‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 52 sur 286 · A TORONTO · texte numérisé non relu

A TORONTO

Les citoyens de Toronto donnèrent un grand dîner à sir William Logan, notre Tameux géologue, pour reconnaître les services quMl avait rendus au pays comme Tun de nos représentants à l'exposition de Londres. Son Excellence sir Edmund Head, le gouverneur général, était présent, et prononça un discours excessivement élogieux à Tadresse de sir William, qui venait de recevoir de l'empereur des Français la croix de la légion d'honneur. Parmi les autres orateurs se trouvaient M. J.-B. Robinson, le maire de la ville, M. George Brown, Thonorable M. Cayley, etc. Après la sauté de la Reine, le président proposa la santé de l'empereur des Français, et pria l'honorable M. Cartier de répondre. L'orateur reçut une véritable ovation en prenant la parole.

M. le Président et Messieurs,

Vous m'appelez à répondre au toast qui vient d'être bu avec tant d'enthousiasme. C'est un honneur que j'apprécie plus que je ne saurais le dire.

L'empereur des Français nous est devenu tout particulièrement cher depuis le jour où il a contracté l'heureuse alliance qu'il a plu à notre reine d'accepter. Cette alliance a été formée pour combattre et dompter la barbarie, et, comme l'un des descendants de la grande nation à laquelle appartient l'empereur, je m'en félicita à tous les points de vue. S'il est quelque chose qui distingue la race anglaise, c'est la noblesse de ses sentiments et sa sincérité. L'empereur des Français a raison de compter sur cette sincérité. Pour moi, il me semble que son jour le plus heureux n'est pas

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