Discours et allocutions [microforme]
"HOMME affeint par les infirmités de l'âge | les accidents de la vie, aime à se tourner vers le passé. Les années où le Pied s'arrête sont évocatrices des années que l’on a parcourues. C’est le secret des mémoires intimes qui s’écrivent, des confidences tardives qui se livrent, des recueils de Pensées éparses, et de paroles semées au hasard des jours, qui s’impriment et se Publient.
En s’écoutant soi-même à travers le temps qui s'éloigne et les échos qui expirent, on se donne, en quelque sorte, l'illusion d'une vigueur à jamais éteinte et que l’on regrelle, d'une jeunesse évanouie
regard, nous offrons au Public canadien quelques allocutions et quelques sermons Prononcés, au cours d'une période de trente années, en des circonstances diverses. Ces circonstances, pour la Plupart, tiennent très étroitement à notre vie religieuse et à notre
VIII AVANT-PROPOS histoire nationale ; et c’est pourquoi nous nous sommes persuadé que l'intérêt des dates ferait peut-être pardonner la médiocrité des discours.
En parlant sur des sujets où l'imagination trop libre peut aisément faire dévier la raison, et sans nous interdire ce degré de l'affirmation et ce maximum de l'éloge que comportent les usages oratoires et que les auditoires friands d'émotions exigent, nous avons visé plus à l'exactitude de ce qu’il fallait dire qu’à la manière de le bien dire.
On remarquera qu’à travers ces pages, apparemment décousues, à travers celles du moins qui regardent notre pays, court presque partout une même pensée qui en forme la caractéristique, et Je dirais, le thème de fond : c’est que l'Eglise cathodique, ouvrière sublime, a fait la patrie canadiennefrançaise, et que cette patrie, si chère à nos cœurs, ne restera pour nous ce qu’elle est et ce qu’elle doit être que dans la mesure où elle-même demeurera fidèle à l'Eglise.
C’est là, du reste, une des lois fondamentales de notre histoire. Et n’eussions-nous, en publiant le présent recueil, réussi qu'à mieux traduire cette nérité, et qu'à l’inculquer plus profondément dans l'esprit de nos lecteurs, nous estimerions n'avoir pas fait œuvre vaine.
ALLOCUTION AU SUJET DE LA SPOLIATION DES BIENS DE LA PROPAGANDE Prononcée à l'Université Laval
le 80 avril 1884
Rs
Monsieur le Recteur!, Mesdames,
Messieurs’,
| Pr est le théâtre des grands spectacles.
Parmi les innombrables merveilles dont se glorifie à juste titre l’éternelle cité, il en est