‹ Discours prononcé à l'assemblée générale des Associés de l'union de Prières [microforme]Chapitre 1 sur 2 · L'Union de Prières et de Bonnes Œuvres · texte numérisé non relu

L'Union de Prières et de Bonnes Œuvres

une œuvre éminemment popw/aire. De notre te:

on parle beaucoup du peuple, de ses droit :ses intérêts, de ses besoins, etc. (C'est là, ainsi dire, le langage à la mode et le mot de pour se. frayer un chemin à la popularit emplois, aux honneurs, à la fortune.

mi ces prôneurs sempiternels qui se dé ét dù à ss

vouée. qui veuillent réellement son Hifi et |

soient disposés à y travailler aux dépens même de leurs-propes intérêts? Et comment être sin- | -cèrement dévoué au peuple, à son bonheur, lors- -que, pour l'ordinaire, on n’a d’ autre mobile de son . dévouement que l'égoïsme, qu'on ne connait d'au-.

tres inspirations que celles de l’orgueil et de la cu- pidité? On l'a dit bien des fois et on ne saurait trop le redire, il n’y a que la religion qui puisse. ‘inspirer le vrai et sincère dévouement et donner haissance à des œuvres marquées de son em: .

preinte, parce que seule elle nous enseigne à voir ét à aimer comme nous-mêmes dans l’homme le

plus petit, le plus méprisable selon le monde, un.

frère, créé comme nous à l’image de Dieu et à sa ressemblance, racheté par le sang de Jésus-Christ et ri eat à partager avec nous l'éternel héritage. * Eh! bien, c'est la religion qui a inspiré l'œuvre ad mirable de l'Union de Prières et de Bonnes Œuvres, C'est à son ombre qu'elle a pris naissance, c'est sous sà protection qu'elle a grandi et que, | omme toutes les œuvres de la religion, d'un g

> sénévé elle est devenue un grand arbre, €

. est donc cn tout une œuvre rel gi

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servit le Intérèts du peôple Et quel intéréi? | ses intéréis les plus chers et les plus sacrés, ss | intérêts éternels. Par cétte œuvre en effet la fé- | ligion vient puissamment én aide aux vivañits ét : : aux morts parmi le peuple; aux vivants, en és © enrôlart sous le patronage du glorieux St. Joseph dans une association de prières et de bonnes œuvres qui fait leur force, leur séutien dans le

rude sentier du devoir et lés prépare à la grâce

de la persévérance finale ; ‘an Zaorts, en leur procurant le bienfait d’une sépulture ‘plus hôrierable que celle à faquelle ils pourraient généra- Tement prétendre d’ailleurs, ét ce qui est encore ‘bien plus précieux, en leur procurant le bénéfice des, prières, des indulgences et des'bonnes œuvres

ide l'association et surtout le bénéfice inestimable ‘du saint sacrifice de la messe qui est offert pour

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ferrement, ét pour tous les associés défunts en

\général, tous lés ans dans Poctave des morts.

Téls sont les précieux avantages que l'assotia. tion dite de l'Union de Prières et de Bonnes Œu- | res-offre à ses membres. Et à quelles conditions |

‘les offre-t-elle ? aux cond'tions les plus facilés et | us proprés à lés mettre à la portée détous, |

-plus x cn. LE NE TV SE us TE NRA TS A PAS eu RON Tlsufit pour être reçu membre de cette assotia-

ris

Cri Mo: St 2

que l'on tient à être enterré

tion d’avoir.de bonnes mœurs et de verser dans

la caisse de la société la modique somme de CIN: QUANTE centins où de VINGT-CINQ centins, selon en. tout ou en partie seulement à. ses frais. 1, Pas Une fois reçu. membre, il suffit d’être exact à renouveler chaque année, au, temps prescrit, sa légère contribution et d'être fidèle aux petites pratiques de. piété prescrites par le règlement, telles que la récitation quotidienne d'un Patér ef d'un A pour la dernière personne défunte. d À

éd id 44

l'association, ct d’un autre Paser et Aue pour.

première qui doit y mourir, Or qu'y.a-t-il en to

sore facile à tout le monde, au pauyie comme au riche, au simple ouvrier comme au grand seigneur ? J} faudrait être bien perdu de mœurs pour ne pas

pouvoir être admis dans une association compo-

sela qui ne soit non-seulement possible, mais en-

sée de plus de DEUX CENTS MILLE merbres, dont beaucoup sans doute ne sont pas des saints de premier ordre, Il faudrait être bien pauvre pour me pas pouvoir fournir annuellement la faible con- - tribution d'un trente s 5 ou d'un écu; enfin il | faudrait n'avoir aucune religion pour né pas pou- . voir accomplir les petites pratiques de piété im posées par le règiement. D'où nous conclua:

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6 | Fes que r Union ae Prières et de Bonnes Œuvres est à

la portée de tout le monde, à la portée de l'honnêteté, de la bourse et de la dévotion de tous, et que par conséquent, à œause, non-séulement des "ee avantages précieux qu'elle offre à tout le monde, mais encore des moyens faciles d’en jouir, elle est

uné œuvre éminemment populaire.

2. Elle est aussi une œuvre éminemment c#retienne. L'esprit du christianisme est par dessus tout un esprit de charité, qui nous porte à nous aimer les uns les autres, comme Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a aimés et à nous faire mutuellement tout le bien qui est en notre pouvoir. Cet esprit est tellement essentiel au christianisme que Notre-Seigneur ne craint pas de le donner comme lé signe caractéristique de ses véritables'disciples, Tout le monde, dit-il, vous reconnattra pour mes vrais disciples, si vous vous aîmez les uns les autres.

Toute œuvre donc qui porte le cachet de cette

divine charité est une œuvre chrétienne, une œuvre que Jésus-Christ approuve du haut du .

eiel, et accompagne de ses bénédictions sur la

terre, Or, tel est bien l'œuvre de l'Uwion de Prières de Bonnes Œuvres. Soit que nous la considé- … ns dans son origine, soit que nous l'envisagions

e) but et Loan à ses ce nous ne voyons

partout que charité, N'est-ce pas en effet la charité sacerdotale qui, de. concert avec la religion,

. dés'bonnes œuvres; et elle procure chaque année les ‘honneurs! de: la sépulture: chrétienne à quatre ou cinq cents défunts Depuis trente-cinq ans

telle existe, jugez de ce qu' 'le a fait: de. bien | quents que tous m0s discours, '

| O:admirable invention de la charité chrétienne;

| quicmultiplie tout:ce qu'elle touche et sait avec

| les moyens les plus simples produire:lès plus mer-

Ds veilleux résultats! Qui, ne craïgnons pas de le

ll) | dire, c'est une véritable bénédiction pour Mont-

one réai, qu'une œuvre pareille, et, si elle n'existait | pas, il faudrait l'inventer. L'Union de Prières &t de Bonnes Œuvres est donc une œuvre éminem:

| | | . | sion de notre foi qui est: la foi de la sainte. Eglise, de | catholique, apostolique et romaine, et ceux de nos “A:

foi méritent particulièrement d'être appelés eatholiques, Cela: est: encore bien plus vrai des asso-

leurs

parmi nous : Voilà des faits, di. chiffrés plus-élo.

ment charitable et partant éminemment catholique, Nous sommes catholiques surtout par la profes.

‘actès extérieurs qui manifestent davantage cette

ciations religieuses qui, par le grand nombre de membres, là solennité. de leurs réunions, là pe de leurs cérémonies et la publicité de leur

action donnent: À cette profession de notrefoiun |

t bien plus imposant, Or, à ce point de vue, |

» cette :

eatho- >; aSS0-

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ons, ke | le leur.

foiun |!

le vue,

L'Union de, Prières . — onnes, Œuvres, mére éminemment d'êtr une, œuvre. catho que.

Pourquoi ?. pere ge © a ne, roi er à 2 blique, solennel ae et éclatante de. ce plus | importants arti Ag Ba ne €

chers à l'Eglise. de Dieu. pe ja ue

Ft parl dogmes du. Pyrgatoire et de La Résurrection future. 1°. Du: Purgatoire, Fe urquoi prier. pour les morts, offrir, pour. eux la ictine du CoaiE pratiquer des bonnes œuvres, ete. s'il n'y a pas de purgatoire, c 'est-à-dire, un lieu: qui n'est ni. le "87 radis-ni l'Enfer et dans lequel vont les âmes just

sorties de ce monde sans avoir acquitté entières. -

ment leurs dettes envers la justice divine ? Il est

évident que sans la croyance au Popptalre Je tout s

cela n'a plus de sens ni ue raison. onc, l

de Prières est une profession de foi ee s0=.

=*lennelle, éclatante du dogme du purgatoire, et. cette profession a d'autant plus de prix en Canada que nous.y vivons au milieu de frères séparés, |

de protestants qui nient l'existence du gueoi

et enlèvent ainsi à l'homme, au chrétien us

par la mort de ses. parents, de ses amis, l douce des consolations, qui est de prier pour

dans l'espoir de leur être utile dans l’autre monde. … : Eors « donc que nous n aurions. pas d'autre mot:

| de nous enrôler dans l'Urion de Prières, que de faire publiquement profession de foi au purgatoire ét de protester ainsi ouvertement contre la doc-. trine désolante des disciples de Luther et de Calvin qui le nient, c'en serait assez pour nous y F déterminer, L'Union de Prières est une profes- L sion de foi publique et solennelle non-seulement.. |: du dogme du purgatoire, mais encore de celui de la résurrection future, Ce n'est pas ici le lieu de ‘| montrer toute l'importance de ce dogme, l'un des

| articles de notre symbole et des fondements de |

notre espérance, ni d'indiquer, encore moins de développer, les preuves sur lesquelles il repose. Bornons-nous à observer avec St. Paul que, si les morts ne devaient pas ressusCiter un jour, il faudrait admettre que Jésus-Christ lui-même n'est point ressuscité, sa résurrection étant le principe de la nôtre, que si Jésus-Christ n'était point ressuscité, la prédication des Apôtres serait vaine et notre foi aussi, puisque l’une et l’autre seraient alors sans fondeis.at, Eh bien, ies membres de l’[/nion de Prières, par là même qu'ils appartiennent à cette société, font une profession ouverte et publique de leur foi à ce dogme de la résurrection des morts. En effet, cette société a été instituée particulièrement pour venir en aide aux défunts

En

lieu de l’un des ents de oins de repose, e, si les il fau- 1e n'est )rincipe int resaine et seraient del’ Z/iennent > et pu- ‘rection istituée défunts

par les prières, les bonnes œuvres de ses associés,

__et surtout par le saint sacrifice de la messe ; or. à

quoi bon tout cela, si les morts’ ne devaient pas. ressusciter un jour ? C'est Ce qu'avait parfaite-. ment compris l’auteur du livre inspiré qui nous a fourni le texte de cet écrit (2e liv. des Mac.) lorsque, après avoir dit que Judas Machabée avait envoyé à Jérusalem 12 mille dragmes d'argent pour obtenir des prêtres de la loi: des prières et des sacrifices en faveur de ceux de ses soldats qui avaient succombé dans un combat, il ajoute, sous forme de réflexion, des paroles remarquables, qui prouvent également le dogme du purgatoire et celui de la résurrection future : En agissant ainsi, ce héros immortel montrait qu'il avait sur la ré. surrection des morts des pensées justes el religieuses, bene et religiose de resurrectione cogitans, Car, s'il n'eñt espéré que ceux qui étaient tombés sur le champ de bataille ressusciléraient 1m jour, il paratérüit superflu et vain de prier pour les morts. En outre, l'Union de Prières ne se contente pas desecourir les âmes de ses membres défunts, elle rend encore à leurs corps une sépulture vraiment hono-

rable et chrétienne, Or, si ces corps étaient des-

tinés à être éternellement la pâture des vers ou la pro'e du néant ; s'ils ne devaient pas ressusciter,

à quoi serviraient toute cette parure, tous. ces: rites, tous ces honneurs dont les entoure l'Union dé Prières ét que l'église voudrait voir rendre à tous sés enfnts!: Hélas! nous ne l'ignorons pas, plus d'un vivant, sous prétexte d’honorer:les morts, cherché dans la pornpe de leurs funérailles une satisfaction de sa propre vanité; mais telle n’est plus là fin que F Union de Prières se propose dans lés honneurs qu'elle rend à ses morts; elle porte sés vues plus hâut, éllé voit dans leursrestes mor: tels des temples du St, Esprit, des tabernagles, des ciboirés, dés reliquaires, pour ainsi dire, du eu vivant: qui les a sanctifiés par ses. satrements et surtout par sa présence eucharistique et elie - voit fermement qu’un jour ils revivront infiniment pius beaux et plus glorieux. Aussi, à l'exemple de l'Eglise, sa mère et son modèle, les entoure-telle de tous ses respects, ne les confie-t-elle à la terre que comme un dépôt sacré que le Seigneur Iui redemanderà un jour, des pierres précieuses qu'il ferä entrer dans la construction de la Jérusalem céleste et une semence corruptile et vile destinée à être un principe de gloire et d’immortalité Aux yeux’ d'un monde matérialiste et athée cette fragile dépouille n’est, ilest vrai, qu'un péu de chair, une poignée de boue que des vers

ernagles, dire, du Crements e et elie finiment exemple ntoure-telle à la Seigneur récieuses la Jéru- : et vile l'immoralisté et ai, qu'un des vers

dévorants vont bientôt se disputer entr'eux pour en faire ce je ne,sais quoi, qui n'a plus de nora dans aucune langue, comme dit si bien le Grand Bossuet, mais aux yeux de la foi, aux yeux de l'église, gardienne fidèle de cette foi, il en va bien autrement, nous venons de le voir. Comment donc s'étonner qu'elle ‘entoure ses morts , de tant d'honneurset de tant de respect, ct n’avons-nous pas raison d'appeler éminemment catholique, une œuvre qui, comme l'Ursion de Prières, est animée par cet esprit de l'Eglise, et pleine de sa foi, de ses espérances, travaille à rendre à ses membres défunts les honneurs d'une sépulture vraiment chrétienne ?

Quelle conclusion tirer de tout cela? La voici en peu de mots:

A ceux qui ne feraient pas encore. partie de l'Union de Prières nous disons :

Après tout ce que nous venons de dire à ‘a louange de cette œuvre admirable, est-il néces- Saire de vous -exhorter. à vous ‘enrôler au plus +ôt sous sa bannière ? La chose La assez d’elle-

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