CONCLUSION
Voilà, Messieurs, ce que j'avais à vous dire. Je crois avoir répondu, d'une manière satisfaisante, aux accusations portées contre le gouvernement : je m'arrête la, malgré que j'aurais encore bien des choses à vous dire.
En terminant, laissez-moi vous prier, tous tant que vous êtes, de ne point oublier que nous avons formé le parti national, avee votre consentement, avec votre appui, avec le consentement et l'appui de tous les Hbéraux dans la province de Québec ; que ce parti est sorti d’une alliance honorable, et m'a permis de former le gouvernement actuel, qui, dans son origine, a été appelé national, est resté national de ‘puis, et restera national tant que j'en serai le chef.
C'est dire que nous avons brisé les vieux liens de parti, que nous avons renoncé à certaines traditions considérées comme dangereuses, et à certaines idées condamnées par des autorités respectées, afin d'affirmer un programme nouveau assez libéral pour assurer la prospérité publique, mais aussi, assez conservateur pour ne pas inquiéter les bons citoyens.
Ce programme sera respecté, ce gouvernement sera maintenu et ce parti vivra dans ces conditions et pas dans d’autres.
Je compte sur tous les honnêtes gens pour m'aider à tenir cette promesse et à faire respecter cette décision.