MONSIEUR LE GOUVERNEUR
MESSIEURS
En 1867, une nouvelle constitution nous était donnée. Au régime de l'Union suceédait la Confédération, avec son parlement central chargé de s'occuper des intérêts généraux du Canadä, et avec ses législatures autonomes auxquels étaient confiés nos plus chers intérêts nationaux et relivieux. Dans ce grand changement constitutionuel, ce qui impressionna peut-être le plus favorablement notre peuple, ce fut de voir reparaitre à la tête de notre province, pour la première fois depuis 1760, un gouverneur de race française, Pour les Canadiens français, ce fait était une manifestation tangible des victoires qu'ils avaient remportées, Ec ils s'en réjouirent avec raison.
Le lieutenant-gouverneur occupe une place
prééminente dans notre constitution provinciale,
Il représente l'autorité souver: aine, et c'est pour cela que, dans le statut de 1867, il Y à une disposition qui le soustrait au pouvoir d'amendement constitutionnel conféré aux provinces.
Dans une journée comme celle-ci, c'est avec fierté que nous saluons la présence du compatriote éminent qui personnifie au milieu de nous le pouvoir royal, Et nous sommes heureux de réitérer, ce soir, à Sir Louis Je tté, dont les qualités personnelles ajoutent un nouveau lustre ! l'éclat de ses fonctions, l hommage de notre respectueux dévouement,
Messieurs, j'ai l'honneur de proposer la santé lu lieutenant-gouverneur de la province de Québec,