‹ Discours et plaidoyers politiques de Me [L] G.; (volume 5)Chapitre 22 sur 102 · V. page · texte numérisé non relu

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152 CHAMBRE DBS DÉPUTÉS.

mission Thomassin! Celte mission qu*on m*a attribué d'avoir conseillée, savez-vous comment je Tai apprise? De la bouche du brave et distingué général Thomassin, le jour où il me dit : Je devais aller en Grèce, mais je sais aujourd'hui que je n'y vais plus! [Applaudissements à gauche,)

J'ai appris pour la première fois, ce jour-là, qu'il avait été question d'une mission à donner au général Thomassin! Que quelqu'un vienne ici démontrer le contraire!

Et de même pour la démonstration navale de Dulcigno. Cette démonstration, je ne la critique pas, je ne l'attaque pas. J'ai mon opinion à cet égard : si vous voulez que je vous la dise, ce n'est pas devant des pays comme ceux-là que je conseillerais d'envoyer croiser la flotte française.

Je rejette donc, comme c'est mon droit, la responsabilité d'actes dans lesquels je n'ai figuré à aucun titre.

Je répète que j'ai une opinion là-dessus. J*ajoute, Messieurs, que c'est mon droit et mon devoir d'avoir une opinion, comme député, comme homme politique, sur toutes les questions extérieures; oui, je le dis bien haut, j'ai une opinion sur la politique que la France doit adopter avec sagesse, avec précision, avec maturité, avec esprit de suite surtout, afin de prendre la place légitime qui lui appartient et qui n'est pas moins nécessaire aux autres nations qu'à elle-même dans les conseils de l'Europe. (Applaudis^ sements au centre et à gauche,) J*ai bien le droit de l'avoir, cette opinion. Je l'exprime aujourd'hui pour la première fois.

Est-ce que je suis monté à cette tribune, est-ce que j'ai cherché, par les moyens légaux qui nous appartiennont à tous, à pousser l'esprit de mes concitoyens, de mes amis politiques, de mes collègues, vers une politique d'expansion à outrance? En aucune

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tl FÉVRIER 1881. 153

façon. J'ai toujours gardé le silence; je n*ai ni jugé ni critiqué la politique qui a élé suivie, et il faut au moins qu'on me fasse la grâce de convenir que, pour un gouvernement occulte, je suis un gouvernement bien fainéant! [Itires et marques d'assentiment.)

Cette réserve. Messieurs, je me l'imposerai toujours, et je me l'imposerai jusqu'au jour où il conviendra à mon pays de me désigner nettement pour remplir un autre rôle.

Et si vous voulez que je déchire à mon tour les voiles, voulez-vous que je dise toute la vérité sur les accusations d'intervention dans la politique extérieure : c'est qu'on a épuisé tous les moyens, toutes les ressourcés pour attaquer la politique du parti républicain devant le suffrage universel. Ni l'administration, ni les finances, ni les inipôts, ni les questions d'éducation, ni la restitution à l'Etat de ses droits légitimes, rien n'a trouvé grâce ; mais comme toutes ces accusations, toutes ces critiques n'ont pas empêché cette politique d'être acclamée par la France ; comme rien de tout cela n'a pu rendre la vie aux partis vaincus et qu'on sait combien le pays aime la paix, alors on a porté son effort du côté de l'extérieur, et on vient dire au pays : Il y a quelque part un homme, une coterie, un parti, qui, au mépris de tes intérêts, de ta volonté, veut t'amener et t'amènera infailliblement à la politique d'aventure.

Eh bien. Messieurs, je suis tranquille! J'ai foi dans l'expérience que le pays a faite pendant vingt ans; je vois ce qu'il veut, je vois à quel point il est lassé et fatigué des déclamations; je sais bien qui sera jugé, qui sera choisi... {litres à droite,)

Vous pouvez rire, Messieurs {l'orateur se tourne vers la droite) ; rira bien qui rira le dernier. {Applaudissements prolongés au centre et à gauche.)

M. Paul de Cassagnac. — Tout cela était préparé, concerté!

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M. Gambbtta. — Et je pourrai vous dire, Messieurs, puisqu'on m'y provoque, qu'il y a à cet égard un concert formé, des fonds réunis, et que pas plus tard que samedi on a déposé des brochures intitulées : Gambettaj c'est la guerrCj tirées à cent mille exemplaires, et qui sont la collection de tous les articles ramassés, — car on n'y regarde pas de bien près, et peu importe d'où vient la main qui donne ; on va chercher bien loin, pas si loin qu'autrefois cependant, mais là où on peut les trouver, — des articles ramassés en Allemagne, en Italie, en Espagne et en France, dans des collections, trop variées pour notre malheur, tous les articles destinés à répandre cette thèse électorale ; on les imprime et on va les distribuer à profusion : il paraît que c'est un moyen infaillible ! [Rires à gauche et au centre.)

Oui, il y a dix ans, on a réussi à surprendre la volonté du pays alors que la France faiblissait sur ses jarrets, sous le poids de l'invasion étrangère; on lui a arraché un vote en posant la question de paix ou de guerre, et on croit pouvoir recommencer aujourd'hui.

Messieurs, ce calcul sera bafoué par la nation ; la nation saura distinguer entre ceux qui veulent la tromper et l'égarer, et ceux qui l'aiment jusqu'à la mort. [Bravos et applaudissements prolongés à gauche et au centre. — L'orateur, en retournant à son banc, reçoit les félicitations d'un grand nombre de ses collègues.)

M. Paul de Gassagnac dit qu'il a éprouvé quelque inquiétude en voyant M. Devès produire son interpellation, et en voyant cette interpellation mise aussi rapidement en discussion comme sll s'agissait d'une consigne. (2>*é« bien l à droite. BruU.) Une grande partie de la Chambre ignorait encore ce matin les dépêches anglaises, le discours de M. Pascal Duprat a pu faire croire un moment qu'il sortirait quelque chose de nouveau de cette interpellation, mais en l'entendant provoquer avec une audacieuse bienveillance l'intervention de M. le président de la Chambre, on a pu

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croire qu'il s'agissait tout simplement de donner un prétexte au discours qu'on vient d'entendre. Tout était concerté d'avance, et il n'y a là qu'une manœuvre électorale. {Très bien ! à droite.)

Lors des dernières élections, par la plus déloyale des manœuvres on a présenté les candidats conservateurs comme partisans de la guerre sans qu'ils eussent rien fait pour mériter ce reproche ; il n'en est peut-être pas de môme de toutes les personnalités du parti républicain. Qui pourrait nier l'existence d'un gouvernement occulte au-dessus du gouvernement nominal ? Il s'exerce à l'intérieur comme à Textérieur. On en sent l'action, par exemple, en ce qui concerne la question du scrutin de liste ; ce qui demeurera établi par le débat actuel, c'est qu'il y a eu une tentative de guerre élaborée par le gouvernement, et si les choses ne sont pas allées plus loin, c'est grâce à la résistance de l'opinion publique et de la presse. (Applaudissements à droite.)

M. Devés déclare qu'il ne reçoit de consignes de personne et ne relève que de sa conscience. 11 a formulé son interpellation sous le coup de l'émotion qu'aurait fédt naître en lui la lecture des dépêches anglaises, et se félicite que le débat ait tourné à la confusion des adversaires de la République. Le pays n'aurait pas compris !que ses mandataires se présentassent devant lui avec une obscurité quelconque sur la question de la guerre ; c'est au grand jour que doit se faire la politique républicaine et non par des machinations ténébreuses. {Bruit,)Le ministre a déclaré que le gouvernement français n'avait fait aucune promesse pour la fourniture des 30,000 fusils ; il en résulte qu'il n'y a pas eu échange de notes diplomatiques quant aux envois d'armes par personnes interposées ; il demeure établi que des tentatives avaient été faites dans ce sens, mais le gouvernement s'y est opposé. La France saura désormais qu'elle n'est exposée à aucune aventure ; elle sera confirmée dans ce sentiment de sécurité par le discours du grand orateur qu'a entendu la Chambre, et il ne reste qu'à clore l'interpellation par l'ordre du jour pur et simple. (Très bien ! — Bruit.)

M. Paul de Cassagnac a la parole pour un fait pereonnel et dit qu'il avait eu raison de parler de consigne, puisque M. Devès est venu lui-môme réfuter son interpellation. (Aux voix ! — La clôture !)

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l^ CHAMBRE DES DÉPUTÉS.

M. Drêolle demande que la discussion continue. Le gouvernement grec se vante d'avoir reçu une promesse que le gouvernement français déclare n'avoir pas faite ; des explications sur ce point seraient nécessaires. Quant aux envois d*armes, y a-t-il eu des achats en dehors du ministère de la guerre? y a-t-il eu des fournitures faites par l'industrie privée avec des matériaux tirés de nos arsenaux ?]1 serait nécessaire de s'expliquer sur tous ces points.

La clôture, mise aux voix, est prononcée.

L'ordre du jour pur et simple est mis aux voix et adopté.

La Chambre reprend la discussion sur le projet de loi relatif A l'administration de l'armée.

Prononcé le 20 mars 1881 k LASSEiBLÉE GÉNÉRALE DE L'UNION DU COiiERCE

Nous reproduisous, d'après la République française, \e compte rendu suivant :

« L'Union du commerce, Tune des plus anciennes et la plus florissante des sociétés de secours mutuels, compte près de li,000 membres parmi les employés et les comptables des maisons fabriquant ou vendant des tissus. Elle possède un capital de 376,000 francs et, en 1880, elle a dépensé eu frais médicaux près de \ 60,000 francs.

« Dès une heure et demie, on n'apercevait pas une seule place vide dans Timmense salle du Trocadéro ; la foule qui n'a pu trouver de sièges se tient en masses compactes dans les couloirs. L'entrée du président de la Chambre des députés, accompagné du bureau de l'Union du commerce, est saluée par une longue salve d'applaudissements. Le viceprésident de la société, M. Rusconi, lit un long et très intéressant rapport sur l'exercice écoulé ; il ne se contente pas de donner des chiffres, mais il montre les lacunes de l'institution, discute les innovations proposées par l'initiative d'un certain nombre de membres, explique les réformes adoptées par les administrateurs. Après lui, le président, M. Buys, reprend quelques-unes de ces questions; sa parole austère ne craint pas de signaler certains abus avec une sévérité qui est fort bien accueillie de ses auditeurs parce qu'il jouit évidemment auprès d'eux d'une grande autprité personnelle. Puis, l'un des conseils judiciaires de TUnion, M. Albert Liouville, qui a fait souvent des conférences devant ses intelligents clients, leur présente des considérations

fort remarquables en faveur de l'assurance sur la yie et de la caisse des retraites. Il termine en ces termes : « Vous avez hâte d'entendre F orateur incomparable, le grand citoyen (Longs applaudissements)^ Thomme d'État jéminent, le patriote qui nous fait F honneur d'être 'aujourd'hui des nôtres. Il a su organiser la résistance contre l'ennemi (Applaudissements) et il nous montre par sa présence que rien de ce qui peut contribuer k féconder la paix ne lui est indifférent. » (Applaudissements.) M. Gambetta prend alors la parole et s'exprime ainsi :

Messieurs et chers concitoyens,

Au moment où je me lève devant vous, après l'invitation de votre président et après les applaudissements avec lesquels vous avez bien voulu accueillir mon nom, ne vous étonnez pas que je regarde comme le premier de mes devoirs de vous exprimer la reconnaissance et la gratitude que je ressens pour cet accueil si chaleureux, qui s*adresse, je le sais bien, et je ne saurais trop le répéter en ce moment, non à ma personne ni même à ce talent de parole qu'on exagérait tout à rheure, mais au serviteur d'une cause qui est celle de la France. {Salve d'applaudissements.)

Oui, je vous remercie, Messieurs ; et veuillez croire que dans ma vie, qui n'est exempte ni d'amertumes ni de douleurs, je n'ai jamais recherché d'autre récompense que celle d'éprouver et de sentir, au jour des grandes entrevues, la reconnaissance de mes concitoyens. ( Vi'fs applaudissements.) C'est ce sentiment qui m'a toujours soutenu, et qui me soutiendra toujours et qui, permettez-moi de le dire, en franchissant les murs de cette enceinte, sert à me tenir parfaitement indifférent aux questions personnelles qu'on peut susciter, mais auxquelles je regarderais comme indigne de moi d'opposer autre chose que le plus complet dédain. (Adhésion unanime et applaudissements.)

Je l'ai dit à l'époque de notre lutte terrible contre

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rétranger ; je Tai répété au milieu des divisions intestines des partis à Versailles ; je le dis ici, je le redirai sans cesse : il ne me convient pas, il ne conviendra jamais d*accepter, quelle que soit la bouche qui les profère, ni ces excès d'injures ni ces excès d'honneurs. Non, Messieurs, né du peuple, lui appartenant, voulant faire triompher sa cause par les moyens rationnels, scientifiques, légaux, ne voulant rien tenir que de la persuasion des majorités, j*ai le temps devant moi, j'ai rénergie et, croyez-le bien, j'ai surtout la persévérance inébranlable. {Double salve d'applaudissements.) Encore une fois, non, si je suis venu parmi vous sous l'amicale pression de vos camarades et de vos délégués, ce n'est pas pour faire un discours, — c'est votre faute, mon cher Liouville, si j'ai été entraîné à répondre chaleureusement aux dernières paroles de votre allocution, — je suis venu simplement parce que vous faites, vous et vos prédécesseurs, depuis trente- deux ans, une bonne et grande œuvre, une œuvre de solidarité, d'assistance et de secours fraternel dans le monde des travailleurs. Voilà pourquoi je suis ici. (Applaudissements unanimes.)

Je suis venu pour vous connaître, pour vous entendre, sans aucune idée préconçue, n'ayant, je le regrette, sur vos origines et sur les détails intérieurs de votre existence économique et sociale que des données très*, incomplètes ; mais, je dois le dire, je suis bien heureux d'être venu.

Je vous ai écouté, vous. Monsieur le secrétaire , et, dans un rapport comme je voudrais en lire souvent sur les affaires générales de ce pays , {Très bien ! trèi bien /), j'ai constaté que vous descendiez dans les détails, dans l'analyse minutieuse de tout ce qui touche à l'économie de votre œuvre, des recettes, des dépenses, de la distribution des secours, de l'examen des vœux de vos coassociés. Et je vous dirai tout à l'heure mes impressions, car je ne veux faire ici que

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le résumé des impressions que j'ai éprouvées au cours de la lecture des rapports qui vous ont été présentés.

Je trouve que vous donnez un exemple qui doit être suivi, Texemple de la sincérité et, permettez-moi d'ajouter, l'exemple aussi d'une chose qui est un peu plus rare, l'exemple de la sévérité dans les jugements.

Vous avez rappelé avec beaucoup de verdeur que, si nombreux que vous soyez, — vous êtes onze mille, — lorsque vous vous livrez à vos opérations électorales, il n'y a guère que neuf cents d'entre vous qui prennent part au vote. Vous vous en êtes plaint et vous avez bien fait. Moi aussi, j'ai noté ce détail, et je dirai à ceux qui m'écoutent : Suivez le conseil qui vous est donné ; prenez part aux votes, donnez par là plus de cohésion à votre contrat d'alliance, plus d'autorité à vos délégués ; resserrez ainsi plus étroitement le nœud qui vous unit ; mais, après avoir parlé aux électeurs, j'ajouterai, en m'adressant au comité : Peut-être n'avez-vous pas pris toutes les dispositions voulues pour assurer les moyens, pratiques de développement et d'augmenter la coopération effective de tous les électeurs à la nomination de tous les élus. [Très bien! très bien! — Applaudissements.)

Il faudra que vous examiniez cette question ; il faudra en examiner d'autres encore, — et c'est ici qu'on trouve que la méthode expliquée par l'honorable M. Rusconi est excellente. Il vous recommande, dans les propositions que vous adressez à votre comité, de ne point donner le pas aux idées purement théoriques sur les questions financières. Vous avez exprimé des vœux certainement inspirés par la plus haute, parla plus noble générosité ; mais prenez bien garde aux déceptions qui amènent les catastrophes ; et, dans votre ambition, mesurez bien votre vol, de peur de tomber comme Icare.

Votre rapporteur a raison. C'est là l'excellence de la tradition que vous pratiquez, que vous avez main-

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tenue depuis quarante-neuf ans, que vous développez tous les jours : jusqu'à présent, vous avez sagement proportionné vos efforts è vos moyens et vos dépenses à vos ressources ; il faut continuer aujourd'hui surtout que, grâce à la République, vous allez enfin entrer dans la légalité' nouvelle où nous pourrons avant peu, je l'espère, avant quelques semaines, balayer tout ce qui reste d'un passé oppresseur , au point de vue de l'existence des sociétés professionnelles ; c'est alors que vous pourrez, ayant difficilement mais noblement soutenu votre existence, largement vous établir dans le domaine de la loi et jouir enfin de Texistence civile. {Vive et unanime adhésion. — Applaudissements prolongés,)

Ce jour-là, Messieurs, comme au lendemain de toute victoire, il vous faudra tous redoubler de scrupules, de sagesse, d'efforts , de cotisations ; il faudra étendre votre société et la porter plus loin que vous ne l'avez fait jusqu'à ce jour. Je suis, quant à moi, tranquille sur l'efficacité de vos efforts et les heureux résultats que vous pouvez vous en promettre. Que Ton vous donne le bénéfice d'une législation véritablement libérale, qu'on vous assure la pleine disposition de vous-mêmes, et je suis convaincu que vous ne tarderez pas à couronner votre œuvre. {Applaudissements.)

C'est à ce moment. Messieurs, que, par l'intermédiaire de vos comités, vous songerez à mettre en pratique sur plusieurs points les excellents conseils que vous donnait mon cher ami M. Liouville. Vous verrez, en effet, quels avantages peuvent résulter de la pratique du contrat d'assurance, et de l'assurance par l'État. Car, Messieurs, à coup sûr je ne crois pas être suspect quand je parle de mon horreur pour lès chimères, pour tout ce qui ressemble aux utopies, aux systèmes par lesquels on s'imagine qu'il est possible de refaire violemment et tout d'un coup la so-

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