‹ Discours de Sir John Macdonald [microforme]Chapitre 16 sur 43 · NOUS · texte numérisé non relu

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pays étrangers, et avec les colonies-sœurs. (Ecoutez, écoutez.) Je crois que d'ici à une année, il y aura une magnifique ligne de vapeurs océaniques qui feront le service entre la Colombie-Anglaise, la Chine et le Japon, portant à ces pays tous les produits du Canada et recevant d’eux les marchandises que nous consommerons nous-mêmes, ou que nous transporterons à travers nôtre pays pour l'Angleterre ou ailleurs.

Déjà, nous avons constaté ce que nous pouvons retirer de l’importation du thé ; à la fin de cette saison seule, nous aurons importé directement par la voie du chemin de fer du Pacifique Canadien, près de huit millions de livres de thé. Nous basant sur la consommation du thé en Canada l'an dernier, et estimant le prix réduit au minime chiffre de trois cents. par livre, nous aurons sauvé par année $g550,000, laquelle somme à quatre pour cent est l'intérêt de treize millions de piastres. (Applaudissements). Nous avons de bonnes raisons de croire aussi, qu’on ouvrira bientôt un commerce international, avec les magnifiques colonies d'Australie. (Applaudissements).

De sorte que, dans mon opinion, et dans la vôtre aussi, j'espère, la politique du gouvernement a produit le plus grand succès et doit être maintenue jusqu’à la fin. (Nouveaux applaudissements) Dans ce but, j’en appelle donc à vous électeurs de ce pays ; — à vous, qui avez dans les mains Îles destinées du Canada, et je vous demande de continuer à soutenir cette politique et à repousser ces hommes qui, jusqu’à présent s’y sont opposés, (applaudissements) quoique quelques uns d’entr'eux, constatant qu’ils sont dans la mauvaise voie, essaient de revenir sur leurs pas. Je puis vous dire qu’ils ne seront pas des amis sincères de la Politique Nationale. Rappelez-vous qui a inauguré la politique nationale ; rappelez-vous qui l’a menée à bonne fin ; rappelez-vous quels sont ceux qui sont prêts à risquer leur existence politique pour le maintien de ce grand principe de protection à l’industrie naissante, — le Canada pour les Canadiens.

Monsieur le président et messieurs,

Puisque cette assemblée a été convoquée par l'association libérale. conservatrice des art'sans et par le cercle Lafontaine, qui est composé en grande partie d'ouvriers, je crois qu'il est à propos de discuter brièvement, la différence qui existe entre la politique des Grits et celle des Conservateurs, quant à ce qui regarde la classe ouvrière surtout, je désire vous bien convaincre que la politique du gouvernement actuel, a toujours été de travailler au développemert des ressources matérielles et intellectuelles et à l'amélioration de la position sociale des ouvriers, (applaudissements) et pour vous prouver cela je vous parlerai de quelques uns des sujets qui intéressent le plus

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