BIEN DEFINIE ET PROGRESSIVE
en matière d'éducation. Avant 1808, il n’y avait qu’une école
normale pour filles, dans la province de Québec. En 1898, le gouvernement Marchand fonda une Ecole Normale à Montréal. En 1904, le gouvernement Parent fonda la troisième à Rimouski. Le gouvernement actuel en établit deux autres, dont l’une à Chicoutimi et l’autre à Trois-Rivières, et enfin, une sixième, puis une septième seront respectivement construites et à Hull et à Nicolet.
Quant à l'Ecole Normale protestante de Montréal, cette institution, qui a rendu de si éminents services dans la formation d’instituteurs, et pendant plusieurs années, n'existe plus sous ce nom, mais s'élève de nouveau à Saint-Anne de Bellevue, sous les murs du collège McDonald, établi et soutenu, grâce à l'esprit philanthropique de sir William McDonald. Ce collège, représenté par la Royal Institution of Learning, assume, en vertu d’une entente avec le gouvernement, le coût et la dépense de l’enseigiement pédagogique protestant, et l'argent dépensé autrefois par le gouvernement, en vertu de cette enteate, sera voté annuellement pour le bénéfice de l'éducation protestante.
Le Premier ministre lui-même, dans un de ses discours, a éloquemment et clairement exprimé $a haute idée sur ce
LA
point, et je cite ses paroles : “ L’instituteur, nous ne devons pas l'oublier, est l’auxiliaire, et dans plusieurs cas, prend la place du père de famille. Lui, ou elle, reçoit un enfant, mais c’est un homme qui doit être retourné à la société. La tâche de l’instituteur est d’inculquer dans le coeur des enfants qui lui sont confiés, de la vénération pour les traditions ancestrales, l'amour du sol natal, et de l’ambition pour un grand avenir. Maintenant, je vous le demande, l’instituteur ne méritet-il pas deux fois le maigre salaire qui lui est payé contre la tâche sublime de faire des citoyens, d’imprégner dans l'esprit des enfants, l'amour du patriotisme canadien et leur donner une instruction telle qu’ils soient dignement préparés pour remplir diverses fonctions de la vie civile. ”
La nouvelle que le gouvernement aidera aux municipalités pauvres pour remplacer les écoles défectueuses sera accueillie avec joie. Plusieurs de ces maisons d'école sont une disgrâce pour la civilisation ; c'est une combinaison de poussière et de froid qui forment une atmosphère délétère et pour l’enfant et pour l’instituteur.
Le gouvernement, en poursuivant son programme relatif à l'éducation en général, a agi très sagement et cette attitude, j'en suis sûr, sera d’un grand bienfait pour le peuple de cette province dont il recevra l’universeile et enthousiaste approbation.
L'école des