‹ Discours préliminaire de l'encyclopédie (volume 2)Chapitre 68 sur 87 · Encyclopédie : « c/e · texte numérisé non relu

Encyclopédie : « c/e

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d'une langue moins familière, ils auraient moins de l)ouches pour les célébrer, et on ne pourrait pas se vanter de les entendre. Il est vrai qu'avec moins d'admirateurs, ils auraient de meilleurs juges : mais c'est un avantage qui les touche peu, parce que la réputation tient plus au nombre qu'au mérite de ceux qui la distribuent.

En récompense, car il ne faut rien outrer, nos livres de science semblent avoir acquis jusqu'à l'espèce d'avantage qui * semblait devoir être particulier aux ouvrages de belles-lettres. Un écrivain respectable que notre siècle a * eu le bonheur de posséder longtemps, et dont je louerais ici les différentes productions, si je ne me bornais pas à l'envisager comme philosophe, a appris aux savants à secouer le joug du pédantisme. Supérieur dans l'art de mettre en leur jour les idées les plus abstraites, il a su par beaucoup de méthode, de précision et de clarté, les abaisser à la portée des esprits qu'on aurait cru les ^ moins faits pour les saisir. Il a même osé prêter à la philosophie les ornements qui semblaient lui être les plus étrangers, et qu'elle paraissait devoir s'interdire lé plus sévèrement; et cette hardiesse a été justifiée parle succès le plus général et le plus flatteur. Mais semblable à tous les écrivains originaux, il a laissé bien loin derrière lui ceux qui ont cru pouvoir l'imiter.

L'auteur <ie VHistoire naturelle a suivi une route toute différente. Rival de Platon et de Lucrèce, il a

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