iæ vniiTnG m:m ati.iiue» KTiiAvaÈnuâ
En vérité, la part de liberté et de justice que je revendique en ce moment n’est pas grande, et H n’y a pas grand mérite à me l’accorde r.
Je dis qu’ü était possible, qu’il était naturel de prévoir l’une des issues delà grande IuLLe qui s’était engagée; et que dans cette prévoyance il importait que Louis XVIII rentrât en France sous le drapeau constitutionnel et avec les principes de la charte, pour les maintenir, pour les développer, et non pour les remettre en question.
J’ajoute que c’a été le seul motif de mon départ pour Garni. (Nouvelle interruption à gauche,)
7i. «u li um iii;a i^i E;iii:iv. Et au retour les cours prèvolales! (C’est cela! c’est cela I — Très-bien: — Longue agitation.)
in. KÆ 7iïAi«T«»:. L’bonorabîc M. de la Itochejaquelein parle de ce qu’il ne sait pas. J’ai été complètement étranger à la loi des cours pré vô laies et a toutes les mesures dont il parle.
Un membre à gauche. C’est lerésoltat du retour! xi. le 7fivi§iiiE, Je n’y ai concouru à aucun titre, ni dans cette chambre, où je ne siégeais pas, ni dans tes conseils de la couronne.
Que dirait-on* messieurs, si j’en appelais, je ne dis pas a mes amis, mais a la mémoire de mes ennemis? si j’en appelais aux éloges dont ils m’ont comblé, aux sympathies qu’ils m’ont témoignées, pendant dix ans de cette guerre de Lf opposition contre la restauration ? si je leur rappelais...
Un membre à gauche. Vous avez alors changé, encore une Tois.
xï. le xiisi&tue. Si je leur rappelais qu’à celle épo* que les faits qui leur inspirent une telle indignation leur étaient connus comme aujourd'hui; si je leur rappelais qu’à celte époque, leurs journaux, leurs discours me comblaient de leurs remerciments et de leurs éloges, à cause de l’appui que je leur apportais, que je venais leur donner ? (Bravos au centre.)
Il n’y a personne dans cette chambre, personne à la mémoire de qui je ne pusse en appeler; it n’y a personne dont je ne pusse citer les paroles; il n’y a personne des témoignages, des éloges de qui je ne pusse me prévaloir, (du centre. C’est vrai ! c’est vrai ! )
m. lgd bv-bolliv. Dans tous les partis il en a été de même; vous avez défendu tous les partis successivement.
On membre à gauche. C’est le cynisme des apostasies! vi. le xiivisrii»:. Je n’ai jamais défendu, je n’ai jamais servi qu’une seule cause, la cause... xi, joly, Celle qui triomphait !
ai, le i’iïÉ£iv»i;*t. Je rappelle formellement à l’ordre le membre qui s’est permis celle interruption , xi. Joly. C'est moi,
xi, le V8É8IDEIT. Eh bien, monsieur Joly, je vous rappelle a l’ordre.
n* joly. Je l’accepte, (Murmures au centre.)
:nu iHi'] >ii > inthi> L’honorable membre qui m’a interrompu saiLil que c’est de mon plein gré, sans aucune nécessité, sans y être contraint par aucun devoir de posîLion, sans appartenir à aucune chambre, que je me suis fait, en 1820, écarter de toutes les fondions publiques, que je me suis fait destituer, révoquer en même temps que mes amis qui siégeaient dans celte chambre P Pourquoi? pour être fidèle à la cause de la monarchie constitutîonn elle (Au centre. Très-bien !), pour la servir, quand elle était vaincue et menacée, comme je Pavais servie dans ses meilleurs jours.
Oui, j’ai le droit de Pafllrmer, et j’en appellerais, sans la momdrecrainte, à Pavenir le plus prochain; oui, je n’ai jamais servi q u e I a cause de la mon ardue consti lu tionnellc . Le désir de la voirréalisce dansmon pays, le désir d’aider, de concourir, pour ma faible part, à la fondation de ce beau et grand Gouvernement, a été ma seule pensée politique. G’esl ce désir, c’est ce sentiment qui m’a fait affronter les orages que vous soulevez aujourd’hui contre moi. Ces orages, je les ai prevus. (Interruption â gauche) Ne croyez pas que, lorsque j’ai été porter à Louis XŸHI les conseils de la monarchie constitution nclle (Interruption à gauche), ne croyez pas que je n’aie pas prévu ce qui m’arrive aujourd’hui (Nouvelle interruption), ne croyez pas que je n’aie pas pressenti, que je n’ai pas entendu vos paroles, vos murmures, vos colères ; je les ai pressentis, et je les ai acceptés d’avance.
Au centre . Très- bien i très-bien ï
Mi le wixïsrriiE. Je les ai acceptés, et je les surmonterai, car j’ai mon pays avec moi. (Bruyantes réclamations à uauehe. — Vive adhésion au centre.) J’ai mon pays avec moi. (Oui I oui ! — Non I non !) (Se tournant vers la gauche} Avez-vous jamais eu, vous qui excitez de pareilles clameurs, avez-vous jamais eu PasseulimenL du pays, vous, vos opinions, vos pratiques? (Exclamations à gauche.— Au centre. Jamais,
jamais !) N’êtes-vous pas armés depuis vingt-cinq ans de toutes les forces de ce Gouvernement dont je parle? n’êtes-vous pas en possession de toutes ses libertés? Gomment avez- vous, vous, su vous en servir? (Violentes réclamations a gauche.) Les avez-vous fait tourner à la gloire et au repos du pays?
Plusieurs membres à gauche , El vous ?
»| Mi nixi^TiiL. Est-ce par vous que Le pays a vu son Gouvernement fondé? Est-ce par vous que le pays a vu ses libertés mises en pratique? (Approbation au centre.)
À gauche . Est-ce par vous?
m, 6tiniiKB-FA«iSi C’est nous qui avons fait b révolution de Juillet, et vous êtes l'homme du lendemain. (Agitation en sens divers.)
m: QE^KBiti mviiüuviii» Nous avons versé notre sang sur les champs de bataille !
Plusieurs membres au centre* N'interrompez pas l — A l’ordre ï
ai. m: prk8i.de vr. Je supplie la chambre de faire silence, Il n’y a aucun courage dans ces interruptions. La tribune sera ouverte à tous quand M. le ministre sera descendu.
vt. camn iM'ici^. Je demande la parole.
Ti. u: Yii viHTH e. Je reprends, messieurs, et jbflirme qu’a près avoir donné, en donnant à la cause de la monarchie constitutionnelle la preuve d'attachement et de dévouement que je rappelais tout à l’heure, je savais bien que je faisais un sacrifice et que je courais un danger.
Je savais bien que peut-être, si je me trompais dans ma prévoyance, si mes amis se trompaient, je savais bien que je courais le risque de me trouver séparé de mon pays. J’acceptais, par dévouement à cette cause, de grands risques, de grands sacrifices.
Je ne m'étais pas trompé. Les événements, bien indépen-
darament de moi, par le cours faLal des choses, par la volonté de la Providence. . . . (Rumeurs à gauche.)
Une voix à gauche. Dites par la trahison !
Top U! ÜII SISTRE »i;§ tH llSIES KT(Ult^aKS‘
Vous conviendrez que si la Providence ne l’a pas faîL, elle L a permis, du moins ; eh bien, que dis-je de pins?
Les évènements onl eu celte issue ; la lutte entre les amis de la monarchie constitutionnelle et les partisans de la réaction contre-révolutionnaire s'est engagée dans P intérieur du pays. J’ai pris dans celle lutte la meme situation, le même rôle, la même part que j’avais prise en commençant Pendant cinq ans serviteur loyal et fidèle de la restaurai ton, j’ai employé la part d'influence qui pouvait m'appartenir dans une sphère modeste, je Pai employée à lutter contre ! esprit de réaction et Pesprit de contre-révolution 3 à seconder de tous mes moyens la prépondérance des influences que notre révolution avait créées, sur lus influences contre-ré volutïonn ni res*
Il n’y a personne, j’ose le dire, qui ne sache que c’est au service de cette cause que, pendant les cinq années que j’ai servi la restauration, j’ai employé toutes mus forces* J’ai travaillé en même temps au développement, à raffermissement de nos institutions, de nos libertés, de la liberté de la presse, du jury* (Exclamations à gauche,) Messieurs, ce sont là des faits qu’il n’est pas en votre pouvoir d’effacer l’histoire de noire pays.
m* lhbbuctte. Et votre brochure de 181 i qui demandait la censure?
it. lb viï*i8tru* Il est très-vrai que je n’ai jamais entendu comme vous ni la liberté de la presse, ni les autres libertés, (Très bien au centre.)
>i, liiebviettEé Je demande la parole* n. IjE ïtokistre. Et si par malheur les assemblées qui représentaient le pays tes avaient entendues comme vous s
ces libertés ^existeraient pas aujourd'hui. (Au centre . Trèsbien ! très-bien î J
Vous n’avez jamais su fonder ni un pouvoir, ni une liberté. (Vives réclamations à gaucho.) Vous avez toujours perdu..**.
u. niTKI. Vous attaquez parce que vous ne savez pas vous défendre,
xi, tæ niifgTiiE. Vous avez toujours perdu et les libertés et les pouvoirs.
(inc voix à gauche. Accusé , répondez ■ vi* i m vir^i^Tniï. Je disais donc que, pendant les cinq années dans lesquelles j*ai loyalement servi le gouvernement de la restauration, toute mon influence a été employée au profit des libertés publiques, du gouvernement représentatif, de la cause légitime de notre révolution de 1789.
Est arrivé un moment ou des influences contraires ont prévalu dans les assemblées nationales et dans le gouvernement. C'est ce moment que je rappelais tout h l'heure. Je ne faisais partie d'aucune assemblée \ je n’ étais publiquement* officiellement, nécessairement, engage dans aucun parti ; je pouvais bien facilement rester dans ma situation. Je ne lpai pas voulu. J'ai quitte le pouvoir, je m’en suis fait éloigner en meme temps que mes amis, les plus sincères, les plus dévoués, les plus intelligents défenseurs de la monarchie constitutionnelle. {.ü* centre., Très-bien 1 )
, Je suis entré h cette époque dans l'opposition nationale et constitutionnelle ; j’y ai passé dix années, cnlouré, je vous le répète, de vos éloges et de vos sympathies. ( Mouvements divers. 5)
Et ces dix années, vous dirai-je comment je les ai employées ? A faire de l’opposition légale et loyale, sans jamais entrer dans aucun complot, dans aucune insurrection, dans aucune conduite violente et contraire aux véritables intérêts du pays. (Approbation au centre,)
J'avais alors comme aujourd'hui confiance dans nos insli-
lotions, confiance dans leur vertu. .Pal eu, pendant ces dix armées d’opposition, confiance dans la vertu de nos institutions contre les tentatives de l’ancien régime, comme depuis 18*30 j’ai eu confiance dans la vertu de nos institutions contre les tentatives de l’anarchie. (Marques d’approbation au centre. — Murmures à gauche.)
ConLre les lenLalives de l’anarchie, volontaires ou involontaires, inintelligentes ou préméditées. (Très-bien !) Et quand le terme de ces dix ans d’opposition légale, loyale, est arrivé, quand l’heure a sonné où les fautes et les crimes du pouvoir ont appelé te pays à Faire acte de souveraineté sur lui-même, je ne dirai pas que j’ai été le premier, mais certainement je n’ai été derrière personne dans les efforts que nous avons faits pour conquérir définitivement et nos libertés et notre Gouvernement. (Vive approbation au centre.)
J’attends les interruptions...,. Gela est donc avoué et reconnu.
Quelques vois . Non I non î
m. «Émeut. Cela esi certain,
si- jle moiSTBK. Ces trois portions de ma vie qu’on me force à rappeler à cette tribune, et à rappeler au milieu d’une lutte sans exemple peut-être depuis bien des années ; (C'est vrai !) ces trois portions de ma vie, les voilà tout entières; la première au service de la monarchie constitutionnelle dans le gouvernement, la seconde au service de Li monarchie constitutionnelle dans l’opposition, la troisième au service de la monarchie constitutionnelle, le jour et le lendemain d’une révolution.
Une vois d gauche. Le lendemain, oui ; le jour, non.
jiisfïSfTiiE* Messieurs, voiU l^s faits; les voila dans leur parfaite, dans leur plus simple vérité ; les voilà tels que le public, le public français, le public européen... Pardon, si, après trente ans d’une telle vie, j’ose
me servir de ce mot; oui, ïe public français, Je public européen connaît les faits tels que je viens de les rappeler,
■le défie qu’on les conteste sérieusement.
Eh bien, au moment où je viens ici soutenir dans une lutle nouvelle la cause du même gouvernement, du même principe, de la monarchie constitutionnelle, des mémos influences pour lesquelles j'ai servi et combattu tour à tour depuis trente ans, à ce moment voici des royalistes de ta restauration {Mouvement) qui se font une arme contre moi de ce que j'ai été m'entretenir avec Louis XVIII ! (Agitation*)
Et voici des libéraux, des constitutionnels qui se foriL une arme contre moi de ce que j'ai été parler à Louis XYÏll de charte et de liberté! (Vives réclamations à gauche-)
Mais que faites-vous donc, messieurs, sinon ce que je dis 14? •h* LiiEnit£TT£. C’est vrai.
n. ëæ uivi^riu; i uïs imiuns i:iu\\ci:ui;s .
C'est vrai, comme M, Lher belle le dit.
Ah! je sais bien à quoi cela Lient; vous auriez voulu, non pas vous peut-être en personne, mais vos opinions, vos préjuges, le parti dans lequel vous êles eu Eres, engagés, vous auriez voulu que la France s'enfonçât, s'épuisât, se consumât contre l’Europe dans une lutLe impossible. (Nouvelle rumeur à gauche.)
n( noiur (bb xi niü imii:). Sans la trahison, la France aurait vaincu ! (Agitation.)
vi. le viijt'i&Tiu;. Eh bien, ou! 1 moi, je n’étais pas de voire opinion. Moi, je trouvais et je trouve encore que la France.,*
Un membre, à gauche. Il valait mieux Waterloo et la trahison, selon vous. (Cris. — A l’ordre ij
iif. i,iî jirsisTiiE. Et je trouve encore que la France s’èlait assez compromise, fatiguée, épuisée...
v*. uinur-iuuj.iv. C'est le langage d’un Anglais! c'est antinational !
Un membre à gauche. G’esi ta trahison justifiée. (Nouveaux cris : À V ordre/)
ni. iæ mimsthIw Je retrouve aujourd’hui tou les les passions* tous les préjugés...
ni. noriiAf (ut: l% heubtbb). La défense du pays, un préjugé; c’est infâme 1 (Cris confus.)
BXfï R- V ous n’avez pas le sens national#
ni. i*e miïi^Titii* Oui, messieurs, je le dis très-haut : je suis de ceux qui ont accepté, en 1815, le port de la monarchie constitutionnelle; je suis de ceux qui onL pensé qu'il y avalL là pour la France plus de sécurité;, plus de liberté, plus de dignité, plus de progrès que dans toute autre combinaison.
Plusieurs membres à gauche. EL l’invasion l
m, i»ü coürtais* Et Waterloo i
*1. m; wrtiTBB. EL maintenant, puisque j’ai, depuis cette époque, constamment combattu pour la même cause, je ne cesserai certainement pas aujourd’hui. Toutes les colères, toutes les clameurs ne me détourncrouL point de ma route, (/tu centre. Très-bien !) Je persévérerai. à soutenir, contre les adversaires de tous genres, d’ici ou de là (Ju centre. Très-bien l) ; à soutenir les principes et les inlérèis de la monarchie constitutionnelle el du Gouvernement que nous avons définitive mcnl conquis et Tonde en Juillet.
Je connais l’empire des mots, rem pire des préventions, l’empire des passions populaires et aveugles. Mais j’ai confiance dans la vérité, dans le bon sens et le sentiment de mon pays.
Au centre . Très-bien! très-bien !
3*, i,k ni Ce n’eslqu’nvcc Faide de ces forces, avec l’appui du bon sens cl du sen Liment public, sans cesse invoqué et discuté dans celte eneeinle, que nous avons parcouru depuis 18-110 noire laborieuse carrière. Nous continuerons ci nous arriverons au ternie#
Et quant aux injures, aux calomnies, aux colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu’au voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain*
Au centre. Très-bien ' très-bien ! (Réclamations à gauche.}
M. oiurov h YitiiOT* La moralité politique a besoin d’une consécration solennelle, disait,.* je ne dis pas M. le ministre auquel je réponds, il a abjuré cette qualité, il s’est présente comme simple député*..
Oui, et plus que jamais, La moralité politique a besoin d’etre affermie, car plus que jamais elle a reçu une grande et profonde atteinte.
A gauche* Très-bien ’ Très-bien !
iï, iiitiLo? si tifcitoT. Je ne discuterai point ici des biographies ; mais croyez-moi, quand vous aurez à servir La liberté constitutionnelle de votre pays, ne prenez pas le chemin que vous avez pris... (Approbation à gauche.) N’allez pas la servir sous les drapeaux de l’étranger. (Très-bien ! Trèsbien !) Ne vous exposez pas 4 revenir à travers un champ de bataille arrosé du sang de nos soldats. (Bravos à gauche.)
Vous appelez préjugé, vous traitez du haut de votre dédain le sentiment qui a fait mourir ces hommes pour leur pays et pour l’indépendance de leur patrie. (Très- bien !)