‹ Discours et plaidoyers politiques de Me [L] G.; (volume 5)Chapitre 87 sur 102 · L. Aruez, députii des Côtcs'du-yoid · texte numérisé non relu

L. Aruez, députii des Côtcs'du-yoid

M. Huon» que Tétat délicat de sa santé avait empô- «!hé, dans ces derniers temps, de prendre part à nos travaux, était un député du département des Côtesdu-Nord, plusieurs fois investi par ses compatriotes du mandat de les représenter dans cette enceinlo.

M. Huon était fils de ses œuvres; il appartenait à la classe des hommes voués aux travaux actifs de la campagne; un accident survenu dans son enfance lavait arraché à celte destinée, et, déjà avancé dans sa jeunesse, il s'était tourné vers les études du droit.

I. Huon, né à Ouingamp en 18J0, avocat, clêputé des, <:ôtesdu-Xord le 20 février 1876.

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A force de patience et de volonté, il put réparer le temps perdu et arriver à se faire, dans le barreau de province, une situation d'honneur, de compétence, de services qui attirèrent sur lui la reconnaissance et Testime des populations au sein desquelles il exerçait sa profession. {Très bien I très bien !)

Dès 1870, il fut désigné à la confiance du Gouvernement de la défense nationale pour présider à Tadministration de son arrondissement. Je suis heureux de dire que, à quelque opinion qu'ils appartinssent, ses compatriotes lui rendirent, au lendemain de nos épreuves, le témoignage public qu'il n'avait traité personne en ennemi, ni même en adversaire. iC'esi vrai l c'est vrai !) Il avait attiré sur lui l'estime et la considération universelles.

M. Huon^ pris par la maladie, n'a pas pu nous donner, dans cette enceinte, le tribut de conseils et de travail sur lequel on était en droit de compter.

Aujourd'hui, j'ai le triste devoir d'exprimer le sentiment de ses collègues, et ce n'est, en vérité, qu'une bien douloureuse compensation pour la jeune famille déjà nombreuse qui reste après lui. {Applaudissetnents.)

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