LB DOUBLE MANDAT
mais il se prdsento d'&ntres difflcultés dont il voudra bien « se BOuvenir l'année prochaine, je l'espère, députa de Montcalm leaafwt valoir, avec beaucoiipde force; mon tour, je m'étonne que l'honorable proposant du bill, qui Jlend imbu de principes 1res libéraux, fasse cette tentative, jtreindre la liberté du peuple dans le choix de Bee représen- Ce bill, fllt-il adopté, la Chambre ne serait pas plufl en [>ir de conleetor & la Couronne son droit de faire un sénateur membre d'une législature provinciale conformément 4 l'Acte Lménque britannique du Nord. (Il cite l'article.) Pourquoi, 18 ne pouvons empêcher un membre d'une législature profile de siéger dans l'autre Chambre fédérale, eesaierions-nous xclure de celle-ci ? L'esprit de la com^tilution eet tout à fait ié au principe du bill.
'honorable député de Both wcll est fermement résolu à expulser Communes les membres des législatures locales, qu'il prépare lion publique dans lus provinces pour arriver & son but Les atures ont les pouvoirs nécessaires pour décréter cette inélilé. Elles peuvent décider que ni les sénateurs ni les députés aux ne siégeront dans leurs Chambres. Il n'appartient pas à irlement de le faire. Laissons donc aux provinces l'initiative smcsure». Déjà les législatures de la Nouvelle-Ëcoase et du reau-Brunewick ont usé de leur pouvoir. Que celles d'On-
et de Québec suivent leur exemple, si elles le trouvent à
SDR LES
BIPORTATIONS ET EXPORTATIONS
A LA CHAMBRE DES COMMUNES
L'honorable M. Dorion Ût motion, à cette séance, pour obtenir un relevé des importations et exportations du Canada par année, depuis le ter janvier 1853 jusqu'au 1er janvier 1869, avec un état spécial des importations et exportations aux Etats-Unis. Cet état devait aussi indiquer la valeur des articles qui chaque année avaient été admis en franchise ou l'auraient été sous l'application du traité de réciprocité. M. Dorion traça en même temps un tableau très sombre de la situation. Dans les trois derniers mois, dit-il, deux cents personnes sont tombées en faillite, près de quarante faillites par semaine ont eu lieu dans les provinces d'Ontario et de Québec seules, et un grand nombre de Canadiens ont pris la route des Etats-Unis pour aller s'y fixer. Le remède, suivant M. Dorion, était le renouvellement du traité de réciprocité qui avait fait augmenter nos importations des Etats-Unis de onze millions à vingt-six millions, et nos exportations de huit millions à trente-quatre millions. L'honorable M. Rose, ministre des finances, soutint qu'un commerce excessif, que des importations excessives étaient plutôt la cause des faillites que le manque do réciprocité. Il reconnut l'importance de relations plus libres avec les Etats-Unis tout en soutenant que le Canada pouvait vivre indépendamment de ses voisins. L'an dernier, ajouta-t-il, pas moins de cinq navires chargés de bois quittèrent le seul port de Montréal pour l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud. Après des discours de MM. Huntington, Mackenzie, Young, Chamberlan et Anglin, sir Georges Cartier exposa ses vues à son tour.
M. rOrateup,
Je suis d'avis que la motion de rhonorable député d'Hochelaga est tout à fait opportune et que nous devons l'adopter. C'est une