A L'OCCASION DE SON DÉPART POUR L'EUROPB
Immédiatement après la défaite de sir Georges Cartier à Montréal-Est, il fut résolu qu'il partirait le plus tôt possible pour Londres afin de consulter les hommes de Tari et d'essayer de rétablir une santé compromise par le plus rude labeur qu'un homme public ait peut-être encore accompli. La date de son départ de Montréal fut définitivement fixée au 27 septembre 1872. Sir Georges s'embarqua pour la Pointe-Lévis par le train du soir du Grand-Tronc, et beaucoup de ses amis l'accompagnèrent à la gare pour lui faire leurs adieux qui devaient être les derniers. Ce fut une scène touchante. Le 28, sir Georges arrivait à la Pointe-Lévis où l'attendaient beaucoup de citoyens de cette ville et de Québec. Parmi ces derniers qui avaient traversé le fleuve à bord du passeur le William^ l'on remarquait son vieil ami, M. le grand-vicaire Cazeau et messieurs les abbés Benjamin Paquet et Beaudet, du séminaire, qui représentaient le clergé, M. Pierre Gameau, maire de Québec, qui accompagnait madame Lusignan, sœur de sir Georges, l'honorable M. Chauveau, premier ministre, l'honorable M. Cauchon, les honorables MM. Fraser de Berri et McGreevy, messieurs les députés Langlois, Robitaille, Blanchet et A. Chauveau. le colonel Strange, le major Amyot, aide de camp, et grand nombre d'autres. Les citoyens de Lévis lui présentèrent l'adresse suivante :
'• A l'Honorable Sir Georges-Etienne Cartier, Baronnet, Membre du Conseil Privé du Canada, Ministre de la Milice et de la Défense.
'' Les citoyens de Lévis, à l'occasion de votre départ pour l'Europe, désirent vous témoigner leurs sentiments d'estime et de respect pour les hautes qualités personnelles qui vous distinguent, et aussi leur reconnaissance pour les grands services que vous avez rendus à votre pays depuis près de vingt^cinq ans.
" Dans toutes les circonstances, vous vous êtes montré à la hauteur des positions importantes et difficiles où vous a placé la confiance de vos com-