‹ Discours préliminaire de l'encyclopédie (volume 2)Chapitre 47 sur 87 · Encyclopédie : •« les · texte numérisé non relu

Encyclopédie : •« les

OU moins cette chaîne, et Tavantage des plus grand génies se réduit à en avoir moins besoin que les autres ou plutôt à la former rapidement et presque sans s'ei t apercevoir.

La science de la communication des idées ne se borne pas à mettre de Tordre dans les idées mêmes; elle doit apprendre encore à exprimer chaque idée de la manière la plus nette qu'il est possible, et par conséquent à perfectionner les signes qui sont destinés à la rendre : c'est aussi ce que les hommes ont fait peu à peu. Les langues^ nées avec les sociétés, n'ont sans doute été d'abord qu'une collection assez bizarre de signes de toute espèce, et les corps naturels qui tombent sous nos sens, ont été en conséquence les premiers objets que l'on ait désignés par des noms. Mais autant qu'il est permis d'en juger, les langues dans cette première formation *, destinée à l'usage le plus pressant, ont dû être fort imparfaites, peu abondantes, et assujetties à bien peu de principes certains; et les arts ou les sciences absolument nécessaires pouvaient avoir fait beaucoup de progrès, lorsque les règles de la diction et du style étaient encore à naître. La communication des idées ne souffrait pourtant guère de ce défaut de règles, et même de la disette de mots; ou plutôt elle n'eu souffrait qu'autant qu'il était nécessaire pour obligei chacun des hommes à augmenter ses propres connaissances par un travail opiniâtre, sans trop se reposai sur les autres. Une coitimunication trop facile peu tenir quelquefois l'âme engourdie, et nuire aux efforU

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