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CLASSE AGRICOLE

Le gouvernement a eu grand soin de promouvoir et de protger ses intérêts. Sans entrer dans les détails, le gouvernement a dépensé, | .nnée, une somme de $45.000 de plus que ses prédécesst ans le département de l’Agriculture. L'agriculteur. aujourd'hui, obtient, malgré les difficultés financières, des prix meilleurs que jamais pour ses produits. Nous payons un boisseau de patates 70 cent ; un] boisseau d'avoine, 55 cents, une livre de beurre, 30 cents, une douzaine d'oeufs, 30 cents, et une tonne de foin, $14.00, sur les marchés ordinaires de nos villes locales, et même des prix plus élevés dans les cités.

Il est de la plus haute imporance de développer et d'encourager l'agriculture dans cette province, dont le cultivateur est l'épine dorsale, I1 y a environ 135,000 cultivateurs dans la province de Québec, dont les propriétés, terres, accessoires et bétail sont évalués à $436,070.916., et qui vendent annuellement des produits de leurs fermes pour un montant de S86,390,881. Ces chiffres indiquent l'énorme production de l'industrie agricole.

L'un des résultats de l'encouragement du gouvernement à l'égard des cultivateurs, est le développement de l'industrie du beurre et du fromage. Cette entreprise a été l'objet de l'intelligente attention du pouvoir public, et les résultats sont des plus heureux. Le recensement de 1891 démontre que les cultivateurs de la province de Québec exportaient alors, annuellement du beurre et du fromage pour une valeur de $2.- 918,527. Le recensement de 1901 démontre qu’ils ont exporté de ces mêmes produits pour une valeur de $12.874,367, soit une augmentation de trois cents pour cent. La province de Québec, je crois, est devenue la province étendard de la Puissance au point de vue de l'industrie laitière.

Un des plus grands obstacles au progrès que le cultivateur ait rencontrés, depuis plusieurs années, ce sont les routes impraticables dans. les régions rurales, et les difficultés ainsi que les dépenses additonnelles qu'elles ont accasionnées pour le tarnsport des produits aux marchés. I y aura toujours cctte entrave au dévelsppement de l'industrie agricole dans cette province, tant que le problème des bons chemins ne sera pas résolu. On attribue à cet état de choses, une moins-value considérable dans la propriété et les revenus. Les routes doivent ctre telles qu'elles puissent permettre au cultivateur, en toute Saison, de transporter ses produits jusqu'aux chemins de fer ou aux marchés : qu'elles puisse

ent lui permettre encore de se rendre aisément à Ja fabrique cle beurre et de fromage, de se

rendre à l'église et de conduire ses enfants à l'école. La politique des bons chemins est essentielle au succès de l'agriculutre. Afin d'atteindre ce but, le Souvernement, lors de sa dernière session, a fait adopter une loi, accordant un octr: 1 de S800 à deux Municipalités dans chaque comté, et pour chaque

année, avec certaines conditions, pour améliorer les chemins ruraux

SR |: AURA La reprise de l’ancienne politique DES PONTS EN FER

de l’honorable M. Mercier, est des plus opportunes. Par suite de l’industrie forestière, les conditions de la province ont changé »t celle-ci est plus exposée, maintenant, aux inondations subites, partant, les ponts en bois n'’offrent plus la résistance convenable pour subir la force irrésistible des glaces. Les structures en fer ‘t en maçonnerie sont maintenant nécessaires et les municipalités en général ne peuvent supporter seules les dépenses qu’entraînent de semblables constructions. Tous les ponts à : ‘age doivent être abolis, c’est une relique du moyen-âge. Aucune mesure ne saurait être plus populaire.

Je félicite le gouvernement de sa détermination de promouvoir cette politique en augmentant les subvenr tions, et j’ai confiance que les subventions accordées seront à des conditions telles qu’un grand nombre de municipalités pourront tirer profit de cette politique.

L'’encouragement donné à l’Ecole d’agriculture d’Oka sera fort apprécié par tous les citoyens comme un aide à l’.griculture et comme uné récompense aux prêtres zélés qui dirigent cette institution avec une indomptable énergie pour l’avancement de la cause de l’agriculture. Ce sont des écoles techriaues pour le cultivatecr et celui-ci y trouvera un développement intellectuel.

Je puis faire men:‘ion, ici, que le collège McDonald, à Saint: An:e de P:llevue, est considéré comme une des plus :randes institutions du genre, de par l’univers. LA province de Québec et ses cultivateurs doiveni être fi : d’avoir à leur disposition, une école si pratique pour leurs enfants.

Le tem: ; ne me permet pas, M. l’Orateur, de parler de divers .u‘res sujets mentionnés dans le discours d'1 Trône, et je n’essayerai pas d’entrer dans iles détails.

L’admi: stration du département des Terres de la Couronne a été un

PR à DE SUCCES PHENOMENAL

L'administration conservatrice réalisait avec la vente d:3 1 . ; à bois, $21 par mille carré. Le prix réalisé à de semblables ventes par l'administration actuelle, est d’une moyenne de $101 par mille carré, et la dern:.re vente, au mois de juin 1906, s’est faite à $195 par milie carré. Le revenu provenant de ces ventes, au cours c'e la dernière année de l’administration Flyna, fut de $778,277. Celui provenant de la même source, .1 cours de la présente administration, pour l’année fiscale de 1906-07, fut de $1,119,000 et cepeadant, il a été vendu un domaine de 50% moins étendu, pendant tout le cours de l’administration libérale.

Le ministre actuel des Terres et Forêts de la Couronne, a été l’objet d’accusations de mauvaise administration, il y a quelques mois. On s’est rué contre lui d’une façon virulente et impudente, non seulement de la part de l’opposition réguliere, mais aussi de la part de certains autres messieurs qui ont perdu leur fortune politique depuis le 4 novembre 1907. L ’honorable ministre a mis son siège à la disposition de sec adversaires et jamais un ministre n’a obtenu de ses com: mettants, une plus

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