‹ Discours préliminaire de l'EncyclopédieChapitre 12 sur 73 · Edition de 1763 : « ces derniers · texte numérisé non relu

Edition de 1763 : « ces derniers

BISCOURS PREL. DE L’eNCVCI..

AVERTISSEMENT

*qae I’auteur eu appeile. Mais alin que les calomnialeurs soient punis, s’ils nepeuvent prouver ce qu’ils avaiiceroiit, il declare qu’il ne repondra desormais sur rimputalion d’irreligion, qu’aux ecrivains qui Tattaqueronl juridiqueraeril el devanties tribunaux; c’est la qu’il attend ses accusateurs. II serait de I’injuslice la plus absurde et la plus crianle, de le rendre responsable des ouvrages des autres; mais il consent volontiers a repondre et a etre juge sur les siens. La religion, qu’il s’est toujours fait un devoir de respecter dans ses ecrits, est la seule chose sur laquelle il ne demande point de grace et sur laquelle il espere n’en avoir pas besoin. Si le fanalisme de la superstition lui parail odieux, celuide I’impiete lui a toujours paru ridicule, parce qu’il est sans motif comme sans objet. Aussi a-t-il cette consolation, qu’on n’a pu tirer encore une seule proposition ; reprehensible du grand nombre d’ouvrages qu’il a publies jusqu’ici. Il ne parle point des passages qu’on 'a Ironques ou falsities pour le rendre coupable, des imputations vagues qu’on lui a fades, des intentions qu’on lui a prelecs, des interpretations forcees qu’on a donnees a ses paroles ; avec une pareille methode on trouverait des erreurs dans les j ecrits m ernes des Peres. Mais U1 a le malheur ou ravautage d’etre un des principaux auteurs de I’Encyclopedie; et I’En- j cyclopedie, peu favorable a ces controverses futiles, qui sont I’opprobre de notre siecle, a jete sur tons les homines de parti sans distinction le ridicule et le niepris qu’ils meritent; tous les homines de parti doivent done se liguer pour la detruire ; cela est naturel et dans I’ordre.

Cette conspiration generale nous a engages a remetlre | sous les yeux du public dans ces Melanges la Preface du ! troisieme volume de I’Encyclopedie. Les notes qui y sont joinles, renferment la reponse aux objections qui furenl faites il y a six ans contre cet ouvrage, par rapport aux principes d’irreligion dont il etait accuse; et Ton se llatte d’avoir i»leinement satisfait a ces objections.

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