A[joc, xiv
les arts semblent ici avoir multiplié les prodiges pour célébrer le triomphe de l'épouse de Jésus-Christ. Tout ici révèle la piété et les inspirations des siècles chrétiens : cette vaste nef, sans piliers, aux proportions si parfaites: ce jubé sculpté, j'allais dire brodé avec une délicatesse si exquise ; ce chœur tout peuplé des statues des prophètes et des saints qui forment à sainte Cécile un cortège triomphal, ce chœur que «ingt-neuf chapelles entourent comme une couronne étincelante; ces peintures qui couvrent les murailles et qui montent du parvis jusqu'au faîte du temple; ces voûtes de trois cenis pieds de longueur, au fond d'azur, sur lequel brille l'or et qu'ornent des rinceaux d'acanthes, des feuillages gracieux et des arabesques d'une blancheur éblouissante! « Oui, cV>l bien ici la plus belle demeure de sainte Cécile après la demeure du ciel! »
Mais je m'arrête. Aussi bien, qu'ajouter à ce témoignage Hicomparable de la foi et de la piété de vos pères ? Que peut ici la parole humaine devant l'éloquence de l'art et du génie ? Que peut le souille de mes lèvres impuissantes en présence de ce poème sublime, tandis que mon cœur ravi écoute le chant de triomphe que font monter vers le ciel, depuis des siècles, les pierres de ces murailles : lapides chimabant 1 1 1 !
0 douce et grande sainte ! ô vierge PWe ! ° martyre vaillante, faites-nous aimer votre beauté céleste ; communiquez-nous la divine puissance; donnez-nous la victoire.
Apparaissez à ce siècle troublé qui par ses épreuves,