‹ Discours préliminaire de l'EncyclopédieChapitre 53 sur 73 · Encyclop4die « vues · texte numérisé non relu

Encyclop4die « vues

DE e’encyclopedie * 149

'»us avoni> clistribue dans les sciences et dans les arts liberaux les figures et les planches, selon le meme esprit et la meme economie que dans les arts mecaniques; cependant nous n’avons pu reduire le nombre des unes et des autres a moins de six cents, Les deux volumes qu’elles formeront ne seront pas la partie la moins interessante de rouvrage, par I’attention que nous aurons de placer au verso d’une planclie I’explication de oelle qui sera vis-h-vis, avec des renvois aux endroits du Dictionnaire auxquels chaque figure sera relative. Un lecteiir ouvre un volume de planches, il apergoit une machine qui pique sa curiosite; c’est, si Ton veut, un moulin hpoudre, h papier, a soie, a sucre, etc.; il lira vis-a-vis, fig. 50, 51 ou 00, etc., moulin h poudre, moulin a sucre, moulin a papier, moulin a soie, etc. Il trouvera ensuite une explication succincte de ces machines avec les renvois aux articles Poudre,' Sucre, Papier, Soie, etc.

La gravure repondra a la perfection des dessins, et nous esperons que les planches de notre Encyclopedie surpasseront autant en beaute celles du Dictionnaire anglais, qu’elles les surpassent en nombre. Chambers a trente planches; I’ancien projet en promettait cent vingt, et nous en donnerons six cents au moins. Il n’estpas etonnant que la carri^re se soil etendue sous nos pas; elle est immense, et nous ne nous flattons pas de I’avoir parcourue.

Malgre les secours et les travaux dont nous venous de rendre compte, nous declarons sans peine, au nom de nos collegues et au ndtre, qu’on nous trouvera toujours disposes h convenir de notre insufli sauce, et h profiter des lumieres qui nous seront communi-

quees. Nous les recevrons avec reconnaissance, et nous nous y conformerons avec docilite, taut nous sommes persuades que la perfection derniere d’une Encyclopedic est I’ouvrage des siecles. II a fallu des siecles pour commencer; il en faudra pour finir : mais nous serons satisfaits d’avoir contribue ^ jeter les fondements d’un ouvrage utile. ^

Nous aurons toujours la satisfaction interieure de n’avoir rien epargne pour reussir : une des preuves que nous en apporterons, c’est qu’il y a des parties dans les sciences et dans les arts qu’on a refaites jusqu’a frois fois. Nous ne pouvons nous dispenser de dire a Thonneur des libraires associes, qu’ils n’ont jamais refuse de se prefer a ce qui pouvait contribuer a les perfectionner toutes. II faut esperer que le concours d’un aussi grand nombre de circonstances, telles que les lumieres de ceux qui ont Iravaille ^ I’ouvrage, les secours des personnes qui s’y sont interessees, et remulation des editeurs et des libraires produira quelque bon effet.

De tout ce qui precede, il s’ensuit que dans I’ouvrage que nous annon(jons, on a traite des sciences et des arts, de mani^re qu’on n’en suppose aucunc connaissance preliminaire ; qu’on y expose ce qu’iU^ importe de savoir sur chaque matiere; que les articles s’expiiquent les uns par les autres, et que par consequent la difficulte de la nomenclature n’embarrasse nulle part. D’oti nous inferons que cet ouvrage pourra, du moins un jour, tenir lieu de bibliollieque dans tons les genres, li un homme du monde; et daim

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