‹ Discours financier de l'Hon. Jos. Shehyn, député de Québec-est prononcé à l'Assemblée législative à la séance du 3 janvier 1894 [microforme]Chapitre 13 sur 21 · QUELQUES POINTS DE COMPARAISON · texte numérisé non relu

QUELQUES POINTS DE COMPARAISON

a population de la province de Québec est de 1,350,000 âmes.

Lx dette nette, au 30 juin 1893, était de de #22,000,000.00 en chiffres rouds, ce qui équivaut à 16.20 par tête.

La population du Canada est, d’après e dernier recensement, de 4,800,- 000, disons 5,000,000.

Au ler février 1892 la dette nette du Canada était de $238,297,851 43, équivalant à 47.75 par tête.

La ponulation de Mon réal est de 250,009 âmes,

Lu lette de cette ville est.disons de $20,900,000,00,ce qui équivaut à 80,00 par tôte, Et cependant les gens qui contrôlent l'administration du Canada et celle de Montréal ne trouvent pas d'ex pression pour admirer la prospérité du Dominion, avec une dette de { 1.79 par tête, et celle de Montréal, avec 0,00 par tête, tandis qu'ils crient à la ruine et à ln banqueroute, quand la province de Québee ne doit que 16,20 par tête de sn population, Eu faut davantage pour faire voir la mauvaise foi de nos adversures ? Cependant eux qui ont crié si fort et si haut que nous avions ruiné 1 province ont eu ni le courage ni la lovauté d'admettre franchement que, sous les administrations conservatrices, il y à eu une série non interrompue d'augmentation de dépenses et de déficits : que lai dette publique à été créée pui les sept-huitisines Di EUX : qu'elle a été encourue pour la 6 mstruciion de cheinins de fer et de ravaux publics dans la province ; qu'elle n'est qu'une bagatelle com pi arée à celle du Canada et à celle de la ville de Montréal. J’ ajouterai qu'il n'appartient pas aux amis du gouvernement fédéral de parler d'augmentation des dépenses à Québec, quand ils approuvent ce qui se fait à Ottawa, El faut

tre aveugle et de mauvaise foi pour oser affirmer une telle absurdité. Néanruoins ce sont les mêmes hommes qui crient à la ruine et à la banqueroute qui sont cependant responsables de la majeure partie de cette dette, et dans ‘ous les cas, ce ne sont toujours pas, comme ils voudraient le faire croire, les quel ques nullions d'obligations du gouvernement Mercier qui aient pu ous conduire à l'éte at de choses que nos adversaires prétendent exister. Ils seraient done eux-mêmes les principaux coupables de cette mauvaise administration, si ruine il y avait,

Non, M. l'Orateur, ces messieurs ne sont pas sérieux et dans leur fort antérieur ils savent bien que c'est de lu comédie qu'ils jouent ; mais 1l fallait à tout prix écraser des adversaires ; ce n'était qu'un moyen pour arriver à leurs fins, et d'en imposer à ceux qui ne sont pas en état de vérifier par eux-mêmes leurs assertions fallacieuses. Mais pour eux, périsse la patrie plutôt que d'être privés du pouvoir,et afin de l'obtenir ils ne se sont nullement préceoupés du crédit de [4 Province, qu'ils ont ruiné par leurs clameurs lisensées,

Apres avoir établi la vraie situation financiere et avoir démontré la -esponsabilité de chacuu, passons maintenant en revue le discours sur le badgset de l'hon. trésorier, prononcé le 5 décembre dernier, Voici ce qu'il disait :

Monsieur l'Orateur, permettez-moi d'exposer à la Chambre les chiffres de nos recettes et de nos dépenses, à part des eciprunts et des subventions de chennins de fer, pendant les quatre dernières années. Les voici et l’on constatera facilement combien le résultat de notre exercice 1892-93 est satisfai-

sant,

Année Dépenses Recettes Déficit

FOOD O0, ST ATEN EE ne GG 48016 LSUD-D1. 22 1.200 EURE 45

ESSOR. FE 1462 SR T0" 02 3,494,117 60 1,742,6% 02 EDR 0 EU em ad t06" 41467,278 & 21 24,828 00

Ce tableau n'indique pas la vraie situation des dépenses et des recettes \ né . \“ . ] de 1890 à 1893 et il est de nature à en imposer à la Chambre, car ce n’est qu'une péri ation a caisse ne montrant nullement la dép nse réelle encourue

pencdani ces années D'abord L'hon, Trésorier confond le terme déficit avec à 80,00 celui de dé 'OUrFSeIDents légiti Des oil (les } } ME ippr vec prit Canada Chambre, fatiunt partie du la dette flottante et iovaut ètre couvertes par un rapérité emprunt. fa k nl, avec Pour 1889-90 In dépense totale d'apres son état est de 4 SOLS uand ln tandis qu'elle n'est réellement que de #4,720,256.49. L'hon. Trésorier com faut-il prencl cou:110 dépenses des vaincus, pal ients de londs en fidét-commis et ait eux un Pur DO rt ment de dépôts de garni loulr mins de fér, soit-une somme di eu ni le AOELETE A Lu he doitpastigurer souice titre,enr ces sommes ont éemployé $ trutions à payer des dé PRrPER ui ont leje paru comme les et qui sont portées à notre ; dépen- dette f ttante, Ainsi l'hon. Lrésorier ne peut pars être sérieux en présentant uitirines un tei trblau, eur il n'a aucun LD porc AVEC li dépense réeile, Eu d'autres er ete terines, c'est faire paraitre la, meme lépense deux fois sous différents titres, nparée à Pour bien Ent e comprendre l'opération de lhon. Trésor er, je vous citerai on n'appar- ex ‘Mplé : Supposons 4e un =D ji he auhoete une propriete, dis ns de 1,00, tion des Le que, h ayant pis de fonds elle fausse Un emprunt. D'après l'opérati: n qu { faut l'résorier, au Heu de débiter le remboursement au prèteur, il met de nouveau e Néan- à ln charge de cette propriti ‘le paul nent de cette soinme. Elle ne lui coûte queroute pourtant que mille pit tres, mais d'après son opération, elle paraîtrait lui at dati en coute: deux nulle. Voilà un exemple des états qu'il soumet a Îu sure. les Chunbre, étut où il fait paie la imme soinme deux fois comine dépenses, aient pu Ce ss son que des er uit s temporaires qui doivent être traités comte tel ter. Ils k Maintenant, si l'on € pare los dépenses de 1589 90 à vec celles de 1592 sdutinié J sous dx rubrique de dépenses ordinuires et extraordinaires, la différence à en moins pour 1895 est de #301,7 23.61, s'est à dire que, sur la dette flottante leur fort il a, en 1893, soldé ce montant en moins que nous en 1890 ; en d'autres di -fab termes il a eu moins à payer sur la dette flottante que nous en 1890, La chose our arri- s'explique facilement, En 1S90, nous avons payé à titre de dépenses spéciiles vérifior ou extraordinaires une sontme de #9/5,98%.31, tandis que lui, sous le même la patrie titre, 11 n'a eu à payer que NcoS, In, La différence est facile à saisir en ullement compulsant les comptes publics où ces dépenses sont inscrites. On y constate clameurs que pendant cette année nous avons payé pour le règlement de la question des Jésuites #/00,000 ; nous avons aussi payé pour le parachèvement des nontré la édifices parlementaires et pour le Palais de Justice à ( Juébec au delà de #211,. ra. eurilé | 000. Nous avons de plus pay pour la codification des lois #30,073, Ues ce qu'il différents items s'élèvent à p rès s de #650,000 que le Trésorier ac tuel n'a pas eu à payer pour les mêmes fins. C’est-a dire que nous avons payé en 1590 chilfres $980,319.41 de plus que lui en 1895 sur la dette flottante. ntions de Veuillez emarquer, A. l'Oratvur,que toutes ces soinmes avaient été votées l’on cons- par nos adversaires, qu'ells faisaient partie de ln dette flottante à être & satisfai- couverte par l'e:aprunt de 10 millions, que conséquemment elles ne doivent

pas être considérées comme des déficits puisqu'elles ont servi à payer une partie de notre dette flottante qui figure dans notre dette totale, Or, il est

Yéficit bien clair qu'ayant une dette flottante de 10 rnillions, une fois que les items qui en font partie sont pure c'est une diminution d'autant sur le montant 0,569 18 | total, et rien de plus. C’est done à tort que l’hon. Trésorier donne le titre de 1,236 09 déficits à des dépenses qui forment par tie déjà de notre passif. Les explica 42,67 02 tions que je viens de donner rendent inutile la révision des dé penses pour 24,828 00 LX90-J1 et de 1891-92, car elles présentent les mêmes erreurs que je viens de signaler pour l’année LS90.

:s recettes Pour 1592-93 les dépenses extraordinaires n'ont été que.. 258,264 10 | ar ce n’est comparées à 1890 où elles ont été den, Gil ar do TOO D | à encourue wuis ce n'est pas une éconoinie comme Île pré te end V hon. Trésorier, puisque ce |

Laine contes ie or den +

© que nous avons payé en 1889-90 sur la dette flottante l’a diminué d'un montant plus élevé que celui qu'il a employé pour les mêmes fins en 1893, c'est-à-dire que la dette flottante ayant été pour lx majeure partie soldée par nous, il Jui reste moins à payer.

L'hon. Trésorier, à la page 8, version française de son discours, dit: Il faut aussi remarquer que je supprime dans les comptes publics ces titres ‘ spécieux de ‘ dépenses spéciales, ? J'ai mis dans les dépenses ordinaires ‘tous les articles que mon prédécesseur portait dans les dépenses spéciules + saut les dépenses extraordinaires pour les édifices publics ct les ponts en LOU L'hon. Trésorier veut évidemment en mposer à la Chambre lorsqu'il parle ainsi, eur je vois, sous le titre de “ dépenses extraordinaires,” dans les comptes publics he 1893, un montant de #238,264,10 comprenant tous des items de hième nature, que je inettais sous la rubrique de dépenses spéciales. Et dans les estimés de 1894, je vois, sous le même titre, ‘ dépenses extraordinaires ? une somme de #/02,904 comprenant des items de même nature que ceux que je mettais à titre de ‘ dépenses spéciales. ?” Je le demande à la Chambre, quelle différence peut-il y avoir entre le titre de ‘dépenses spéciales ? et celui de % dépenses extraordinaires ? ? Pour ma part, je n’en vois pis. Toutes deux sont censées être des dépenses à être couvertes par des emprunts et à être votées come telles.

A la même page de son discours sur le budget, version francuise, le Trésorier ajoute : “ Quant aux dépenses, si on cow- “ pare 1893 avec 1891, on constate une réduction de.......* 143,261 * dans les dépenses ordinaires, et de 581,990 “ dans les dépenses extraordinaires de 1893, comparées avec a ee pese DADRIROS spéciales en 1891, ou à un total de... 723,251 143,261 sur He s dépenses roms et elle s'explique facilement. L'hon. Trésorier avait mis aux comptes de 1892 tout ce qu'il était possible d'y insérer, afin de commencer l'année 1893 sans arrérages pour les services contrôlables. Quant à la prétendue économie de, eut 581,990 elle n'est pas réelle et n’affecte en rien la dette publique,car, came je viens de le dire, ce n’est pas une économie comme il le prétend, c’est tout au plus un paiement en moins que nous sur une dette flottante dont les principaux items avaient été payés pendant notre gestion.

. la même page, l’hon. Trésorier dit : ‘ Dans toutes ces dépen- “ses il ne faut pas perdre de vue que l'intérêt sur la dette & publique que nous n'avons pas créée, s'élevait comme suit : “en 1890-91 rate TOO Or NS ns cos metro bilan 1,438,443 ‘en 1592-93, di 1,445,05 ‘hon. Trésorier ne e peut pas s être : sérieux, en disant qu'ils ne l'ont pas créée. Je ne sais si c'est son intention de mettre cette del Nate en entier à notre charge, ou bien de faire croire à la Chambre que nous sommes les auteurs de ce ser vice d’ intérêts, ,Peus À bé les ses à le trésorier devrait savoir que le s Fa 977,760 et qu'à ia même Ar au 30 ; juin 1887, ce service s'élevait à 1,016,922

Or, lhon. Trésorier ne peut pousser l’exagération jusqu'à mettre à notre

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