BIOGRAPHIES
M. de La Rive a écrit beaucoup de biographies. La plus importante est celle de A.-P. de Candolle, Bibl. univ.,
t. LIV, publiée d’abord dans la Bibliothèque universelle. Elle fait très bien connaître la vie genevoise et le milieu où de La Rive a vécu.
Biographie de Volta, Bibl. univ., t. XL, p. 186; 1827. :
Biographie de Nobili, Bibl. univ., t. LIX, p. 2235 1835.
Biographie de Faraday, Arch. des sc., 1, XXX, p. 131; 1867.
Biographie de Matteucci, Arch. des sc., t. XXXILI, p2125 1868:
Biographie de Verdet (en tête des œuvres de Verdet).
Biographie de Tôpffer (édition Charpentier des œuvres de Tôpffer).
Biographie d'Arago (Journal de Genève du à octobre 1853).
Biographie de Me Marcet, Bibl. univ. (partielittéraire), t. IV, p. 445; 1859.
D'autres et nombreuses biographies ont paru dans le Journal de Genève, ou pris place dans ses rapports de président de la Société des arts: Lullin de Châteauvieux, de Sismondi, Morin, H. Boissier, Th. de Saussure, Micheli, Topffer le peintre, Massot le peintre, Agasse le peintre, Odier; enfin, comme président de la Société de Physique et d'Histoire naturelle, il a publié celles de A. de Humboldt et de A. Escher de la Linth.
Dans tous ces écrits, M. de La Rive fait preuve à la fois de talent d'écrivain et d’une connaissance solide du sujet; il ajoute presque toujours à l'agrément: du récit quelques traits qui lui sont personnels. On sent qu'il a vécu dans la familiarité ou même dans l'intimité des hommes illustres ou distingués dont il rappelle les travaux et dont il retrace la vie. Souvent, quelque anecdote
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dont il a été le témoin et même l'acteur vient donner à ses paroles un accent particulier et à la physionomie de l’homme qu'il veut peindre un aspect nouveau et inattendu.
M. de La Rive a été reçu membre de la Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève en 1822. II y a toujours été très assidu et a beaucoup contribué à son développement.
Il s’est aussi beaucoup occupé de la Société pour l’avancement des arts; il en a souvent présidé la classe d’industrie et de commerce, et il a été pendant plusieurs années président général de la Société, succédant à ce titre à de Candolle, à M.-A. Pictet, et à H.-B. de Saussure.
La Société helvétique des sciences naturelles était l’objet d’une grande attention de la part de M. de La Rive, qui en a présidé les deux sessions de Genève, en 1845 et 1869.
M. de La Rive à consacré le prix Montyon qu'il avait
‘recu de l’Académie des Sciences pour le dorage galva-
nique à la fondation d’un prix quinquennal, destiné à l’auteur de la découverte la plus utile à l’industrie genevoise. Il a augmenté par un legs la somme affectée d’abord à ce prix.
Si l’on voulait faire connaître toutes les créations utiles dont il a eu la première pensée ou dont il a dirigé l'essor et soutenu la marche, la liste serait trop longue. I n’est pas une œuvre patriotique ou généreuse à laquelle son nom ne se soit associé dans son pays. Ce qu'il importait de faire connaitre, en mettant à profit les notes recueillies par M. Soret, se rapporte surtout à ses travaux comme expérimentateur, comme professeur et comme écrivain.
Le relevé, même incomplet, qui précède, suffit, cependant, pour montrer que personne n’a été plus vivement en communication avec les hommes et les choses de son temps que M. Auguste de La Rive. Peu de savants, obligés de vivre de la science, ont travaillé avec plus d’assiduité et de profit pour elle que ce professeur désintéressé, dont la fortune était consacrée à ses progrès.