Discours prononcé au sacre de Monseigneur Turgeon [microforme]
uæ est ista Quæ progré < not % éra LS atire h lité: elec su sol, Térri- bilis ut’ castrorum acies ordinata 21. ‘7 Quelle est celle qui s'avance cüinme l'aurore, lorsqu'elle se lève ; qui ést bellé comme la lune et éclafante comme le soleil ; ef qui est ‘terrible VS une armée rangée, ‘ed bataille ? Cant.
. Il est admirable ce portait de, l'Eglise de Dieu. C’est dès son début que cette épouse de
J. C. parait belle comme l'aurore, brillante comme le soleil et la lune. Elle entre, elle s’avance resplendissante de la lumière céleste, environnée des clartés de l'esprit. Ornee de toutes les vertus, lavée par l’effusion du sang de J. C. sur le calvaire, sanctifiée par le baptème le jour de !a Pentecôte et embrâsée le même jour de l'amour et de la charité de PEsprit-Saint ; dès son origine elle soumet, elle charme, elle entraine tous les esprits, malgré la corruption répandue sur toute la terre ; comme une lle aurore qui dissipe les ténèbres.
Etablie par le Nr des lumières, éclairée par Y'Esprit-Saint, l'Église est dès son origine la colonne de la vérité, le soleil qui éclaire l'univers, le flambeau devant lequel disparaissent toutes les erreurs. Munie de la toute-puissance de Dieu, invincible par son unité, forte par ses miracles, inexpugnable par les secours de l'Esprit-Saint, elle est terrible cette Eglise : elle se rit de lidolatrie, des schismes, et des hérésies, toujours em-
ressés de lui enlever sesenfans. Qui produit, qui donne à l'Eglise de J. C. cette ravissante beauté, cette force et cette toute-puissance ? Cest, chrétiens, sa constitution, son gouvernement, sa divine hiérarchie, objet dont je viens vous entretenir. Je m’abstiendrai de m’étenäre beaucoup, vû la longueur de l’auguste cérémonie qui nous occupe en ce moment.
hiérarchie de l'Eglise Catholique est cette réuhion de pontifes et de ministres, subordonnés les uns aux autres, institués par J. C. lui-même,
avec promesse des secours de l'Esprit-Saint.
Ceux qui la composent ne doivent pas chercher à domirer comme les souverains le la terre:
mais ils ne doivent régner que par une charité qui vient de l'Esprit. (Cette hiérarchie se divise en diverses classes de ministres, qui se réunissent tous en J, C. qui est le chef.
Il y a trois espèces de secours nécessaires au prêtre : l’ordre, qui l’initie aux mystères de la religion, et lui confère la puissance spirituelle, qui le met en état de travailler à ia sanctificaton des hommes ; la science spirituelle qui le dirige dans ce qu’il doit faire, et lui apprend à gouverner les âmes. Les lèvres du prêtre sont les dérssitaires de la science ; c’est desa bouche qu'on recevra la vérité, science toute différente de” celle qu’on acquiert par l’étude et que Dieu seul confère. À l’ordre et à la science, il faut encore joindre la sanctification ; il faut que le qe se perfectionne dans toutes les vertus.
ais voyons comment s’est établie cette hiérarchie sainte,
“ Regardeet fait suivant ce modèle qui t’a été montré sur la montagne,” dit Dieu à Moïse.
Mais ce n’est pas ce tabernacle de l’ancienne loi qui devait être formé avec tant de soin, c’est le véritable tabernacle de Dieu, c’est l’église où il habite, et dont le modèle est dans le ciel ; c'est cette église que, dès l’origine, les premiers chrétiens voyaient descendre du sein de Dieu... descendentem à patre. ÆEcoutons J. C. lui mé-
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\ me..Îl nous’ dit qu’il ne fait que ce qu'il a vu dans son père. ; ï.
Qu’a-t-il vu dans la lumière éternelle? C’est le secrét de l'époux seul. I] dit à'son père : “€ jé vous recommande mon église, et comme je Suis en vous et que:vous êtes en moi, que de même elle ne soit qu'une et iñdivisible” Je ore éotends mon Dieu :, yous commencez par ne faire de l'église qu’une, et par former une, alliance ayec elle. Vous voulez qu'elle nous
nous donnez comme modèle de son ynilé, l'union
éternelle de la sainte, Trinité. .Tremblez, égli-
bâtirai mon église, et les portes’ de l’énifèr né’ .VOyéz Comme il imprime’ à son! église un' chractère d’umté, de Icrce et de permañence,
Von ne éroyé pas que cette garantie devait:
s'éteindre dans St. Pierre, Pierre vivra dans:
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ses successeurs, c'est ce qu’affirmént tôle les Ste: Pères, 200 évêques ’et plus assemblés’er convi- . à' Celcédoine, et tous les’ ministres’ de: l’és glise.
Voÿez encore ce que: J. ©. dit-&!Piérré ‘en.
une autre occasion : “ Je vous donnerai les clefs: du ciel. ” Ces clefs sont les marques de: cétte': puissance; à laqüelle tout est soumis, peuplès'et : SOüVerains, c’est à Pierre qu’il est donné dé gous' vérner tout. J, O. ajoute + “ce que vous'retièn drez sur la terre, séra: retenu" dans le ciel, et ce que vous délierez'sur liitèrre, séra délié‘dèans* le’ ciel.” Aussi voyons:nôus que. Pierre: est: le: premier partout ; le premier à'voir J!:C: res sucité....à convertit les Juifs; à recevoir: lès gentils. Il poite avec lai le fondementt.de Pés glise. Suivez son chemin par Jérusalem; cité:. Sainte, où a commencé le christiähismé :: où Pierre a commencé sés’ prédications : où il! fallait que St; Paul'vint: luireñdre visite, non: pou“
être instruit, lui qui avait été ravi au troiStmie ciël,'et instruit: de Dieu même, mais pour tue blir que quelque grand’ qu’on soit, il faut: voir: Pierre, il faut être soumis à: Piérres Il faut ohe core que de Jérusalem St. Pierré lui-mérne’ se: nde à Antioche, villé principale, siégé: d'urie: Eglise fondée par St. Barnabé' ; car il fallait. que cette église récotiiàt: Jé pouvoir, la suprématié de’ St. Pierre. D’Antioche il se rehd' à Rome, ville plus illustre encore, chef-lieu: de Pidolatrié, et destinée à êtré celui du Christianisme, et le siére de la puissance établie par St.
Pierre. Ainsi fut fondée la chaire éternelle des pontifes ; ainsi fut posé le fondement de l'Eglise Catholique ; c’est cetle église romaine, répandue dans tout le monde, toujours forte et toujours la même, et dont St. Pierre est Je premier chef sur la terre. Voyons encore cette unité dans l’église épiscopale. Ecoutons J. C. lui-même, parlant aux Apôtres : ‘ "Tout pouvoir m’a été donné sur la terre ; allez, instruisez les nations, et baptisez-les, Ne craignez rien : je vous envoie comme mon père m’a envoyé moi-même.” En ve:tu de ces paroles admirables, les voilà donc ces douze principaux fondateurs de l'église, les voilà donc créés em-
assadeurs du fils de Dieu, ministres de la loi, interprètes des mystères, et dispensateurs des grâces. Il est impossible de Voir une puissance mieux établie. Pouvoir, autorité, mission, tous ces attributs répandus sur plusieurs, sont ramenés à un seul Principe, qui est Dieu, duquel ils émanent. Immortelles beautés de l'Eglise Catholique, vous êtes admirables, mais aussi que vous êtes fortes et terribles, lorsque vous marchez à la tête de St. Pierre, abattant devant Vous lout ce qui s’élève contre la science de Dieu, et accablant de vos bataillons serrés les schismes et les ‘hérésies,
Si ele est belle dans son tout, cette église, elle est belle aussi dans ses parties ; elle est belle aussi dans notre intéressante église du Canada. Fille de Eglise de France, elle s’est vue comblée des bienfaits du Seigneur, qui lui
a épargné cette tempête aflreuse qui a bouleversé l'Eglise de France, et s’est fait sentir jusqu’à Rome même. Elle est belle cette Egiise, arrosée des sueurs de plus de 1200 prêtres, dirigée maintenant avec tant de zèle et de ferveur, et composée d’un peuple si moral qu’il fait l'admiration des étrangers qui l’examinent. Elle est belle cette Eglise qui compte une suite de quatorze prélats, pas moins distingués par leurs talens que par leurs vertus! A qui devons-nous ce clergé si respectable, cette belle discipline, ce culte si grand, si noble, ces magnifiques Eglises qui décorent les rives du St. “Laurent et attirent les étrangers ; à qui devons-nous ces précieux établisemens, ces collèges, ces séminaires, retraite des sciences et des arts ; ces monastères, fondations si utiles pour l'instruction publique ; ‘ nos fondations pieuses, nos hôpitaux ; à qui devons-nous tous ces grands monumens de charité et de bienfesance, sinon à celle de nos illustres prélats qui ont inspiré la foi, et les fruits de la foi à leurs enfans ? C’est aujourd’hui qu’elle doit nous paraitre belle, réunie dans cette première
glise de l'Amérique Continentale, qui renferme l'élite de ses ministres, occupés à choisir un nouveau prélat. Unissons-nous tous, peuple et prélats, à cette grande joie de Monseigneur de Québec, qui aujourd’hui enfin consacre un digne Ecclésiastique de son choix, lequel doit Partager avec lui les grands travaux de PEpis- Copat. Unissons-nous encore aux vœux de
deux augustes Evèques, qui lui ont imposé les . mains pendant cette auguste consécration. Et vous, . Monseigneur de Sidyme, coadjuteur de Monseigneur de Québec, digne objet de cette cérémonie, .permettez-moi de déposer dans votre. cœur les sentunens de notre auguste cler- .gé,,ni par rapport à votre nom, ni à vos talens, ni à votre famille, ni aux diverses qualités qui vous. ont méritéce rang, car votre modestie, squ pourrait en soufirir, m'interdit ce langage. Je dirai que votre. qualité d'élève, de disciple, de. compagnon et d’ami d’un prélat illustre, . dont la mémoire sera toujours chère à ce dio- cèse, Monseigneur J, O. Plessis, votre, voage avec lui jusqu’au siége de l'Eglise catho- . Îque, votre approche près des tambeaux , des martyrs, nous Sont une garantie de votre zèle apostolique, et qu'avant que nous vous eussions choisi, vous l’aviez été dans le ciel.
Peuple Chrétien, ne nous bornons pas, dans
. cette cérémonie à de stériles sentimens d’admi-
, ration. . Notre Eglise, en bonne mère,dcemande
, que nous re soyons qu’un ;. que nous l’aimions,
que nous y soyons attachés ; et qu'entre nous
? RQUR AOFORS unis des liens d’une charité paraie.