COLONISATION
Enfin, le gouvernement a prouvé ar sa politique qu'il avait fol dans es destinées de notre provinee.
11 s'est, en conséquence, appliqué à en agrandir le domaine, et, par l’anpexion du Nouveau-Québec, il a doutié la superficie denotre territoire. Il a travaillé au développement raisonné de ses ressources naturelles, cormeicé des terres culiv: bles
et des terres non cultivables, créé
des réserves forestières et des réserves de colonisation, encouragé l’exrecherché
ps de nos mines, extension et la conservation de nos forces hydrauliques, et il se propose d'opérer le classement de nos rivières.
Mais, Monsieur, l'œuvre qui lui est chère entre toutes et pour aquelle il se dévoue avec un zèle réellement admirable, c’est bien celle de la colonisation. Il sait que, du succès de cette
œuvre, dépen l'avenir politique, mo-
ral et national de c'est pourquoi il pulsion constante
Que dis-je? il a même prévenu les vœux et les désirs de ceux qui s'’intéressent à cette noble cause.
Depuis longtemps, en effet, au su de tout le monde, il emploie les colons à l'ouverture des routes de colonisation. Ce que l'on ignore peut-être, c'est que Monsieur Devlin & inauguré, en 1912, le système de colonisation, préconisé dernièrement par un sénateur patriote, approuvé par les journaux, et qui consiste à grouper ensemble les colons venant du même endroit. Parlant de l'application de cette méthode dans la région de l’Abitibi, lo ‘Globe’, de Toronto, disait qu’elle était un exemple pour Ontario et ajoutait ce qui suit :
“ Le gouvernement de Québec et sa puissante alliée, l'Eglise catholique, voient à ce que chaque nouvel établissement dans le lointain et solitair: Nord soit peuplé par des connaissances et des amis... L'isolement n’est pas à craindre pour le colon.”
La conclusion de article est intéressante: “ Si active, y lit-on, est la demande des lots qu'à n’en pas douter, ce mouvement de l'Est au Nor marquera un des faits les plus importants de l'histoire de la colonisation canadienne et provoquera l’établissement d’une population française eb solidement catholique.”
Catholique et française! Monsieur, telles doivent être les qualités premières de notre colonisation, si nous voulons, comme nous €n avons l’amconserver à notre province ethnique €c distinct, si
cette province, . et lui a donné une imet progressive.
nue à remplir le rôle important qu elle a tenu jusqu'à présent dans la fédération. Monseigneur Latulippe, l’évêque Î du Témiscamingue, à une devise qui peint admirablement son cœur d’apôtre et son zèle de patriote.
Ce qu’il ambitionne, ce qu’il désire de toute son âme, c'est l'augmentation rapide et constante de la popu-
lation confiée à ses soins; chaque
jour, il demande à Dieu de réaliser
ges vœux, ses espérances, et il lui dit Je suis un libéral de l'école de cette belle prière qui est tout un pro- Mercier, qui, comprenant que l'homgramme: ‘DA MIHI ANIMAS”. me est fait pour l'union, et non pour Suivons cet exemple, acceptons cé la lutte, que son but doit être la coopération, et, non la concurrence, c'est de peupler notre immense terri- Le l'idéal réside dans le concours toire et d'y attirer la elare agricole, des forces, et non dans leur conflit, en lui facilitant la prise de possession clamait, avec toute son énergie padu sol. triotique, ce sage conseil à ses conci- Les efforts déjà faits par le gouver- t:"ens: “Cessons nos luttes fratricinement ont été couronnés de succès; def missons-nous”’. pour la décade 1901-11, la population Je suis un libéral de l’école de l’hode nos régions de colonisation s’est norable Premier Ministre qui, sans accrue de 116,000 âmes. Qu'il conti- faire de provincialisme étroit, a bien nue cette politique avec lusd'énergie le droit d'aimer sa province plus que encore, quil ne recule devant aucuns les autres, et, par suite, de la vouloir sacrifices pour accroître davantage la plus grande, la plus riche, la mieux notre population; il aura le peuple instruite et la plus influente de touavec lui, il contribuera à augmenter tes les provinces de la Confédération. cotre influence, et il assurera le res Et dans la pratique de ce libéraet de notre foi, de notre langue, de lisme, je rechercherai et cultiverai, la nos institutions et de nos droits, non science, la sincérité, l'élévation et la seulement dans cette province, mais charité que j'appellerai, s’il est permême dans tout le Canada. mis de parler ainsi, les quatre vertus Cr es du pores trs Je m'efforcerai surtout de concilier avec CONCLUSION les doctrines religieuses les plus pux res, tout ce qu’il y a de légitime dans . J'en a dit assez, et peut-être Li les tendances et les aspirations de je le crains, pour vous montrer que la notre temps, parce que, c'est là ma politique du gouvernement à été tout conviction bien arrêtée, ce que l’on à la fois une Fm d’affaires et une appelle la politique d'affaires repose, politique guidée par les idées maîtres- qu'on le veuille ou non, sur une Pposes de justice, d'amour de la vérité, litique de principes, et tout principe et de confiance dans les destinées de repose, de près ou de loin, qu'on le la province de Québec. veuille ou non encore, su” un prinlle ne s'est jamais séparée de ces cipe religieux. sentiments, leur a demandé sa force Je remercie le gouvernement d'aet y a trouvé sa grandeur; elle a visé voir honoré le comté de Nicolet en avec une attention persévérante un invitant son représentant à — objet supérieur, et le gouvernement, cette adresse, je remercie la Chamj'en ai la douce espérance. SES la bre de sa courtoise attention et je maintenir et la continuer de façon à propose, secondé par mon honorable mériter longtemps encore la confiance ami, e député de Huntingdon, des électeurs, et à porter toujours (M‘Philps), que l'adresse suivante soit plus haut l'honneur et le renom de présentée à Son Honneur l'Adminis-
notre province. ; trateur:
Souffrez maintenant, Je vous prie, “Nous les membres, de l’Assemblée Monsieur, que Je vous expose mon législative de la province de Québec idéal politique. réunis en session, prions Son Honneur
Je suis un libéral de l'école de Sir de bien vouloir agréer, avec l'assurance Wilfrid Laurier, et je l'approuve quand de notre fidélité à Sa Majesté, nos il déclare “qu'il a consacré sa vie à là humbles remerciements pour le dis- ‘réalisation d'une de idée, savoir: cours qu’il lui & plu de prononcer afin ‘la conciliation de la politique et dela de faire connaître les raisons liberté avec la religion. convocation des chambres.