‹ Discours et éloges académiques (volume 2)Chapitre 35 sur 58 · PUBLICATIONS · texte numérisé non relu

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Le premier travail publié par M. de La Rive est déjà cité plus haut.

Viennent ensuite, dans l'ordre chronologique, une étude de chimie sur l'acide hydrochlorique, avec M. Macaire. — Une série de travaux sur la chaleur, en commun avec M. Marcet. — Recherches sur la chaleur spécifique des gaz. — Magnétisme. —Température de la terre, etc. — Un travail sur la conductibilité des bois, en commun avec M. Alphonse de Candolle.

Électricité :En même temps, il commençait ses travaux sur l'électricité, formant une longue série de Mémoires sur les phénomènes généraux de l'électricité voltaïque. — Résistance au passage. — Intensité, etc. — Emploi de la boussole des sinus, perfectionnée, plus tard, par Poulllet. — Distribution de l'électricité dans les conducteurs. — Électrolyse. — Polarisation des électrodes. — Chaleur dégagée. — Courants discontinus. Il paraît avoir employé le premier l'interrupteur appelé quelquefois trembleur, interrupteur de Neef. — Condensateur électro-chimique.

Dans celle première série de Mémoires, les plus impor-

ARTHUR-AUGUSTE DE LÀ RIVE. SoQ

tants sont ceux qu'il a publiés sur la Théorie chimique de la pile opposée à la théorie du contact; cette discussion a trait au sujet qui a le plus absorbé l'activité scientifique de M. A.-A. de La Rive.

En électro-chimie, les points importants de ses travaux sont :

Ses recherches sur la conductibilité de Teau bromée (Annales de Chimie^ X. XXXV, 1827), — De l'acide sulfureux {Ann. de Chim,j t. XL, 1829), intéressant au point de vue chimique. — L'absence d'action de l'acide sulfurique sur le zinc distillé (^n/i. de Chim.y t. XLIII, i83o), courte note, mais d'un intérêt fondamental. — La pile à peroxyde de plomb {Comptes rendus^ t. XII, i84i), et surtout la découverte de la Dorure galvanique. — Sur la nature de l'ozone, travail publié par M. de Marignac (Archives de V électricité y t. IV, p. 10).

Ainsi que sa théorie de l'unité des forces, sa théorie chimique de la pile étant fondée sur l'impossibilité de créer quelque chose avec rien, son Mémoire sur les effets calorifiques de la pile (Arch. de Vélectr.^ t. II, 1842) est très important à ce point de vue; il montre que la somme de la chaleur dégagée, soit dans les couples de la pile, soit dans le circuit, égale la chaleur produite par l'action chimique.

Une série de recherches postérieures et intéressantes est relative aux sons produits dans le fer sous Tiniluence de l'aimantation et des courants discontinus, phénomène dont on peut attribuer la découverte à M. Auguste de La Rive (Arch. de télectr., t. IX, Ann. de Ch.y t. XXVI, 1849, Gi Arch. des sc.phys. etnat.^ 1866, t. XXV, p. 3ii ; Ann. de Chimie, t. VIII, p. 3o5; 1866). Il s'attache à démon-

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trer que raimantatioii et la désaimantation sont accompagnées de changements brusques dans Torientation des molécules du fer.

Une longue série de recherches sur la lumière électrique, l'arc voltaïque, et la décharge dans les gaz raréfiés qu'il poursuivait encore, il y a peu de temps, avec l'active collaboration de M. Sarrazin, l'avait conduit à sa théorie de l'aurore boréale, qui semble avoir triomphé des objections aujourd'hui, et à des conceptions élevées sur l'ensemble de la Météorologie, dont, malheureusement, il n'a pu faire connaître complètement les principes et développer toutes les applications.

Enfin, dans son Traité d* électricité , rœu\Te capitale de sa vie, dont la première édition a paru en anglais, il résume et condense la plupart de ses travaux personnels, en même temps qu'il analyse et classe ceux des savants du reste du monde.

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