‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 251 sur 286 · DE LAPRAIRIE · texte numérisé non relu

DE LAPRAIRIE

Le 3 juillet, sir Georges Cartier alla visiter le camp des volontaires à Laprairie, en compagnie du général, sir Hasting Doyle. Ils traversèrent le fleuve à bord du bateau à vapeur Laprairie, et ils furent reçus par un détachement de cavalerie qui les attendait pour les escorter jusqu*à la ligne des troupes que formaient trois brigades. Après l'inspection, les volontaires rentrèrent au camp, et les distingués visiteurs se rendirent au quartier-général où il y eut présentation des officiers au ministre de la milice. En réponse à quelques observations de lord Aylmer, commandant du 54e bataillon, au sujet du système volontaire, sir Georges Cartier porta la parole.

Messieurs les Volontaires,

C'est avec plaisir que je vais répondre aux remarques de lord Aylmer sur la milice volontaire. Mais, avant tout je dois vous féliciter sur l'organisation de votre camp. Il est le plus grand qui ait été formé cette année en Canada.

Je n'oublie pas que le nombre considérable des hommes présents est dû aux efforts des officiers. Le système de la formation de camps n'a été mis bien en œuvre que cette année. L'adjudant général, dans un de ses derniers rapports, avait proposé l'établissement de camps de district. J'ai cru l'idée bonne et j'ai amené le Parlement à voter un crédit de $75,000 pour payer les dépenses des camps. {Applaudissements.)

Déjà une partie do cette somme a été employée à organiser un camp dans la province d'Ontario où les officiers et les soldats ont répondu à l'appel avec un empressement qui prouve leur attache-

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