ACHARD
avocat à Avignon,
entendu par la Commission.
Clément
entendu par la
Commission.
Benêt,
entendu par la
Commission.
... Si M. Gambetta revenait à Avignon, on devait le siftler, le huer, tendre des cordes dans la rue pour faire verser la voiture et se livrer, disait-on, à des violences contre lui... Le 17 février , nous fumes prévenus que M. Gambetta se rendait non pas à Avignon, mais à Cavaillon. On nous dit alors qu'on ferait là-bas ce qu'on devait faire ici. Nous partîmes...
M. Gamiietta, en repartant d'Avignon, avait dit qu'il reviendrait... Le bruit s'en répandit dans la ville, et, aussitôt après, on .commença à parler des manifestations hostiles contre lui. Ces rumeurs s'accentuèrent , et on vint même jusqu'à prononcer le mot d'assassinat... — Je ne pouvais plus avoir de doutes sur les dispositions des légitimistes et je commençais à concevoir de grandes craintes sur ce qui pouvait se produire dans la soirée , à Cavaillon. C'est ce qui me détermina, du reste, à partir.
Le 17 février, un de mes camarades vint me dire qu'il avait vu, vis-à-vis la maison de Sixte Isnard, une voiture avec des gens qui partaient pour Cavaillon. Ils sifHaient, ils faisaient répétition. J'envoyai mon gendre au bureau du journal pour qu'on adressât une dépêche à Cavaillon.
Je fréquente la maison Garcin; j'ai vu venir un soir deux personnes qui vinrent louer une voiture. Ce sont MM. JauftVet et Robinet. Ce Jauffret est le frère du concierge du théâtre ; il disait : « Nous venons louer une voiture pour 2 ou 3 jours. » C'était 2 ou 3 jours avant les
EMEUTE DE CAVAILLON
AFFIRMATIVE
NOMS
DKS TKMOIN.S.
DlHON-ToU- LOUZÉ,
entendu par la Commission.
Blanc,
chef de bataillon
au 141« de ligne,
entendu par la
Commission.
François,
capitaine au
141'^ de ligne,
entendu par la
Commission.
Régnier, commissaire de
j)olice,
entendu par la
Commission.
DEPOSITIONS
élections; ces gens étaient de ceux qui sont allés à Cavaillon.
Le n février, j'étais allé à Cavaillon avec M. Millaud tils. Tout était calme quand nous arrivâmes. Nous avons vu arriver, avant M. Gambetta , deux omnibus venant d'Avignon ; dans l'un d'eux, je vis M. de Bannières...
Le 17, J'étais à la gare; on vint me prévenir de la part du général de me tenir prêt à marcher. Le bataillon est allé à la gare oii il est resté de 8 à 10 heures. Les ordres ne sont pas venus et nous sommes rentrés.
Au 17 février, le régiment était à la gart-, oii il faisait des exercices d'embarquement... On vint me prévenir que le l^ bataillon était commandé pour Cavaillon. Je me rendis à la caserne; on nous fît prendre des vivres et des cartouches; on prit toutes les disj)Ositions nécessaires pour l'embarquement. Des instructions nous furent données pour le cas où nous séjournerions à Cavaillon.
... Je revins rendre comjjte à M. le Préfet et lui dis : » J'apprends que certaines personnes se disposent à partir en voiture pour Cavaillon » ... On me dit que c'étaient des membres du cercle des .4//;/* de fOrdve... Blessés du discours de M. Gambetta, les légitimistes s'étaient jiromis de lui faire comprendre qu'il n'aurait pas dû les attaquer de cette façon.
AFFIRMATIVE
NOMS
DES TÉMOINS
Bézu.
capitaine de
«rendarmerie,
entendu par la
Commi.ssion.
Adam (Ediu.).
sénateur,
entendu par la
Commission.
COLLON,
entendu par la commission.