DÉCÈS OR U, GRANIRR DE CASSAGNAC PÈRE
J'ai reçu de M. Paul de Gassagnac, notre collègue, la lettre suivante :
Paris, 1" février.
Monsieur 1è Président,
J'ai la douleur de vous annoncer la mort de mon père décédé au château de Couloumé (Gers).
Veuillez agréer, Monsieur le Président, Texpression de mes sentiments les plus distingués.
PAl'L DK CaSSAGNAC.
Messieurs, en faisant part à la Chambre de cette communication, toujours si douloureuse pour un fils, je dois ajouter, au nom de la Chambre, que Thomme qu'elle perd aujourd'hui à la fin de la carrière si remplie, à divers titres, qu'il avait parcourue, reste, dans la mémoire de ceux qui l'ont connu, au dedans et au dehors de cette enceinte, comme un esprit qui, à presque tous les points de vue, occupait un des
1. Adolphe de Grauier de Cassagnac, né à Ayeron-BeyeUe, le 12 avril 1808, successivement rédacteur de la Presse, de VÈpomie, de V Assemblée nationale^ du Pouvoir, du Constitutionnel, du Réveil et du Pays, député officiel au Corps législatif pour la 3« circonscription du Gers depuis 1852, réélu député de Mirande le 30 février 1876.
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rangs les plus distingués de la littérature française.
Nous n'avons ici ni à le juger, ni à le louer; nous n'avons qu'à parler très brièvement du député et du collègue qui siégeait parmi nous depuis 1876.
A ce titre, quand il est intervenu dans nos débats, il y a, comme orateur, constamment apporté les puissantes qualités de son osprit, une grande sobriété, une grande concision, une forte originalité.
La part qu'il y a prise n'était jamais exempte de courtoisie pour ses adversaires, ni d'autorité pour ses amis.
La place importante qu'il occupait dans cette Assemblée marque et mesure le vide et les regrets qu'il laisse derrière lui. [Très bien! ires bien! sur un grand nombre de bancs,)
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