‹ Discours et plaidoyers politiques de Me [L] GChapitre 39 sur 48 · LES COURONNES · texte numérisé non relu

LES COURONNES

Ville deviennes. Loge maçonnique de Rennes, la Parfaite Union. Les électeurs de Belleville, le Comité indépendant du XX e arrondissement, la République française et la Petite République en avant du char funèbre. Le Voltaire. Le Paris. La Réforme. La Ville de Paris. V Armée française. La préfecture de la Seine. Alsace-Lorraine. Un monceau de couronnes emblématiques. Châteaudun. Algérie. Ligue des Patriotes. Grèce. Suède. Norvège. Alexandrie. Colonie athénienne de Marseille. Londres. Bruxelles. Les Français de Californie. Les Français de New- York. Le barreau de Saint-Pétersbourg. La Loge Auguste Amitié de Condom. Les voyageurs nancéiens. La démocratie de Pau. Le canton d'Isigny. Un groupe de citoyens de la Grand'Combe. La ville de Marseillan. Le cercle libéral de Villeneuve- sur-Lo.t. La ville d'Hy ères. Les coupeurs et ouvriers de la Belle-Jardinière de Quimper, etc., etc. La colonie française de Moscou. Les artistes français. L'École polytechnique. Le III arrondissement. Un Alsacien du III arrondissement. Groupe d'études sociales et académiques de Paris. Les XX , XI°, IV«, XVI*, IX et X° arrondissements. Les proscrits du 2 Décembre. Les maçons réunis de Passy. Les voyageurs de commerce de Lyon. Les cuisiniers de Paris. La Banque de France. Les Élèves de l'École d'Alsace- Lorraine. Les ouvriers boulangers viennois. Le Cercle républicain de l'Yonne. Les enfants de Dugny. Cercle du travail de Nancy. Les délégués de Condé-sur-Escaut, Caen, Bayonne, Barsur-Seine, Brest, Marseille. Libre Pensée de Neuilly. Les municipalités de Douai, Versailles, Montmorency, Nantes. L'Aisne, Saint-Quentin, l'Ardèche, Rouen, Boucherie havraise, Sottevillelès-Rouen, Meulan, Charolles, Givet, la Fer té-sous- Jouarre, les républicains de Clichy. Cognac. Libre Pensée de Rueil. Provins, Les comptables de la Seine. Les couronnes de l'Algérie. Loge de

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Thémis. Les habitants de Pont-1'Évéque. A Gambetta, la ville de Dijon. A Gambetta, la démocratie de Carpentras. La Libre Pensée de Mussy-sur-Seine. La démocratie roussillonnaise. Les Français du Canada. Les Amis du grand patriote. Le Conseil municipal de Romans. Les républicains de Montluel. Les républicains de Nimes. La ville de Luchon. Les hommes de service de la Chambre des députés. Les Marseillannais reconnaissants. La ville de Mont lue on. Le département des Vosges. Les républicains chaumontais. Les républicains de Fréjus. La Ligue des patriotes de Montbéliard. La ville de Clermont -Ferrand. La loge maçonnique de Sedan. A Gambetta, la ville de Bayonne. La ville de Toulouse. Le personnel de la présidence de la Chambre. La ville de Poitiers. Le journal le Siècle. La ville de Salon. La ville de Douzy. Romilly-sur-Seine. La ville de Cherbourg. La colonie française. Les membres du Cercle du Pérou, Marseille. Les patriotes de Brienon (Yonne). M. Goudchaux, de Metz. Au grand patriote, le Petit Méridional. Le Crédit Républicain. Saint-Symphorien ^Gironde). La démocratie de Lons-le- Saunier. Ses amis de Moret (Jura). Le Progrès de VAin. La démocratie dôlaise (Jura). Le comité de surveillance du port de Cherbourg.

Pompiers de Sèvres. Le département de Seine-et-Oise. Neuillysur-Marne. Argenteuil. Rambouillet. Saint-Arnaud. Chevreuse. Honneur. Ruffec. Narbonne. Villefranche (Aveyron). Biarritz. Saint-Jean-de-Luz. La Corrèze. Le Mans. Seine-et-Marne. Une petite couronne ravissante envoyée par la ville de Saint-Jeande-Luz. Les employés du ministère des finances. Fanfare des ateliers. Colonie d'Alexandrie. Colonie hellénique de Londres. De Liverpool. De Paris. Des chemins de fer de Thessalie. Les étudiants hellènes. L'Olympe. Une couronne portait : A Gambetta, les Français de la Bourse. L'association des voyageurs de commerce. L'association commerciale, du Louvre. Mutualité, commerciale. Voyageurs de commerce. Nimes. Montpellier. Les typographes de Paris. Cercle de l'Industrie. L'Alsace. Les Alsaciens-Lorrains de Paris. La Ligue des patriotes. Les Sociétés de gymnastique. Les Alsaciens-Lorrains de New-York, La Lyre de Montmartre. Cahors. Les étudiants de • Paris. Les lycées Charlemagne, Louis-le-Grand , Chaptal. Le Petit Méridional. Les commis voyageurs de Ne vers. Les Péruviens résidant à Marseille. Le cercle de l'Athénée de Marseille. Les démocrates de Dôle. La loge maçonnique de Thémis-d'Or, de Caen. L'Union républicaine de Compiègne. Les francs-maçons de France. Le département de l'Oise. Les républicains de Mourez. Les patriotes de Brienon. Emilio Castelar y los repnblicanos historicos. Janina et Épire. Colonie hellénique de Constantinople. Sylloque commercial industriel d'Athènes. Des amis de Luxembourg. Le

ordre du Cortège et liste des couronnes. 291

service ambulant des postes, le bureau central des postes. L'atelier des télégraphes, un groupe d'amis du XI e arrondissement. Solidarité républicaine du X e arrondissement. Les télégraphistes de Marseille. Bibliothèque du XR Strasbourg, Mulhouse, Metz. Orphéon alsacien-lorrain. Société de secours mutuels des Alsaciens-Lorrains. Les électeurs d'Alsace-Lorrainc à leur représentant. La Chorale alsacienne. Loge d'Alsace-Lorraine. Les Volontaires de 1870-1871. Les républicains de Boulogne-sur-Mer. Le conseil municipal de Boulogne-sur-Mer. La démocratie du sixième arrondissement de Lyon. Le comité central des républicains radicaux de Lyon. Comité républicain de Dieppe et la ville de Dieppe. La ville du Cateau. Les travailleurs de Largentière. Le cercle républicain d'Esquermes-Lille. Le Progrès du Nord. Tourcoing. Les pompiers de Laon. Les positivistes. A la mémoire du grand patriote, la Société française de Londres. Mulhouse-Belfort. Chaumont. La population d'Albertville. Les Français résidant à Bruxelles. Le Havre et ses arrondissements. Société positiviste du Havre. Colonie française du Brésil. Le Sénégal. Les républicains de Bessèges. La Banque de France. Fiers. Société du 14 juillet. La Ferté-Macé. Les voyageurs de Toulouse. Démocratie de Granville. Thionville. Cette. Philadelphie. Romilly-sur-Seine. Fanfare « La jeune France ». République de San Salvador. Saint-Girons. Cercle du Pérou, à Marseille. Caisse des écoles d'Amiens. La ville de Vierzon. Ville d'Arles. Cherbourg. Les dames d'Alsace -Lorraine. Maine-et- Loire. Conseil municipal de Tours. Union démocratique de Marseille. Les enfants de Craponne, à Salon. Cercle républicain de Marseille. La loge maçonnique de Nîmes. Montréal. Comité radical indépendant du Père-Lachaise. Le personnel de la Chambre des députés. Les volontaires de Lyon. La ville de Blois. Les républicains de Laigle. Union démocratique de Bourges. Démocrates de Doua menez. Loge de Sedan. Beaumont-le-Royer. La ville de Belfort. Le Libéial de l'Est, de Belfort. L'Union républicaine, de Rennes. La Dépêche, de Toulouse, et ses souscripteurs. Les instituteurs de Saint-Pourçain. Le prince Georges Bibesco. La ville de Guéret. La démocratie d'Olonzac. Le culte des Intimes d'Avignon. Les écoles de Nîmes. La ville d'Angouléme. La Société Gambrinus, de Nîmes. Ville de Bordeaux. La démocratie de Lagnier. Les dames grecques de Constantinople. Le Progrès de Lyon. L'École préparatoire de Sainte-Barbe. La ville de Saint-Omer. La ville de Vic-en-Bigorre. Les patriotes de Romilly-sur-Seine. La Libre Pensée et les républicains de Mussy-sur-Seine. La commune de Chambre (Savoie). [La démocratie d'Aiguebelle (Savoie). Albi. Comité d'assistance démocratique de Lyon. La ville de Toulon. La presse départementale. Cercle de l'Orangerie de Nevers. La ville de Sarlat. Les ou-

vriers du chemin de fer du Midi. Le conseil municipal de Jarnac. Les Alsaciens de Lunéville. Le conseil municipal d'Avignon. La ville de Neuilly-sur-Seine. Cercle de l'Avenir. La colonie française de Saint-Sébastien. Cercle de l'Egalité d'Avignon. Communes de Thann et Bischwiller. La ville de Compiègne. Les coupeurs ouvriers de la Belle-Jardinière. Les conseillers municipaux de Troyes. Le conseil municipal et le Sou des écoles de Romans. La loge maçonnique de Bergerac. Les Alsaciens- Lorrains de Bordeaux. La commune de Castel-Sarrazin. Les républicains de Florensac. La loge maçonnique de Sedan. Les condisciples du lycée de Cahors. Les originaires du Lot à Paris. La démocratie de Miribel. La ville de Vannes. L'Indépendant des Pyrénées-Orientales. Beaurepaire. Vierzon. Orange. Pézenas. Les instituteurs de Béziers. Le ministre des États-Unis. Le général Meredith Read. Les républicains de Cavaillon, le 17 février 1876. Saint-Amand (Cher). Hyères. Auch. La loge maçonnique d'Auch. Le cercle d'industrie d'Auch. La démocratie d'Estignac. Les amis de Charleville. La ville de Foix. La démocratie vosgienne. Épinal. Saint -Denis. Bar-le-Duc. Pont-de- Beauvoisin. Les opportunistes de Sainte-Livrade. Saint-Gaudens. Aurillac, Mende. Les républicains de Milan. Le Petit Bourguignon. Condom. Anduze. L'Union des travailleurs de Montluçon. L'Union démocratique de Bourges. Les démocrates de Quimper. Les voyageurs de Lyon. Les voyageurs de commerce de Lille. La ville de Roanne. La loge écossaise de Roanne. Fleury (Rhône). Les Amis de l'ordre. Orient (Nord). Le cercle du commerce de Niort. Le journal le Progrès de Nantes. Le cercle de Franklin de Nantes. Le journal le Siècle. La Tremblade. Royan (Charente -Inférieure). Beaumont- le -Roger (Eure). Montereau (Seine-et-Marne). Les Hellènes de l'Asie Mineure, etc., etc.

(Notes et compte rendu de la République française)

12 janvier. — M. Gambetta père, dans le dernier rendezvous qu'il avait assigné hier, 11 janvier, aux amis de son fils venus de Paris (MM. Léris, Charles Quentin, qui était por^ leur d'une lettre de Victor Hugo, Etienne et Blech, de Sainte- Marie-aux-Mines), a déclaré s'en tenir à sa résolution de faire revenir le corps à Nice ; il a été décidé que la translation aurait lieu immédiatement.

13 janvier. — Le corps de M. Gambetta a été transporté hier matin, avant l'aube, du Père-Lachaise à la gare de Lyon où un train spécial avait été préparé pour Nice.

De nombreux amis, une députation de l'Union républicaine,des délégations, notamment celle de l'Alsace-Lorraine, s'étaient rendus à la gare pour donner un suprême adie

Le train, parti à 9 h. 10, dut arriver à Nice le 14 f matin.

14 janvier. — Les derniers honneurs funèbres ont é rendus à M. Gambetta par la ville de Nice, les troupes ( la garnison et les compagnies d'embarquement de la flot cuirassée. Le train spécial, dont tous les arrêts avaient é marqués, et particulièrement à Marseille, par des mar festations et des hommages patriotiques, est arrivé à Ni< à 7 h. 30. Le préfet, le conseil général, le maire, h membres du conseil municipal et les délégations atte daient à la gare. Les plombs qui scellaient le wagon ayai été brisés et le procès-verbal d'usage dressé, le cercueil été transporté à bras par les pompiers dans une salle de gare, transformée en chambre ardente.

Cette salle est tendue de draperies de deuil, coupées de tentures d'argent, de faisceaux de drapeaux et d'arbrisseaux odorants. Des brûle-parfums sont allumés autour du catafalque.

M. Gambetta père et les autres membres de la famille n'étaient pas à la gare lorsque le train spécial est arrivé.

La levée du corps a lieu à midi trente. Le service est fait par la gendarmerie, le lH e de ligne, le 24° chasseurs, les douaniers et les sapeurs-pompiers.

Les cordons du poêle sont tenus par MM. le vice-amiral Peyron, le général Carré de Bellemare, le préfet Lagrange de Langres, le vice-président du conseil général et le président du tribunal de commerce.

La vieille servante de la famille Gambetta, la fidèle Miette, marchait immédiatement derrière le cercueil.

Venaient ensuite, le père de M. Gambetta, son oncle Michel Gambetta, son beau-frère Léris et ses deux cousins Larroque.

Aux côtés des parents et dans le nombreux cortège, MM. Spuller, Cazot, le général Campenon, Quentin, Rouvier, Raynal, Sandrique, Marcellin Pellet, Etienne, Thomson, Léon Renault, Gougeard, Liouville, Joseph Reinach, Arnaud de rAriège,Blandin, J.-J. Weiss, Germain, Cléry,Noël Parfait, Arène, Dusollier, Margue, Lelièvre, Récipon, Hecht, Blech, Hervé-Mangon, Bischoffsheim, Cornudet, Duvignier, Cayrade, Bastid, Lecherbonnier, Henry Aron, les sous-préfets du département, les officiers de l'étal-major de la flotte et de la garnison, etc.

Viennent ensuite les délégations des Alsaciens-Lorrains, de la Légion d'honneur, du barreau, de la presse parisienne : République française, Petite République, Voltaire, Ville de Paris, Faris, Réforme, les loges maçonniques, sociétés de tir, élèves des lycées, volontaires de l'armée des Vosges, sociétés agricoles de la Corse, des Bouches-du-Rhône, du Var; tous les conseils municipaux des départements environnants, les sociétés de secours mutuels, des chevaliers sauveteurs, des syndicats professionnels.

Sur tout le parcours, les fenêtres sont couvertes de voiles noirs et de drapeaux ornés de crêpe. Les équipages du 'Marengo et du Redoutable sont descendus à terre pour rendre les derniers honneurs à celui qui eut tant à cœur les inté-

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rets de notre armée. Une foule nombreuse assiste aux funérailles.

Le cortège arrive au cimetière par une pluie froide, qui ajoute encore à la tristesse du lieu et jette un voile de brume sur le merveilleux panorama qui se déroule devant la terrasse supérieure de la nécropole.

On se réunit autour d'un dais fait de tentures noires, blanches et violettes, et orné de quatre écussons aux armes de Paris, Marseille, Nice et Gahors, sous lequel le cercueil est déposé.

Trois discours sont alors prononcés, par le général Carré de Bellemare, le préfet des Alpes-Maritimes et le maire de Nice.

discours du général carré de bellemare

Messieurs,

Après les touchantes et patriotiques paroles qui ont été prononcées à Paris, au nom de l'armée, par le ministre de la guerre, paroles qui ont eu un si grand retentissement dans toute la France, il ne me reste plus qu'à adresser un suprême adieu à l'illustre mort sur qui les portes du tombeau vont se fermer.

Adieu à Gambetta, adieu au grand patriote !

discours de m. lagrange de langres, préfet des alpes-maritimes

Messieurs ,

Dans quelques instants, le tombeau va se refermer sur Gambetta, sur Gambetta en qui la France et la démocratie mettaient tant d'espérances, sur Gambetta à qui la patrie en deuil vient de faire des funérailles si grandes, mais si douloureuses. '

Je ne me sens ni la force ni le talent nécessaires pour vous retracer la vie de l'homme que vous pleurez. Une voix plus autorisée que la mienne, celle de M. le ministre de la justice, l'a fait à Paris, au nom du gouvernement, à Paris, où la France tout entière a dit adieu à Gambetta. Je me permettrai seulement d'évoquer devant vous un souvenjr personnel.

Pendant la guerre de 1870, j'occupais des fonctions qui me mirent en rapports fréquents avec Gambetta, et qui me donnèrent ainsi le moyen d'apprécier à sa juste valeur le patriotisme dont il était animé.

Je ne puis, aujourd'hui encore, me rappeler sans émotion les

instructions verbales qu'il voulut me donner lui-même, lorsque je quittai Tours pour aller organiser le service qu'il m'avait confié dans l'armée auxiliaire.

Il me semble l'entendre encore, cherchant à faire passer en moi la fièvre patriotique qui le consumait. Oui ! il me semble voir Gambetta, il me semble l'entendre me répéter de sa voix vibrante, éteinte à jamais, ces paroles qui sont gravées dans ma mémoire :

« Ne vous inquiétez, me disait-il , que de ce qui peut servir utilement le pays, faites appel au dévouement de tous, pour le salut de la Patrie ; en un mot, songez à la France, toujours à la France, et rien qu'à la France !... »

Ah I Messieurs, s'il m'était possible d'évoquer devant vous, non mes souvenirs personnels, mais le grand patriote couché dans le cercueil, quels accents trouverait Gambetta pour vous crier, pour nous crier à tous : « Faites que ma mort elle-même serve la cause à laquelle j'avais voué ma vie ! Oubliez les compétitions stériles qui peuvent faire courir de si grands dangers à la France et à la République ! En un mot, songez à la France, toujours à la France, et rien qu'à la France ! »

Et nous, Messieurs, unis par 'le même sentiment de douleur que nous cause la mort de ce grand citoyen, honorons la mémoire de Gambetta, en confondant nos cœurs dans un même et ardent amour pour la France et la République !

Après le discours du maire de Nice, M. Larroque, cousin de M. Gambetta, exprime au nom de la famille le désir qu'il n'y en eût pas d'autres, et le père de M. Gambetta prononce alors d'une voix émue ces quelques paroles :

« Je ne puis vous dire que ce que mon fils disait à tous ceux qui l'obligeaient : Merci, Messieurs, merci! »

Lorsque les funérailles faites par la ville de Nice à Gambetta furent terminées et les personnages officiels partis, les amis s'inquiétèrent de l'ensevelissement. Le cercueil, placé sous un catafalque qu'ébranle la tempête, en est retiré et porté à bras au tombeau où reposent déjà la mère et la tante de Gambetta.

Ce tombeau se compose d'un cénotaphe en marbre blanc et d'une stèle surmontée d'une urne funéraire.*

Au milieu de la stèle est un médaillon en bronze représentant M me Gambetta. Une simple inscription : « Famille Gambetta », est gravée sur le marbre. "

Une brèche ayant été pratiquée au pied du monument, le

cercueil est mis à la place qui lui était destinée, et M. Spuller, en proie à la douleur la plus poignante, s'écrie : « Adieu, ami, adieu! » Puis, pendant que les ouvriers muraient l'ouverture, la nuit tombant, les derniers amis s'éloignèrent.

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