‹ Discours et panégyriquesChapitre 55 sur 86 · Luc, cap. i · texte numérisé non relu

Luc, cap. i

sont en butte à la jalousie des pharisiens. Tous deux démasquent leur hypocrisie. Tous deux flétrissent leur fausse vertu, tous deux suspendent sur leurs têtes orgueilleuses les menaces de la vengeance divine. Enfin, tous deux tombent clans la lutte, victimes d'une passion implacable et d'une méprisable faiblesse : Jean victime de la passion d'Hérocliade et de la faiblesse d'Hérode ; Jésus victime de la passion des pharisiens et de la faiblesse de Pilate.

Quelle étrange ressemblance ! mes frères. Est-il étonnant qu'on envoie vers Jean lui demander s'il est le Christ qui doit venir1. Est-il étonnant qu'en entendant parler des merveilles de la prédication de Jésus, Hérode s'écrie : « Jean que j'ai décapité est ressuscité « d'entre les morts. Quem ego decollavi Joan- « nem, hic a mortuis resurrexit*. » Cherchez bien dans la loi, vous ne trouverez aucune figure qui soit plus près de la réalité que la figure merveilleuse de Jean-Baptiste ; sa vie

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