons que d'ici à deux ou trois ans, ces revenus seront de £15,000 à £16,000 par année.

Des £38,000 versés dans le fonds de l'instruction publique du Haut-Canada cette année, £24,000 ont été affectés au maintien des écoles élémentaires, ce qui est le plus fort montant distribué jusqu'ici à ces institutions dans cette partie du pays.

Le bill prescrit que les écoles de district seront soumises à la surveillance de nos inspecteurs à partir du mois de juillet 185%, de même que les instituteurs.

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PRONONCÉ LE 12 AvuIL 1856

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