‹ Discours de Sir James Grant, M.P., sur le budget [microforme]Chapitre 1 sur 1 · Discours de Sir James Grant, M.P., sur le budget [microforme] · texte numérisé non relu

Discours de Sir James Grant, M.P., sur le budget [microforme]

immense de cette question, à son union intime avec | ges" Et je suis on ne peut plus heureux et con-les progrès de notre jeune pays, et encore plus, à | tent, d'apprendre que nos hommes publics, après l'audition desdiscours profondsqui ont été prononcés begmsidération attentive, pleine et entière, ont des deux côtés de la Chambre, par des hommes tecepté la responsabilité de donner au por du

qui ont vieilli au service de leur pays, j'aborde |'Canada, par leurs efforts patriotiques et « Mais | mes d'Etat, un degré de protection qui, tout en

cette question avec beaucoup d’hésitation.

hom-

en me rappelant l'importance de la question, el,kne pesant pas d'une manière exagérée sur le peuple, jugeant qu'il est grandement désirable que tous | plotège toutefois ses travaux et place le pays dans ceux qui ont à cœur les intérêts de leur pays, ge | tfne position qui lui est absolument nécessaire pour

prononcent sur cette question même, je profite de |sa prospérité. équivoque.

cette occa..ion pour dire quelques mots.

Je suis convaincu, —et :! y a longtemps que je nourris cette conviction—je suis convrincu, dis-je, que, pour un jeune pays comme le Canada, ayant

’immens?s ressources inexploitées, il est absolument néc'ssaire, pour la prospérité du peuple, que ses intérêts soient franchement protégés. Nous vivons à côté d’un grand pays, d’un pays qui, déjà puisamment riche, possède, en outre, des ressources énormes, d’un pays qui marche à grands pas dans la voie des progrès modernes, Fou avons été témoins de l'avancement rapide de ce pays, et si nous ne voulons pas rester e1 arrière, il importe que nous concentrions nos forces de manière à lu*‘er contre la capacité remarquable de production manufacturière et agricole de ce pays. Ils ont en leur faveur le climat ; ils ont les ressources. Leur population se compose en grande partie d’une agglomération d'étrangers venus de diverses parties du monde, qui, par leur activité, ont élevé cette grande république à la position éminente qu’elle occupe maintenant parmi les nations de la terre. L’enfance de notre vays exige, non seulement une influence protectrice, mais une influence défensive, et cette influence a commencé à s'exercer, en 1878, lorsque, p&r le vote presque unanime du peuple, lorsqu'il fut décidé 0 bte les ressources du Canada, et les travaux, et la richesse, et la force de notre peuple cesseraient d’être déposés, comme un tribut, aux pieds de la grande république américaine,

nature et pour cette raison, je crois qu'il est exçessi-

L'instinct de la conservation . personnelle est une règle générale imposée par la

On a accordé ce qu'il fallait, sans

Quinze années se sont écoulées depuis que notre

rantl vieux chef, parlant dans le district de la Baïe 4 Quinté, annonçait au peuple de ce pays que, après avoir donné à cette question la plus sérieuse considération, il prétendait qu’il était absolument nécessaire d’inaugurer une politique destinée à surmonter toutes ces difficultés contre lesquelles le peuple avait alors à lutter. Cette politiqu était une politique de protection. Et je demanderai à tout homme de bon sens s’il n’est pas évident que, durant ces quinze années, les ressources du pays se sont développées d’une manière très remarquable ? Nos industries ne sont-elles prospères? Nos manufacturiers n’ont-ils pas atteint ua degré élevé de prospérité? Notre population n'est-elle pas heureuse et satisfaite ? Nos artisans et travailleurs ne recoivent-ils pas un salaire justement rémunérateur ? Un homme qui a étudié sérieusement la politique et ses résultats me dira-t-il que l'explication donnée par le ministre des Finances, dans l’admirable exposé financier qu’il a fait l’autre jour, n’est pas une revue sommaire, et saisissante de la situation, qui mérite d’être applaudie par le peuple du Canada, depuis Vancouver jusqu'à Halifax? Dans tous les branches d'industries, nous voyons lés gens activement employés, et nous avons grandement lieu de nous féliciter des résultats. Le: capitaliste trouve à placer avantageusement ‘son argent. Nous savons purfaitement que, à moins d’avoir une politique saine et solide, les capitalistes ne placeront pas leur argent daus des entreprises industrielles, La politique préconisée par nos amis

pote de la réciprocité absolue.

de l'opposition, depuis un grand nombre d'années, a été tellement changeante, qu'ils paraissent euxmêmes ne plus savoir où ils en sont, Nous avons vu l'honorable député d’Oxford-sud (sir Richard Cartwright) nous tracer le tableau le pre fantaisiste Après lui, vint

‘honorable député de Norfolk-nord (M. Charlton) qui a appuyé la même idée. En troisième lieu, survint Phonorable député de Queen (M. Davies, IP.-E.), qui voudrait avoir—ainsi qu'il dit- le traité de réciprocité le plus large possible, en conformité de l'indépendance commerciale et virtuelle du Canada. C’est une condition à large marge, mais au fond que signifie cela ? Que signifie l’indépendance pour le peuple canadien ? Nous savons he uerag bien que si nous arrivions à l’indépenance, nous n’y demeurerions pas longtemps, mais

ue nous serions promptement absorbés par les

ÿtats-Unis. Arrive ensuite l’honorable député de

Brant-sud (M. Paterson), qui voudrait avojr le commerce le plus libre possible avec les EthtsUnis, pourvu que cela s'accorde avec la dignité gt.l’honneur, et la stabilité des deux pays. MS

Que désire l'honorable député de Bothwefl M.

Mills) ? 11 veut un revenu des douanes. (Cdnment

arriver à concilier tout cela ? Les gens du Gañada qui veulent placer leur argent, ici, le placerqnt*ils sous un régime politique aussi vaguement définis ?Et aussi incertain ? Soyez bien convaincns que ‘est cette incertitude qui 2 laissé ces honorables mes’ seurs dans l’ombre, et que c’est la même causesqui a réellement retardé les progrès du pays, à raisomf, de leur influence sur leurs partisan. Le temps egf venu de préciser nos mouvements. Comme l'a dit Salluste : Réfléchissez longnement sur ce que votis devez faire, et quand vous aurez pris une décision, agissez en conséquence. Telle a été la doctrine dy rti conservateur pendant bien des années, au pnada, et c'est ce qui lui a valu les succès qu'il a° remportés partout. Ceux qui ont parcouru le pays, en tous sens, comme je l’ai fait, depuis longtemps, devraient savoir apprécier les résultats de cette litique. Il n’y a pas longtemps, je me rendais à côte du Pacifique, accompagné de lord Derby, et me trouvant là, pour la deuxième ou troisième fois, je pouvais juger des progrès opérés dans le pays. Je n’ai pu me défendre d'admirer les progrès gas s’accusaient de tous côtés. Des cités, des villes, des villages surgissaient de toute part, et toutes les industries paraissaient prospérer. Me dira-t-on que

ce n’est là une preuve de D'ORNTeS dans le vays ? Nous devons considérer les efforts du peuple

d’abord, et les résultats de ces efforts, et lorsque le pays nous fournit des preuves de progrès et de prospérité de ce genre, nous devrions être franchement satisfaits de la politique qui a si bien réussi aux mains du parti conservateur. Voulez-vous avoir une preuve évidente de la prospérité du pays ? Vous la trouverez dans les tableaux du commerce avec l'étranger, spécialement, en établissant un lèle entre les rapports de 1878 et ceux de 1893. otre commerce d’exportations et d’importations, l'année dernière, s’est élevé à une valeur de $247,- 638,629, contre $172,405,545. en 1878. N'est-ce là du progrès ? Je crois que ces chiffres ne rendent pes l'idée complète des changements considérables qui ont eu lieu, car nous savons que la valeur des produits a considérablement changé, Il est évident qu’en quinze années, de grands changements ont a se produire dans le pays. Nous constatons ces changements, non seulement ici, mais

ailleurs également, et les hommes pubiics du Canada ont dû proportionner leurs revenus et leurs efforts aux progrès du siècle dans lequel ils vivent. Les circonstances de jadis qui exigeaient une po que différente ont disparu, et nous devons adopter une politique plus énergique et plus vigoureuse pour le temps présent, comme l’a fait le ministre des Finances à cette session,

Il y a d’autres entreprises commerciales sur pied. Nous savons qu'il s'établit en ce moment un commerce interprovincial et provincial qui doit puissamment contribuer au développement du commerce général du pays.

L’honorable député qui a proposé l'amendement nous à dit, en termes éloquents, qu’à tout prendre, notre progrès commercial se réduit à peu de chose et est comparativement insignifiant. Les faits corroborent-ils cette prétention ? Loin de là. S'ilen était ainsi, comment expliquerait-on qu’en 1878, il a sufñ de $29,811,834 en billets du Canada et en billets de banque, pour la transaction des affaires du pays, tandis qu'il en a fallu $51,921,906, en 1893, pour les mêmes fins. L’escompte dans les banques était de $124,888,560 en 1878 et de $226, 000,000 en 1893 ; ce qui n'empêche pas l'opposition de prétendre qu’il y a un peu d’amélioration dans les affaires du pays. Les chiffres que je viens de citer donnent-ils raison aux adversaires du gouvernement? Au contraire, ils prouvent que depuis ls ans, il s’est accompli des progrès sans précédents dans toutes les branches du commerce d’un bout à l’autre du Canada, et malgré cela, on n’en continue pas moins à nous faire des descriptions désespérantes et à tout nous montrer sous les couleurs les plus sombres.

«Si les affaires du pays ont très peu augmenté, comment se fait-il qu’en 1893, elles aient nécessité dayise en circulation d’une somme de #226,000,000 ? Ntst-il pas consolant de voir que la politique nationale a non seulement augmenté le commerce intérieur du pays, mais à aussi accru notre commerce avec l'Angleterre, qui trouve aujourd’hui une concurrence redoutable dans les Etats-Unis. Ce fait seul a porté les Canadiens, qui, tout en chérisant leur pays et leurs foyers, aiment aussi la mèrepatrie, à se mettre à l’œuvre avec plus d'énergie Eve jamais, pour prouver qu’ils ont pleine confiance dans le pouvoir qui les protège, et qu’ils sont capables d'accomplir seuls leurs destinées.

Nos exportations en Angleterre étaient de $45,- 941,539 en 1878 et de 080,493, en 1893 : nos importations qui étaient de $837,431,180 en 1878, se sont élevées à $43,148,413, en 1893.

Les honorables députés de la gauche nous disent souvent que le tarif, dans son ensemble, pèse plus sur les importations d'Angleterre que sur celles des Etats-Unis. Ce reproche est-il fondé? Que constate-t-on en étudiant la question ? On constate qu'environ 40 pour 100 des produits que nous importons des Etats-Unis, sont admis en franchise, tandis que pour les produits importés d'Angleterre, cette proportion n’est que de 25 pour 100, La prétention de la gauche est donc insoutenable. Plus on étudie, plus on scrute les libéraux, plus on découvre clairement l sausseté des déclarations qu'ils ne cessent de faire an peuple.

On constate aussi un accroissement commercial avec Jes Antilles et avec l'Australie, et il m'a fait pue d'entendre le ministre de l'Industrie et du

ommerce exprimer sa conviction que notre commerce avec ce dernier pays va devenir très considé-

convaincu.

Lorsque j'ai lu l’intéressante conférence de l’honorable député de Bruce-nord (M. MeNeill), donnée à Londres et plus récemment au Canada, sur la question du commerce entre les colonies, ce qu’il appelle commerce préférentiel, on peut être certain que j'ai partagé tous les sentiments qu'il a exprimés,

Il est indiscutable que c’est de ce côté qu'il nous faut chercher l'expansion de notre commerce, puisqu'on élève une muraille de Chine, entre nous et les Etats-Unis, et qu’on rend tout commerce avec ce pays presque impossible, à moins que le bill Wilson n'apporte des modifications importantes dansletarif. | Nous savons ce qu’a fait le tarif McKinley, et ce 4 que nous en avons souffert, J'ai été heureux d’ap-

rendre par le discours de l'honorable député de Ed nas que, non seulement les colonies-sœurs commencent À s’éveiller à l’importance d’un com- | merce préférentiel entre elles, mais que, même en Angleterre, où une crise sérieuse sévit actuelle-

ment, cette idée gagne du terrain tous les jours. t Le jour n’est pas éloigné où les différentes colonies anglaises devront étudier sérieusement, à fond, l'opportunité de commercer avec celles d’entre elles qui seront disposées à le faire, aux conditions les plus larges, les plus généreuses et les plus étendues, ce qui augmenterait la puissance et rehausserait le prestige de l’Empire. Je crois que l’honorable député d’Oxford-sud (sir Richard Cartwright) partage aussi les opinions de mon honorable ami sur le commerce intercolonial; car, dans son amendements il demande que le tarif soit remanié de manière à nous donner un commerce plus libre avec le monde

— do.

entier, mais surtout avec l'Angleterre et les Etatss ? diputé d'Oxford-sud (sir Richard Cartwright) au

Unis. En rédigeant ce paragraphe, il a dû avoir

un œil sur le papier et l’autre, sur l’honora}slte.été suspris au delà de toute expression, en enten-

député de Nimcoe-nord (M. McCarthy), dont il côn; naît les idées. Il existe une espèce d'influence magnétique entre eux, et je suis certain que cette influence s’est fait sentir au moment de la rédaction de ce paragraphe, afin de lui attirer le plus grand nombre d’adhérents possible.

J'ai lu et relu cet amendement, maïs je n’ai pu y trouver un seul mot au sujet de la réciprocité illimitée, où de l’union commerciale, projets que l’honorable député a si éloquemment préconisés à différentes reprises.

Nous avons modifié notre tarif ; pourquoi cette modification était-elle nécessaire ? Parce qu’il nous faut être à la hauteur des circonstances et marcher avec le temps. Si nous n'avions pas fait les changements proposés, nous serions en arrière’ de notre temps. L’honorable ministre des Finances a donné les raisons des changements apportés. Ila considérablement réduit pour les cultivateurs les droits sur les instruments aratoires et, quant au fil d’engerbage, le pétrole et autres articles de cette nature, les prix en sont considérablement modifiés.

La populat:.n désirait. des changements et le gouvernement les à accordés. Pourquoi? Parce

‘que le pays progresse, ses travaux augmentent, la richesse matérielle ajoute à sa prospérité, et il est possible, aujourd’hui, depréleverunrevenu suffisant,

sans recourir à des taxes excessives, et c’est pour ces raisons que le ministre des Finances à adopté la politique de progrès qu’il nous a exposée dans son discours sur lé budget.

sité devraient être admis en franchise, et pourquoi

rable, et, pour ma part, j'en suis aussi intimement | autant de droit quelles classes plus aisées aux com-

On prétend qu’en principe, les articles de néces- |

pas l thé et le sucre ? Les classes ouvrières ont | Bothwell (M. Mills), que sir John Macdonald aimait

|modités de la vie, et c’est pour cela que ces articles | sont mis à leur portée, à bas prix. On peut remarquer cette tendance d’un bout à l’autre du tarif. | Il y a cependant un article de ce tarif que j'aime: lrais voir modifier, et l'honorable ministre des | Finances m’excusera, si j'ose lui donner un conseil, —je veux pañler des droits sur les livres et la litté: |rature. Je considère que dans un jeune pays comme | le Canada, l'esprit à autant de droit que le corps à une nourriture à bon marché.

On développe les muscles avec du bœuf, mais our développer l’activité intellectuelle, il faut de {la bonne littérature et, dans un pays comme le nôtre, qui atteint aux plus hauts degrés de l’activité intellertrielle, qui possède dans toutes les carrières, | dans les sciences et la littérature, des hommes émi- |nents, qui nous font une réputation à l'étranger, il n’est, ue juste que dans nos écoles, nos collèges, | nos pfnivérsités, la littérature ne soit pas taxée.

Jg,ne Yeux pas imposer ma manière de voir à l'hangiable ministre des Finances, mais j'espère qu’il redorfialèrera la question, qu’il arriv-ra à une s0lufion Satisfaisante pour moi et pour ceux que je |réfnésênte ; car, je le répète, je suis d’opinion qué le Canada, qui est un jeune pays, devrait laissér |entef les livres en franchise et j'espère que le mi- : Inisÿ®e des Finances se rendra à ma demande, avant | Que’ le tarif soit définitivement adopté par cette Chæmbre.

°° y a encore une autre question que je désire Vtaiter, et elle touche de très près à la question | financière.

‘En écoutant l’éloquente réponse de l'honorable

discours du ministre des Finances sur le budget, j'ai

dant parler ainsi un homme d’une si grande culture littéraire, un homine si bien connu dans tout le Canada, un homme qui s’est distingué, il y a déjà des années, sur ce côté-ci de la Chatte qu'il a abandonné pour des raisons que je n’ai pas à donner ici. Je suis convaincu qu’au plus profond de | son for intérieur, depuis qu'il s’est séparé de son . | parti, il n’a jamais été entièrement satisfait, car il | n’a jamais obtenu aucun succès.

Dans ce pays, quand un homme appartient à un parti, il doit étudier à fond la politique et les ten- | dances de ce parti, et lorsqu'il est convaincu qu'ila raison, il doit agir pour le mieux de son pays, sans permettre à des questions d'intérêt personnel de :le fire dévier du droit sentier, car il ne doit avoir sa personnalité en vue : l'intérêt du pays doit primer toute autre considération.

| Dans le chef de la l’opposition, je vois un homme | hautement respecté dans tout le Canada, un chef de la grande race francaise dans ce pays, cette race, |qui, au point de vue historique et à tous les autres | points du vue, a tant fait pour le progrès du Canada, soit dans le parti de la réforme, soit dans le parti conservateur. Je considère la nationalité française comme faisant partie intégrante du pays au même degré que la race anglo-saxonne, et je ne doute pes qu'elle continuera à coopérer avec nous comme par le passé, qu’elle se tiendra en phalange serrée, saura toujours se mettre au-dessus des considérations rsonnelles et travaillera de toutes ses forces à ‘avancement matériel et à la prospérité de notre commiune patrie. ÿ Je vois aussi devant moi l’honorablé député de

fes rivières, sont presque libres pour la population et

à appeler l’Ersking May du parti réformiste, J'ai été surpris de l’entendre, à plusieurs reprises, recourir à des arguments, pour appuyer des théories commerciales qu'il sait ne pas convenir au Canada, Il me fait l'effet de ces philosophes raisonneurs, doués de beaucoup de talents et d’une grande habileté ; il peut occuper une chaire de droit, il s’est fait une belle position dans cette Chambre, il est toujours écouté avec attention et intérêt ; mais d’un autre côte, je ne crois pas que ses discours philosophiques sur la politique apportent beaucoup de force à son arti, qui pourra peut-être, un jour, occuper les nes du Trésor, après lesquels nos adversaires soupirent depuis si longtemps.

Je veux parler d’une grande industrie intimement liée aux recettes du pays, et relevant du ministère de la Marine et des Pêcheries,

Nos pêcheries sont une source de richesses inexploitées, et comme la question intéresse le revenu du pays et concerne le commerce, je profite de cette occasion pour faire quelques remarques au ‘sujet de cette grande industrie. e0°°

C’est un fait reconnu, en Angleterre, aujog'éd'hui, que sa marine marchande et ses marins off puissamment contribué à lui acquérir la positién'éininente et enviable qu’elle occupe, peut-être ‘plus

u’aucune autre industrie du royaume. Il epest : même du Cauaila, car sans vouloir compritt ‘les deux pays, nos 58,000 ou 70,000 pêcheurs, qui vixentt sur la mer, contribuent beaucoup à notre réputation, et c’est à eux que nous devons la gloire d’être da quatrième puissance maritime du monde. °°.

Il reste beaucoup à faire pour nos pêcheries, sôït d’eau douce, soit d’eau salée. Je sais que notre

fournissent une quantité presque illimitée de provisions alimentaires. S’imagine-t-on que cette pêche resterait longtemps libre sous le régime du libre-échange ? Avec le libre-échange, il faudrait

taxer toutes les industries et prélever un impôt:

direct sur les ouvriers, les cultivateurs et sur toute la population. On ne pourrait pas faire la moindre transaction dans le cours ordinaire des affaires, sans contribuer au revenu, comme cela se pratique en Angleterre, aujourd’hui, La taxe directe, en Angleterre, a atteint un tel chiffre, que les hommes les plus sages du pays se préoccupent de savoir s’il ne vaudrait pas mieux changer de politique fiscale. Nous savons tous ce que le libre-échange à fait en Angleterre : les fabricants étrangers vendent leur produits sur ses marchés et les fabricants anglais sont incapables de lutter, Lorsque Cobden et Bright introduisirent le libre-échange en Angleterre, le monde n’était pas ce qu'il est aujourd’hui. Par philantropie et générosité, les fabricants anglais permirent à leurs concurrents de l’Europe et d'ailleurs d'étudier leur outillage, et comme conséquence, nous avons vu des rails fabriqués sur le continent, être vendus en Angleterre et même à la Colombie Anglaise, comme un honorable député de cette province nous l’a expliqué, il y quelques jours. Les temps sont changés depuis l’adoption du libreéchange en Angleterre, Les fabricants du continent peuvent construire des machines et fabriquer d'aussi bons produits que ceux de l’Angleterre, et grâce au bas prix de la main-d'œuvre dans ces pays, ils sont en état de vendre à meilleur marché que les fabricants anglais.

. Le libre-échange n’a pas été un succès en Angle-

morue, notre maquereau, notre hareng ne fréquen-:| terre, et il pourrait encore bien moins réussir ici. ©

tent pas, heureusement, comme d’autres poissons, les eaux chaudes des Etats-Unis. Je ne prétends pds que les honorables députés de l'opposition désirent l'annexion, parce qu’ils ont exprimé une opinion contraire, et je ne doute pas qu'ils admirent le caractère britannique, tout autant que les députés de la droite ; mais je dis que la politique qu’ils poursuivent ne peut pas les conduire à la victoire.

Il nous reste aussi beaucoup à faire pour notre marine marchande. Nous savons ce que uos pêcheurs ont fait. Nous savons que M. Robin et Cie, de Jersey, ont acquis une fortune de plusieurs millions, en exploitant habilement les pêcheries du bas du Saint-Laurent. Il y a là place pour des centaines d’industriels, et ces pêcheries, au lieu de produire annuellement $19,000,000 comme à présent, pourraient donner deux et trois fois plus en quelques années. Nos pêcheries sont abondantes et fructueuses.

J'ai euile plaisir de visiter les vastes pêcheries de saumon sur la côte du Pacifique, où il y a six variété de saumons et où on en prend des quantités prodigieuses.

Les honorables députés de la gauche prétendrontils que ces pêcheries ne nous sont pas une source de revenu? L’an dernier, la ville de New-Westminster n’a-t-elle pas retiré plus d’un million et

“demi de ces pêcheries seulement ? Il y a quelque temps, j'ai rencontré un monsieur d'Angleterre qui avait visité la côte du Pacifique et qui me disait : les pêcheries sur les côtes et en pleine mer de ce pays, qui sont encore tout à fait inexploitées, seront une immense source de richesses pour le

Nos pêcheries d’eau douce, dans les lacs et les

Je crois que le temps n’est pas éloigné où nous verrons les hommes publics anglais entreprendre de môdifier leur politique fisrale : il n’est pas impos- ‘sible qu’ils adoptent des changements dans le genre de ceux que l’honorable deputé de Bruce-nord (M. McNeill) à exposés là et ici. p

Il est vrai que, dans un pays aussi étendu que le Canada et possédant de si énormes ressources, il est presque impossible pour un seul homme de se rendre maître de la question ; mais nous apprenons tous les jours et nous perfectionnons toutes les branches de notre gouvernement. Durant les quelques années que le ministre actuel de la Marine et des Pêcheries a été à la tête de ce ministère, des progrès considérables ont été faits. Il n’y a que très peu de temps, on à fait venir ici un homme d'Angleterre. Le professeur Prince était recommandé par lord Kelvin, comme une des meilleures autorités d'Angleterre, et il a été pendant plusieurs années le coopérateur actif du professeur Mackintosh lui-même, une des plus grandes autorités du monde entier sur les poissons, Depuis l’arrivée du professeur Prince au Canada, qu'est-ce qui à été fait ? De grands changements ont eu lieu dans nos pêcheries, et il s’en fera de plus grands encore. Il a découvert où il était absolument nécessaire de faire des changements, afin d’épargner le fretin et d’:17menter ainsi considérablement nos pêcheries canadiennes. J’espère que le jour n’est pas éloigné où nous aurons ici une station biologique, afin d’étudier l’histoire de la vie de nos poissons, tout comme on le fuit en Angleterre et dans les autres pays de l’Europe, et je crois que lorsque nous aurons un semblable département, l'on pourra faire encore beaucoup plus. Doit-on croire que toute notre science doit être dirigée vers le perfectionnement

| d, " Vv OT

de l’agriculture, ou à des expériences sur les matières qui servent à la nourriture ? Nous savons tous ce que la science a fait pour les cultivateurs, et nous evrions faire précisément la même chose pour nos heries, qui constituent un élément précieux pour

a nourriture de notre peuple.

Je n'ai aucun doute que le gouvernement prendra bientôt en considération l'opportunité d'établir ici une station biologique, afin « ‘apprendre à conserver notre poisson et à connaître l'histoire de sa vie,

L'honorable député de l’Ile du Prince-Edouard (M. Davies), nous a dit, il y a quelques jours, que le peuple de sa province souffrait de ce qu’il appelle une espèce d’atrophie commerciale. Il est heureux pour nous que les députés des provinces maritimes ne nous montrent pas d'atrophie musculaire. Je sais que les gens qui viennent de ces provinces sont doués d’une haute intelligence ex d’une grande force physique. Nous sommes toujours contents de les avoir avec nous, mais le plaisir serait beaucoup plus grand, si quelques-uns d'eux, comme l’honorable député dont je parle, voulaient nourrir d’autres idées qüe celles qu'ils expriment en cette Chambre. Ne savons-nous pas que l'Ile du Prince- Edouard, durant les dernières années, a fuit d’immenses progrès? Il y a aujourd’hui, dans cette île— je ne sais quelle quantité—des pêcheries de homard en plus grande quantité qu’il y a quelques années ; et les gens instruits cherchent maintenant les moyens de préserver le homard et les huîtres, et d'augmenter leur reproduction. Il my a pas de raison pour que nous n’ayÿons pas autant de succès dans nos pêcheries qu’on en a obtenu en Ecosse, où, par suite de l’étude historique de la vie du saumon, ou a réussi à rendre les pêcheries aussi abondanteé, qu’elles l’étaient il y a trente-cinq ou quarante ans.

On entend souvent dire que le peuple canadien pans plus de poisson qu'il n’en à absokment besoin. 11 n’y a pas encore longtemps, on a°

ris au moins 10,000 saumons, qu’on n’a pu utiiser, dans la rivière Fraser. N'est-ce pas un gaspillage, auquel, je l’espère, le ministère mettra un terme par de sages règlements ?

Je désire encore parler d’une ou de deux autres questions, au sujet de nos ressources maritimes, Nous avons une immense étendue de pêcheries qui, si nous y faisons attention comme je n’en ai pas de doute qu’on le fera avant longtemps, est destinée à SApporer un énorme revenu au pays. Je veux parler des pêcheries du nord de Terreneuve, près de la Baie d'Hudson, Que font les Américains dans ces eaux? L'égrefin, le inaquereau et la morue pêchés sur nos côtes, le sont surtout par des pure américains, Ces ressources importantes

e revenu sont négligées par nos pêcheurs, dont plusieurs préfèrent se livrer à la pêche du homard, Le fait est que nous n'avons que 55,000 pêcheurs ; tandis que l’Ecosse qui est toute petite en a 50,000, Nos pêcheries pourraient être doublées. Ne seraitce pas une augmentation de notre revenu ? Les pêcheurs de Grimsby et de Leith se rendent maintenant aux îles froides de Faroe, vers l'Islande, et font très bien ; tandis que nos gens possèdent des eaux poissonneuses au nord, avec d'importantes pêcheries, qu’ils peuvent développer et augmenter ainsi le revenu.

I] y a vingt-cinq ans, la valeur totale de nos pêcheries maritimes se montait à six ou six millions et demi de «allars, sans compter Terreneuve, qui produisait de quatre à quatre millions et demi de

dollars. Cette valeur est maintenant trois fois plus |

considérable, Nos pêcheries nous rapportent annuellement dix-huit ou dix-neuf millions de dollars ; tandis que celles de l'Angleterre, du pays de Galles et de l’Ecosse rapportent vingt-six ou vingt-sept millions de dollars. Le maximum de prises et le minimum de risques pour les pêcheries devraient être et sont certainement aujourd’hui ce dont s'occupe le ministère de la Marine et des Pêcheries.

La Baie d’Hudson est encore une autre source de revenus. Elle est le rendez-vous de ces espèces de grosses baleines, que les buleiniers estiment beaucoup savoir : la ‘‘ baleine blanche ”, et la baleine à ‘‘ tête. recourbée ”. La pêche de la baleine, dans les eaux canadiennes, est surtout faite par les Anéricains. Le premier navire américain qui est allé à la Baie d'Hudson dans ce but, est ‘‘l’Antelope”, une barque de 340 tonne. x, commandée pe George Taber, en 1861. «Elle revint avec 1,50 barils d’hnile et 24,000, livres de fanon de baleine, Depuis cette date, wi ou deux baleiniers anglais se sont rendus chaqifé wnnée à la Baie d'Hudson et en sont revenus chat{uè fois avec près de 10,000 livres de fanon de baleïié: sans compter l'huile. Le fanon de baleine est &fès apprécié aujourd’hui, car il vaut $5 la livre, dé *sorte que ces baleiniers ont dû réaliser en ntogenne #50,000 chaque fois qu'ils sont allés dañs4a Baie d'Hudson. [1 ne faut donc pas nous étopäier que nos voisins américains aiment à visiter ces gaux. On dit que le gouvernement russe exige aus, licence de $700 par saison des baleiniers qui tent dans la Mer Blanche, qui n’est pourtant pas mere clausum comme l’est la Baie d'Hudson. Je creis qu’il est grand temps pour le peuple de ce pays d'estroprendes de développer ces ndes réssources maritimes, et d'augmenter les richesses de nos pêcheries. Je ne blâme pas le ministre de la Marine et des Pêcheries de n’avoir pas entrepris ces travaux avant aujourd’hui, parce qu'il faudra dépenser des sommes considérables, faire certaines explorations et déterminer certaines pres avant que ces pêcheries puissent être utilisées, Je crois que nous avons un avenir brillant ; et en dépit des tristes pressentiments de l'honorable député d’Oxford-sud (sir Richard Cartwright), nous n’aurons rien à craindre, une fois que toutes nos ressources seront développées. Nous avons dans la Baie d'Hudson une mer intérieure presque aussi grande que la Méditerrannée, ayant des milliers de inilles de longueur, sur 600 milles de largeur, abondant en capelan que l’on dit servir de nourriture à la morue. Il y a quelques jours, j'ai aussi appris de la part d’un homme qui avait été dans cette région qu’il pensait qu’il existait là de riches pêcheries de morue. Pas moins de trente rivières se déchargent dans cette grande Baie d'Hudson.

L'une d’elles, la Nelson, est aussi large que le Mississipi, et sur chacune de ses rives magnifiques, il y a des champs fertiles. Elle contient beaucoup de poisson. Toutes ces ressources ne sont-elles pas d’une immense valeur pour notre avenir ?

M. Ogilvie, qui nous a fait une description i.1té: ressante du nord de notre pays, dans une des dernières livraisons du ‘‘ Canadian Magazine,” nous a dit qu’en nt par la Baie d'Hudson, il avait vu de magnifiques minerais d’or ; et le professeur Bell,

ui est peut-être celui qui a le plus étudié ce pays, dédlats qu'il existe là de très beaux spécimens de minerais d’or, On y a aussi découvert d’excellent : charbon anthracite et de lignite, et de riches forêts quideviendront certainement d’une grande utilitéau

ys. Avec toutes ces ressources, pourquoi ne|bestiaux, et de fait, il leur a enseigné comment | AL t-on pas le territoire de la Baie d'Hudson ? | wrgmenter leurs richesses et les revenus du pays. Ce serait tout à l'avantage du pays, et les cultiva- à ê teurs du Nord-Ouest ent en sénéficieraient, eux| M. LANDERKIN : Ecoutez ! écoutez ! qui sont obligés de vendre leur blé à des prix telle Fi RSA D PAPER À ? . ment bas, qu'ils ne peuvent réaliser aucun bénéfice, Sir JAM ES GRANT e 4 VAR l'honorable dé . n Ru uté me dit : ‘* Ecoutez ! écoutez !” il me permettra Est-ce la faute du gouvernement ? Non ; cela est Fa . y : ! : | de lui faire remarquer que c’est depuis les deux dû au fait que la production du blé du monde entier iuilee Aundde dont là dde dciloln Hi dépasse la demande, Quant à la Baie d'Hudson, , Lo Re Ë 2 x y ! plus de progrès, en Canada, sous la direction du nous savons qu'il y a quelques années, le gouverne- > À ne ni L :. | professeur Robertson, qui est le chef de la ferme ment à accordé une charte libérale pour y construire Pie “. ’ Â rh : < 1: PET expérimentale à Ottawa. C'est lui qui a enseigné un chemin de fer, parce qu'il comprenait l’oppor} : 24 :

: , : Û his A aux cultivateurs la manière de cultiver les grains cunité d'ouvrir ve grand territoire au commerce. destinés à la nourriture des animaux, pendant Quand ce chemin de fer sera construit, comme je l'hiver dal nobts HN à ot *s pe l'espère, dans un avenir prochain, Winnipeg sera , hell 5 à usé aussi près «le Liverpool que l’est Montréal. Ladis-| Quelques VOIX : Oh ! tance entre Winnipeg et Liverpool sera alors réduit de 1,400 milles ; et quand cela aura été fait, le prix | Sir JAMES GRANT: Froid pendant l'hiver, du blé des cultivateurs du Nord-Ouest augmentera ; | mais non pas toute l’année. car les meilleures autorités disent que le chenal de} Certaines gens disent que c’est un pays froid la Baie d'Hudson est ouvert pendant « uabre, mois et | Je dis que non. Pendant les mois d'hiver, les culdemi de l’année, La grande vallée de la: Sskut- tivateurs peuvent utiliser leur temps à engraisser chewan y trouvera aussi un débouché pour $s‘pro- | leurs animaux, à élever leurs volailles et à manuduits ; 1 Lo cctte she sera de a gt du beurre et du fromage. De cette mamerce, le développement de cette grande vallée se | nière, ils peuvent exercer leur intelligence, pendant fera d’une manière certaine et rapide, " ‘°° [toute l’année, au profit de l’agriculture, au lieu de j Nous savons que W innipeg n’était encore ques se reposer trois où quatre mois de l’année, comme l'enfance quand le parti conservateur lui a deg ils le faisaient autrefois, Quelle est la conséquence des moyens de communication avec le inaqnde | de cela? Nos produits, par leur amélioration, par entier. At Ne leur pureté, et par l’augmentation de leur valeur,

Ce n'était encore que le fort Garry, un netit pos | commandent les plus hauts prix sur le marché de commerce. Qu'est-il aujourd’hui? Une VAIg | angluis. Nous savons que l'Angleterre importe envipossédant tous les avantages de la civilisation, äes | ron pour £10,000,000 de jambon et de viande fumée, rues magnifiques, de benux édifices, des maisons [chaque année; et il n’est pas improbable que le

d'éducation, et une poprlation prospère. Oopendange Canada soit appelé à fournir une partie considé-

nous voyons quelquefc . stte population tourner le | rable de ce montant. Qu'a-t-on fuit de notre frodes au particonservate . quiluia donnéla prospérité mage ? [1 tient aujourd’hui le premier rang sur le dont il jouit aujourd’hui. *,|ytarché anglais. On rapporte, de bonne source, En parlant de la Baie d'Hudson, je crois que la ! qu’un boucher de Londres a réalisé $1,000,000, par ville d'Ottawa elle-même sera au nombre des pre-|la vente de notre premier bœuf canadien, comme mières villes qui auront à en bénéficier. Il se cons- | étant le ineilleur bœuf anglais. Voilà une des raitruit actuellement un chemin qui aura bientôt cent | sons pour lesquelles j'ai insisté si fortement sur milles de terminés, et qui augmentera beaucoup la | l'établissement, en Angleterre, de dépôts où nos richesse de cette ville, parce qu'il contribuera à | produits seront cotés à leur valeur, afin qu'ils puisdévelopper des ressources et des richesses qui dé- | sent être connus, comme étant des produits canapassent les A, à du peuple. diens, quand on les offrira en vente sur les marchés La ville de Toronto a aussi son chemin de fer | de la mère-patrie. M. Liphon, de Londres, qui jusqu’à Sudbury, et je suis certain que les capita- | possède notre fromage géant, a 90 étaux, dans distes de cette ville auront, avant longtemps, un | différentes parties de cette ville, et il détaille, characcordement avec la Baie d'Hudson, le long de la que semaine, environ 275 tonneaux de thé seulerivière, qui ést désignée comme le terminus de ce | ment. Il a entrepris d'exposer notre fromage chemin de fer. Nous pouvons donc avoir une idée géant, dans différentes villes de l'Angleterre, ce de l'avenir de ce grand terminus, qui est aujour- | qui lui a occasionné $15,000 de dépenses ; et l'on d'hui un pays presque inconnu. J'ai pleine con- | me permettra de dire que ce fromage est pour le fiance que les hommes qui sont chargés de l’admi- | Canada, ce que sont les pyramides pour VE ypte, nistration des affaires du pays, montreront le même | seulement qu'il est beaucoup plus nutritif. La esprit de progrès qu'ils ont montré dans le passé, | colonie du Canada a, sans doute, fait des progrès et que nous vivrons assez longtemps, pour voir le | remarquables, et ces progrès ont commencé avec développement de ces territoires, qui seront la gloire | le parti conservateur. Cependant, on nous dit que du gouvernement et aideront considérablement aux | le parti conservateur est devenu un parti fossile, intérêts de la confédération. Les cultivateurs du | qui ne fait rien pour les cultivateurs du pays. Nord-Ouest retireront de grands avantages de l’ou- J aimerais connaître où l’histoire du Canada peut verture de cette route. Quelques personnes qui | nous montrer un corps d’hommes qui ont plus fait - vivent dans ce pays, me disent que les cultivateurs | pour le pays. ÿ sont probablement quelque peu mécontents, et | On nous dit que le pays n’est pas prospère. L'une À} se uoi’ Parce qu'ils ne peuvent pas vendre | des meilleures preuves de sa prospérité, c’estlecrédit ur blé assez cher. Que pus reprocher au gou- | dont il jouit chez les banquiers du monde entier, vernement à ce sujet? Ila distribué parmi eux, | Le Canada occupe un rang élevé dans le monde l'année dernière, 15,000 échantitlons des différents | financier, ses débentures valent plus que jamais, et Il leur a donné des instructions sur la | son crédit est indiscutable, en dépit de ce qne manière «> cultiver leur sol, et d’engraisser leurs | ? Zconomist de Londres et les honorables députés de

la gauche ont pu dire pour le décriér, Je regrette qu'un député qui connait le Canada aussi bien, qui a vécu ici depuis son enfance, qui connaît parfaitement bien la position ec les besoins de notre peuple, se lève ici en cette chambre, à chaque session, comme le fait l'honorable député d’Oxford-sud, (sir Richard Cartwright), et cherche à prétendre que le

uple de ce pays est sur les bords de la ruine et de Hbe dans une colonie qui est à la tête des colonies anglaises. Je ne désire pas retenir la Chambre plus longtemps ; mais qu'on me permette de dire, en terminant, que nous devons en remercier l'Angleterre, car c’est elle qui, d’après une autorité américaine, a établi des colonies aux quatre coins du globe, et qui a toujours veillé aux intérêts du Canada, ce qui nous a permis, à raison de nos relations avec elle, d'obtenir la haute position que nous possédons aujourd’hui. J'ai entendu avec orgueil et satisfac-

tion les observations faites par le miniitre des Finances, et je crois que l'ex budgétaire qu'il a

présenté à li Chambre, pris dans son ense:nble, est,

De ui, ies ul

par lui-même, une preuve de grands progrès.

concert avec nos intelligents contrôleurs, de temps à autre, sont allés dans différentes

du pays, il a discuté toute la question avec les tivateurs, les ouvriers, les mécaniciens et tous ceux qui sont intéressés au bien-être du pra Après s'être assuré des sentiments du peuple, lui et ses compagnons, après avoir jugé de la position, ont préparé et présenté à cette Chambre un tarif, qui sera certainement approuvé avec plaisir par le peuple, comme il l'a déjà été par les meilleurs journaux du Canada, dans toutes les parties de la confédération. Quant à moi, ce sera avec le plus grand plaisir que je donnerai à ces messieurs mon plus cordial et mon plus libéral appui.

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