CONVENTION DU 25 JUIN
« Le troisième avantage que nous procure la convention n'est pas à dédaigner, si Ton s'arrête aux stipulations mal définies des traités de Nikolsbourg et de Prague, stipulations si désastreuses pour la délimitation du Schleswig.
u La convention actuelle porte que Belfort et le territoire entier seront évacués dans les ^tita^ jourSf chiffre bien précis, qui suivront le payement du dernier milliard.
« Il ne faut pas non plus s'arrêter à ce qu'on trouve d'exorbitant, au premier abord, dans la prétention de maintenirà 50,000 hommes le chiffre de l'armée d'occupation.
u L'article 6 du traité définit une situation et en prépare une autre. Elle définit le droit déporter l'effectif à 50, 000 hommes, et réserve le droit d'en modifier le chiffre proportionnellement aux territoires évacués.
« C'est une situation qui sera réglée ultérieurement et dont le modus traciandi est admis. Pour obvier à ces difficultés, d'ailleurs, il suffira au gouvernement français défaire construire sans retard, à ses frais, les baraquements nécessaires pour loger dans les derniers départements occupés les troupes des premiers départements évacués. »
Le 6 juillet, l'Assemblée vota sans discussion la loi proposée par le gouvernement. Le rapport du duc de Broglie mentionnait, avec une brièveté voulue,les avantages du traité, développait longuement les desiderata de la convention, et ne renfermait pas une parole de reconnabsance à l'adresse de M. Thiei's. La République française écrivait le lendemain : « Le gouvernement de M. le président de la République est heureusement au-dessus de ces mesquines attaques, dont tous les moyens se réduisent à de prétendues finesses de style et à des sous-entendus quintessenciés qui sont fort déplacés à la tribune nationale. »
Le projet, portant ratification de la convention avec l'Allemagne, fut voté par assis et levé, à l'unanimité moins trois voix.