‹ Discours de Sir Lomer Gouin [microforme]Chapitre 2 sur 30 · LA RAISON DES ELECTIONS · texte numérisé non relu

LA RAISON DES ELECTIONS

L'article 115 des Statuts refondus décrète que la durée de chaque as semblée législative est de cinq ans, mais il laisse au lieutenant-gouverneur le droit de la dissoudre plus tôt, s'il le juge à-propos.

Nous avons demandé à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur de #ouloir bien dissoudre les chambres, afin que nous puissions soumettre A l'approbation des électeurs notre administration des quatre dernières années et Particulièrement les résultats de la politique que nous avons adop«

‘tée, en 1912, relativement à nos chemins ruraux. Aux dernières élec-

tions, nous nous sommes fait autoriser à dépenser uns somme de $10,+ 000,000 et plus si nécessaire pour l'amélioration de notre voirie. Le montant que nous avions fixé en zremier lieu est devenu insuffisant, nous avons déjà mis au-delà de $8,000,000 à la disposition des municipalités, nous avons payé plus de $4,000,000 pour la construction de routes natio-

males et N nous vient de nouvelles de mandes d'aide de tous les points de la province,

Nous avons pensé, mes collègues et noi; que le moment était arrivé, après quatre années de travail, de nous dresser au peuple, de lüi motrtrer les résultats de notre politique et de Ini demander s'il mous approuvait ou s'il nous désapprouvait. Nous voulons savoir si, malgré la crise financière, malgré les violences et les critiques amères de M. OCousineau et de ses amis, il désire que nous continuions À encourager l'amélioration de notre voirie rurale.

Nous sommes d'avis que l'état de nos finances, aussi bien que l'exeelleit, crédit dont jouit la province, nou fait un devoir de continuer ume Œuvre aussi utile. Mais c'est le peuple qui est le maître de son administration, et c'est Pourquoi nous voulions connaître l'opinion des contribuabies à ce sujet.

Li cs8t, en outre, d'autres travaux d'une grande importance que nous Poursuivons en ce moment tt auxquels nous entendons donner plus d'extension ; ce gont les travaux de barrage de nos rivières dans le but d'en régulariser le cours et d'augmenter la Puissance créatrice de vos innombrablee lacs, cascades, rapides, chutes et cataractes.

Nos pouvoirs d'eau constituent une partie cousidérable de notre patrimoine national, La politique que AOU8 avons entreprise aura pour effet de censerver et d'accroître cette richesse. Voilà encore une question au sujet de laquelle j; convenait qe consulter les électeurs.

D'ailleurs, depuis l'époque de la confédération, ce fut une pratique constante pour tous les gouvernements de cette province, À l'exception de deux peut-être, de faire un appel au COTPE électoral an moins tous les quatic an:. Lorsque le gouvernement Chapleau, en 1881, fit porter de quatre à cinq ans la durée d’une législature, les libéraux s’opposèrent vi- &oureusement à cette mesure parce qu'ils Ja trouvaient contraire aux principes qu'ils profçssaient, Ajoutons qu'il n'est pas un seul gouverneœment libéral qui se soit jemais prévalu de la loi Chapieau.

Messieurs les Présidents, Messieurs,

Comme vous avez pu je constater, encore nne fois depuis les dernières

Elections générales, j'ai changé d'adversaire mais je n'ai pas changé de

drepeau, et je reviens devant vous avec le même idéal et toujours parti- En ct défenseur de la même cause.

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