LE TRAVAIL DES CHINOIS
Mais, messieurs, il y avait une autre catégorie de travailleurs à laquelle les ouvriers canadiens s’objectaient énergiquement,—je veux parler des Chinois. Sur cette question, comme sur les autres, le parti conservateur et le parti libéral ont été d'opinions tout à fait différentes. Nous avons cru que le travail des Chinois n’était pas un avantage pour le pays ; nous avons compris que les deux races ne vivraient pas harmonieusement ensemble ; nous avions devant nous, sous les yeux, les conséquences nom:breuses et désastreuses provenant de l'importation du travail chinois aux Etats-Unis, pays dans lequel les blancs étaient privés d'ouvrage par une race étrangère, par des hommes qui ne devenaient pas citoyens des Etats-Unis, mais qui faisaient le plus d'argent possible, et l’emportaient ensuite dans leur propre pays. Le sentiment d’inimitié que ressentent les Chinois contre ce pays ou contre tout autre pays qui n’est pas le leur, est tellement profond qu'ils renvoient dans leur patrie le corps de chaque Chinois qui meurt à l'étranger, afin qu’il puisse reposer pour toujours dans le Céleste Empire.
Le 18 mars 1878, alors que M. MacKenzie était au pouvoir, un député de la Colombie Britannique proposa une résolution contre l’emploi du travail chinois sur le chemin de fer Canadien du Pacifique. M. Mac- Kenzie répondit : ‘‘ J'espère que l’honorable monsieur ne s'attend pas ‘ réellement à ce que cette résolution obtienne l’approbation de la “ cuambre. C'est une résolution dont la nature et l’esprit sont sans ‘ précédent, et en désaccord avec les lois larges qui offrent de l’emploi ‘Cet un asile à tous ceux qui viennent dans notre pays saus distinction de ‘ couleur, de cheveux, etc.” 11 dit aussi : ‘* Il ne conviendrait pas à une ‘“ chambre anglaise de légiférer contre une catégorie de personnes qui ‘ pourraient être amenées, ou qui pourraient émigrer dans ce pays.”
En 1879, alors que