DÉCÈS DE M. CHRISTOPHE
J'ai le douloureux devoir de vous informer, Messieurs, que j*ai reçu une lettre par laquelle la sœur d'un de nos collègues fait part à la Chambre de la perte que vient d'éprouver la famille Christophe, par la mort de M. Isidore Christophe, député de la Drôme, décédé en son domicile à Paris, rue Marivaux, 7. (Mouvement,)
La Chambre s'associera au témoignage de regret, de douloureuse émotion qu'une mort si imprévue et si soudaine lui cause. Elle nous prive d'un collègue entouré de Testlme générale, et qui avait, dans une vie toute de dévouement, de travail et de sacrifice, figuré durant les plus mauvaises heures au rang des plus vaillants défenseurs de la République. {Marques d'assentiment et de sympathie,)
1. Isidore Christophe, né à Valence, en 1843, avocati député de la Drôme le 14 octobre 1877.
SÉANCEDU 2 FÉVRIER 1880
DéCÈS DR M. GRA.NIER DE CAS9ÀGNAC PÈRE
J'ai reçu de M. Paul de Gassagnac, notre collègue, la lettre suivante :
Paris, !•' février.
Monsieur le Président,
J'ai la douleur de tous annoncer la mort de mon père décédé an château de Couloumé (Gers).
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les plus distingués.
Paul dk Cassagnac.
Messieurs, en faisant part à la Chambre de cette communication, toujours si douloureuse pour un fils, je dois ajouter, au nom de la Chambre, que Thomme qu'elle perd aujourd'hui à la fin de la carrière si remplie, à divers titres, qu'il avait parcourue, reste, dans la mémoire de ceux qui l'ont connu, au dedans et au dehors de cette enceinte, comme un esprit qui, à presque tous les points de vue, occupait un des
1. Adolphe de Granier de CaBsagnac, né à Ayeron-BeveUe, le 12 avril 1808, successivement rédacteur de la Presse, de lÉpoquet de V Assemblée nationale^ du Pouvoir, du Constitutionnel^ du Réveil et du Pays, député officiel au Corps législatif pour la 3« cir^ conscription du Gers depuis 1852, réélu député ae Mirânde le 30 février 1876,
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rangs les plus distingués de la littérature française.
Nous n'avons ici ni à le juger, ni à le louer; nous n'avons qu'à parler très brièvement du député et du collègue qui siégeait parmi nous depuis 1876.
A ce titre^ quand il est intervenu dans nos débats, il y a, comme orateur, constamment apporté les puissantes qualités de son esprit, une grande sobriété, une grande concision, une forte originalité.
La part qu'il y a prise n'était jamais exempte de courtoisie pour ses adversaires, ni d'autorité pour ses amis.
La place importante qu'il occupait dans cette Assemblée marque et mesure le vide et les regrets qu'il laisse derrière lui. {Très bien! très bien! svr un grand nombre de bancs.)