‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 85 sur 247 · PRONONCÉ A L'UNIVERSITÉ LAVAL DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

PRONONCÉ A L'UNIVERSITÉ LAVAL DE QUÉBEC

L'année 1860 fut témoin d'un grand mouvement dans le Bas-Canada, qui atteste l'esprit de foi de nos populutions et leur inaltérable attachement au Souverain Pontife, La rébellion avait éclaté dans la province de l'Emilie, Sa Sainteté Pie IX pria l’empereur des Français, Napoléon II, de vouloir bien, dans le congrès de Paris, assurer son puissant patronage à l'inviolabilité de sa souveraineté temporelle, L'empereur conseilla au Pape de renoncer à la possession des provinces rebelles, disant que c'était le seul moyen de remédier aux bouleversements dont il se plaignait. Pie IX fit alors une encyclique, dans laquelle après avoir exposé ces faits, il demandit les prières de tous les catholiques et leur concours dans une protestation solennelle contre les sacrilèges attentats commis au détriment de la souveraineté civile de l'Eglise Romaine. L'appel du Saint-Père émut tout le Bas-Canada, nos églises virent les plus ardents témoignages de foi, dans toutes les villes, nos orateurs rivalisèrent d'éloquence pour se faire les interprètes du sentiment religieux et les champions du droit et de la justice. L'une des démonstrations les plus imposantes eut lieu dans la salle de l’Université Laval, et c’est à cette occasion que l'honorable M. Cartier prononça le discours suivant, où apparait à un si haut degré son esprit religieux.

Monseigneur et Messieurs,

Je suis heureux de pouvoir, publiquement, témoigner toutes mes vives, toutes mes ardentes sympathies pour le Saint-Père, soumis aujourd’hui, à tant de tribulations. Je tiens une résolution, que je

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