‹ Discours et conférences. 2. sérChapitre 10 sur 38 · DE LA SOCIÉTÉ ST-JEAN-BAPTISTE A SOX HONNEUR LE MAIRE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

DE LA SOCIÉTÉ ST-JEAN-BAPTISTE A SOX HONNEUR LE MAIRE DE QUÉBEC

Monsieur le Maire^

Tout en étant une association nationale, par son but et par l'esi^rit qui Ta toujours animée, notre Société Saint-Jean-Baptiste est aussi une institution très quét)ecoise. Elle se préoccupe sans cesse des intérêts de la nationalité canadienne-française, mais cela ne Tempêclie pas de s'intéresser en même temps aux destinées de la ville où elle a pris naissance, et dans laquelle elle est appelée à exercer surtout son action. Depuis soixante ans, son histoire est intimement liée à celle de Québec. Et cela se conçoit facilement. Notre société, en effet, se recrute dans toutes les classes de la population, dans tous les quartiers de cette ville. On nous permettra peut-être d'ajouter quelle rassemble sous ses drapeaux les citoyens les plus zélés, les plus dévoués à la chose publique. Et les événements heureux ou malheureux qui affectent notre ville ont, dans nos rangs, une répercussion d'autant plus vive et d'autant plus intense.

Comme vos prédécesseurs, ^fonsieur le Maire, vous avez toujours eu rintellij;ence de cette solidarité. Dans le passé, la plupart des grandes ce-

léb rations organisées sous les auspices de notre association, sont devenues de véritiibles fêtes civiques. Cette année, particulièrement, où nous commémorons le soixantième anniversaire uc notre fondation, vous nous avez donné, ainsi que vos collègues du Conseil, des preuves non équivoques de votre sr^-mpatliie. Veuillez accepter ici l'assurance de notre gratitude.

La fête qui nous réunit en ce moment fera époque dans l'histoire de notre Société et dans celle de notre ville. Elle ravivera dans tous les coeurs l'ardeur patriotique, et, du même coup, donnera un plus vif essor à l'esprit public qui en découle, et qui doit se manifester non seulement dans la sphère politique, mais aussi dans la sphère municipale. Car, il ne faut pas Toublier, la cité a été chez tous les peuples l'origine et la première incarnation de la patrie. Et nulle part ailleurs qu'ici cette vérité n\a été plus indéniable, puisque, pendant près d'un demi-siècle, la ville de Champlain, berceau de la Nouvelle^France, a contenu dans ses étroites limites la patrie tout entière.

Nous faisons des vœux pour que la i>r(>spérité et les progrès de notre cher Québec aillent toujours croissîints, et nous vous prions d'agréer pour vous et pour tout votre Conseil l'hommage de notre dévouement.

Québec, 23 juin 1902.

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