LES JOURS FÉRIÉS
fort critiquables. Il y avait, par exemple, six jours de grâce pour les billets. Ce délai était trop long et nuisait au comuierce ; je le fis abréger, et la loi de 1849 mit sur le même pied les billets promissoires et les lettres de change.
Aussitôt après l'adoption de cette mesure, un inconvénient se produisit : les banques ne savaient tix)p quand expirait le délai pour le protêt d'un billet, s'il s'agissait d'un catholique. Après quelques pourparlers avec les caissiers de ces institutions, nous arrêtâmes de lixer par une loi spéciale les jours fériés, de manière à accommoder les banques pi*otestantes et les banques catholiques. Ce changement fut généralement approuvé.
En 1850 et 1851, quelques légères modifications furent apportées à l'acte relativement au temps prescrit \yo\ir le protêt des billets. C'est ainsi qu'il n'y a plus maintenant que trois jours de grâce. Il est donc étonnant que nous soyons appelés à clianger une loi qui, adoptée en 184:9, a été amendée dans les deux sessions suivantes, quand pas une seule banque n'a encore à cotte heure envoyé do pétition pour sa modification.
SUR