ET
Cependant, je dois le d're, j'ai songé que l'hommage quo je rendais à Ja foi de notre pays pouvait ne pas avoir l'approbation d'un certain parti qui, dejuis quelque temps avait entrepris de nons ravir notro gloire religierse, en répétant que le libéralisme ©: lo gallicanisme, erreurs positivement opposces à la doctrine cutholique, étaient trs répandues parmi nous. Pans l'intention d'éviter une discussion, j'ai eu soin de faire des reserves, dedonne: certaines explications et d'établir trs formellement une distinction entre les principes de nos hommes d'état et certaines dispositions de notre législation, Tou'e: ces pr'cautions furentinutiles : une guerre ouverte me fut déciarie,
Si j'avais pu absolument soupeonner qu'on me reprocherait d'avoir affirmé qu'il n'y avait pas do liberalisme et de gallicanisme dans la population de no‘re pays faisant profession de Ja foi catholique, il ne m'était cortes pas venu à la pensce que je serais aceuse moi-méme d'enseigner ce: fausses doctrines, et cela
dans un disconrs où je les repoussais en termes ekprès comme condamnées par l'Eglise. JE m'a fallu pourtant subir cette ac-
eusation. En vain j'ai demandé qu'on me signalit les paroles de mon discours contenant mme une légère teinte de ces erreurs, on m'engageant, si on me la faisait remarquer, à une rétractation publique: je n’eus pas de réponse; mais une menace qui m'a été faite fut réalisée :un manifeste iut lance contre mon enseignement et l'institution que je dirige. Je fus accuse, entre autres choses de ne pas tenir à Eabsolutisme des principes et de vouloir laisser à l'erreur la liberté de fuire son œuvre sans conteste. Quoique le sens de ma doctrine fut aussi clair que le jour, j'offris, non certes une rétractation, mais une explication. Cela n'empêcha pas les jour-naux ct les brochures de continuer la guerre contre moi, et l’on trouva du libéralisme non seulement dans le discours que je venais de prononcer, mais dans dex écrits de ma main assez récents, dont l'unique but était de condamner ces erreurs et d'affirmer tous les droits de l'Eglise. Je vis qu'une discussion n'était pas possible avec mes adversaires: je sentais d'ailleurs une extrème répugnance à prendre part à une querelle religicusé qui devenait de plus en plus un scandale pour le public.
quo jo ‘obation pris de ralisme loctrine tention donne.
distincs dispoutiles :
cherait sallicade Ja que je ot cela ‘ominme tte acles de ‘reurs, tation a été ement choses isser à c sens ss une * Jour-- 1 l’on
je ve-
cents,
irmer
t pas
rême
onait
Un autre moyen fut pris pour obtenir une disculpation de ma doctrine. Monscignour l'Evèque de Saint-Hyacinthe, à qui c'était un devoir pour moi do défirer l'accusation dont j'étais l'objet, ot sur qui elle retombait parcequ'il avait publiquement approuvé mon discours prononce devant lui, l'euvoya à Rome atin qu'il fat examiné par lo Saint-Office, Il y joignit la pièce qui contenait lo reproche d'enseigner le libéralisme et le gallicanisme qui m'avait éte adressé, et lu réponse que j'avais faite à cetto incul. pation. Pins tard, informé que les journaux qui m'avaient atta qué, avaiont 6t6 expédiés à Rome, j'adressai une réponse à quelques incriminations dont j'étais l’objet à un ami alors en cotto ville, en le priant d'en faire l'usage qu'il croirait m'être utile: il l'a remis à la Propagande. J'ai aussi envoyé un exemplaire do ma lecture sur lu Tolérance, et de plus quelques unes des lettres d'approbation qui m'avaient te adressées et qu'on trou: vera reproduites ci-après.
C'est l'ensemble de ces documents, ou quelques uns d'entre-eux,
-qui forment les déclarations que le Saint-Oflice dit avoir été pré-
sentées pa moi. Je ferai à cette occasion une observation sur laquelle j'appelle une attention spéciale.
un supposant que mon discours sus L'Action de Marie dans la Societe ne renfermat pas d'erreur en lui-même, on conçoit que le Saint Office eût pu, nou le condamner, mais s'abstenir de le déclurev exempt de toute censure, si mes adversaires comme ils ont tenté de le faire, avaient pu démontrer que dans d'antres écrits j'avais enseigne des errours sur des points traités dans celui-ci: on aurait pu on ellet on ec cas se défier du sens que j'aurais attaché à certains termes, tout exacts qu'ils parussent étre. La sentence du tibauai romain implique qu'il n'y avait rien dans mes écrits antcrieurs qui pit l'empêcher d'approuver ceiui qui venait de lui cure déiuré. Mais si ce dernier eût contenu en lui mime quelque chose de contraire aux enseignements de l'Eglise, quelles que fussent les explications quo j'eusso présentées, jamais le Saint Oflico n'eüt affirmé son orthodoxie: çar il doit nécessairement juger un écrit soumis à son examen sur le sens qu'il offre en lui-mème, et non sur celui que l’auteur avait l'intention de lui
are
donner. En effet, cette intention n'étant pas exprimee, si un livre présentant une doctrine erronée dans son sens propre et naturel, était approuvé par la Congrégation établie pour maintenir la pureté de la foi, ceux qui le liraient, seraient par là mème induits en erreur, Une telle supposition serait injuricuse au Saint-Office.
Si donc les Eminentissimes Inquisiteurs, après avoir dit qu'ils ont examiné avec soin les paragraphes de mon discours qui avaient été incriminés, comme peu conformes à la doctrine catholique, ont exprimé avoir eu sous les yeux les déclarations que j'ai présentées, ils ont voulu dire qu'ils ont vu l'attaque et la défense, ct qu'ils ont jugé avec une parfaite connaissance des pièces du procès; ce qui rend leur sentence encore plus explicitement favorable à mon égard.
On avait surtout censuré cette phrase de mon discours : “ci, il n'y à pas de libéralisme dans le sens condamné par l'Eglise : car il ne s'agit pas évidemment du libéralisme politique.” J'expliquais très nettement ce que j'entendais par la libéralisme, objet de la réprobation pontificale : il était de toute clarté que l'expression liberalisme politique ne pouvait avoir une signification hétérodoxe. Ces mots ont un sens parfaitement déterminé. Le libéralisme politique, qui se dit par opposition à l’absolutisme, est celui qui réclame une liberté purement politique plus ou moins grande dans les constitutions des Etats. Il peut avoir ses excès ct ses dangers. Mais l'Eglise ne condamne pas les formes de gouvernement dites libérales. Notre pays est politiquement placé sous ce qu'on appelle un régime constitutionnel : il pouvait ètre à propos de dire que l'Eglise ne réprouve pas cette forme de gouvernement, ni même les pures républiques. De ce que le Pape a cordamné cette proposttion : “le Pontife romain peut et doit transiger avec Ie progrès, le libéralisme, la civilisation mo derne,” il ne s’en suit pas que tout progrès, toute liberté, tout ce qui peut contribuer à augmenter la civilisation sous'quelque rapport, soit interdit par l'Eglise. La plupart des Evêques ont élevé contre cette absurde interprétation de la doctrine pontificale une protestation, qui a eu l'approbation du Souverain Pontife luimème.
ce, Si un pre et namaintenir ne induits int-Office.
dit qu'ils ‘Ours qui atholique, » J'ai prééfense, et s du proent favo-
ie A OA l'Eglise :
AR ON éralisme, arte que ification iné, Le lutisme, plus ou ivoir ses s formes Juement pouvait orme de e que le peut et ion mo
tout ce que r'apues ont ntificale tife lui-
Le Saint Office m'a justifie sur la doctrine ; mais je suis accuse d'avoir manqué à la vérité en ayant dit que notre pays brille d'un vif éclat par la pureté de sa for.
Je vais m'expliquer très nettement sur ce sujet.
Assurément, je n'ai pu prétendre dire quil n'y u ici, en dehors de la population protestante, aucun alversaire «des ensoiwnements catholiques, jai formellement exprimé le contraire. Mais j'ai ajouté que les hommes animés d'un esprit hostile à | age torité et aux droits de l'Eglise sont peu nombreux parmi nous, qu'on ne les compte pas parmi Îles cuHoHques, ot api ny À actuellement aucun journal irréligieux qui soit l'organe de Icurs pensées. L'expression d'inerédulité que quelqu un d'entre eux pourrait faire entendre tournerait à sa confusion, parcequ au lieu de lui attirer des partisans, elle exciterait Findignation générale contre lui. J'ai dit que je ne tenais pas compte de cette tres minime fraction de notre population qui n'a aucun représentant parmi ceux qui sont à la téte des affaires du pays.
J'ai reconnu qu'il v a eu des gallicans et des Hibéraux dans notre société ; qu'il est possible qu'il se {trouve encore des hommes jusqu'à un certain point penétres de ces CETCUS, fuite de connaissances théologiques suffisantes sur cette matière ; métis j'ai affirmé, et aucun démenti ne m'a été donne à ce sujet, que parmi ceux qui se disent catholiques, nul no voudrait soutenir sciemment des principes réprouvés par l'Eglise.
J'ai déclaré explicitement que ‘plusieurs des dispositions do notre législation ne sont pas conformes au droit canonique. Je n’admets pas toutefois, 1l s'en faut, que notre code soit aussi défectueux sous ce rapport qu'on l’a prétendu. Mais c'est un attontat à la raison ct à la justice, que d'appeler gallicans ct libéraux ceux qui, forcés de reconnaitre la légalité de fuit de ces M de tions opposées à la discipline nets FARMER én abs pe que l'Etat ne doit pas-imposer à | Eglise des entra cs à l Ha rité qu'elle a reçue du Christ, et seraient prêts à concourir à toute modification de ces lois que les circonstances permettraien
d'opérer.
mes TO as
Soutenir qu'il pout ne pas étre expédient, vu l'état politiquo de notre société, de se mettro à l’œuvre d'une manière precipiés pour amener les ho ements que demandcrait un accord parfait entre le droit civil et le droit canoni iquo tout entier, et que tout on maintenant Île: po ii n'en faut presser FADAAOUER qu'avec prudence et mesure et en te emps OP portun, eh! bien, cela encore ne saurait évidemment, quoiqu on l'ait afirmé et Er constituer uns participation à l'erreur du gallicanisme et du Hibcralisme. J'ai dit dans mon discours: # Attondre > le calme pour garder la prudence, agir avec précaution à cause de la complication qu'offre sur esrtains points de notre ordre légal le mélange de ce qui est ecclésiastique et de ce qui est civil, procéder avec mesure pour ne pas blesser la susceptibilité ombragense de citoyens d'une autre eroyance, que dans notre état politique nous ne devons pas heurter dans l'intéréi meme de nos droits relimieux: eu nn mot, tenir fortement aux principes catholiques, les exposer et les défendre sans cesse, mais n'en presser en certains
Cas l'application ViLOUr use que et h opportunité des circons-
tances: non! eolu n'est pas vouloir que l'Eglise soit l'esclave de
l'Etat; c'est au contraire, se montrer penctrer de l'esprit de l'E. lise ellemime, qui affirme toujours hemdiment ses droits, mais qui, pour faire reco"naitre dans la pratique, procède avec une prudence, haie iemporisation, une tolérance qu'elle sait devoir
Servir & sh Cause, ne montrant eu cela comme en tout le reste,
animée de in suvesse d'vine dont il est dit qu'etle atteint à sa fin
+ fus + c 4 = 1 en TT" 6 RS D AU LL , ’ avec force en disposant tout avec 1oùt avec suavite: oftendit di
jinen portiter, cE disponit onma suaviter ” (Sas. VIH 1) ya dans les paroies que je viens de citer l'expression d'un principe qui tient à fa discipline de l'Eglise. 5i clie rentermait une er. reur, le Saint Ofiice n'eût pas dit que le discours où elle se trouve
ne mérite auculie cousure,
Lu question des rapports de lEgiise avec l'Etat est, à notre
fes)
époque, d'une gravité toute particulière ; elle demande d’être
traitée, pratiquement surtout, avec une extrème circonspection. Dans certains eus, elle est une des causes majeures, dont parlent les cancnistes, qui exigoraient l'intervention de l'autorité pontiä-
politiquo récipitée d parfait que tout )lication
ien, cela G répété, du libénc pour mplicanelange ler avec se Qe ciue nous its reliues, les ‘Crtuins ‘ircons-
S, mais Ce avec devoir > reste, t s4 fin ndet at
‘ üCipe liiG €1trouve
hoire d'être ction.
irleut ontiä-
tbe
cale pour décider ce qu'il serait opportun do faire C'est done abusor étrangement des termes que d'appeler libéraux et gallicans Ceux qui ne sont immédiate, ot qui croient que l'initiative sur ces matières doit du
pas préts à adhérer à toute demande de réformo
moins veair du c ps épiscopal.
Mainteñant s'il est absurde de trouver du sallicanisme et du libéralisme dans les divers cas que j'ai exposés, je demande où £e trouve dans notre population, ceux qu'on peut raisonnablement accuser de partager ces crrours ? Pour d‘montrer que ces fausses doctrines existent actuellement parmi nons chez ceux qui font profession de catholicisme, il faudrait citer des paroles, des écrits récents qui afirmertont que la libert' des doctrine et de: cultes
VO CIDRE e I Ed que listag doit être indifférent
est un droit absolu des socictés
peut otre assujettie au pouvoir civil, Ï
à toute religion, que l'Egli où qui soutiendraicnt toute autre erreur répronvee par l'Encyeli. que Quanti euri et le Concile du Vatican, Or ceci n’a pas été fais,
parceque cela ne ponvait se faire, Il suit de à quo l'opinion que
j'ai émise sur l'orthodoxie générale de notre société subsiste dans
toute sa force, Sa verité est mime renduo pins éclatante par
] l { } »f * 1! .. , ue in Comintiro Une maiicre
l'impossibilité où l'on s'est tronré
directe ct en se tenaut à la question.
Je regrette pour l'honneur de mes adversaires, d'avoir à faire connaitre qu'ils prétendent démontrer qu'il y a du gallicanisme et du libéralisme en notre pays, parceque Pie IX en voulant que l'Encyclique Quant curd et les paroles qu'il a prononcées récemment contre ce qu'on appelle le libéralisme catholique, füssent publiées partout, n'a pas excepté le Canada. Je ne réfute pas cette démonstration; mais je l'expose dans l'intention de faire voir à quelle ressource on se trouve réduit pour soutenir que le libéralisme ct le gallicanisme sont répandus parmi nous.
Voici à présent une preuve positive et peremptoire en faveur de la justice de l'hommage que j'ai rendu à la foi de mes compatriotes. Lorsque je publiai mon discours, je l'adressai à plusieurs des Eveques de ia Province el à un certain nombre d’honorables citoyens occupant les rangs les plus élevés de notre société, Or,
Le
Jai recu de ces hauts dignitaires ceclesiastiques et civils des lettres contirmant laflimmation que j'avais faite relativement à la soumission général: de notre pays aux doctrines de l'Eglise. Je donne aujourd'hui, en tout où en partie, ces lettres au publie. On verra Comment ceux quiom'ont fait l'honneur de les cerire, déclarent, et la plupart en termes (très explicites. que jai exprime le véritable état du pays sous le rapport relisieux. Ces lettres n'étaient pas destinées à ft publicité: Jai fait disparaitre d'un certain nombre d'entre celles des expressions severes ChVers mes adversaires et des paroles trop flatteuses pour moi: jai pourtant eté obligé de conserver quelques mots d'une bienveillance exagérée à mon égard d'après la volonté expresse de quelques-uns de mes honorables correspondants. Deux de ceux qui m'ont ecrit, pour des motifs dont je sais apprécier Ja valeur, ne m'ont pas donné Pautorisation de rendre leurs lettres publiques : elfes étaient. je l'aflirme, très favorables à la cause que je soutenais. Je crois pouvoir dire que j'aurais pu recevoir des approbation qui m'auraient flatté de la part d'autres citoyens haut placés dans notre état social. Mais je n'ai adresse mon discours qu'à ceux à qui certaines relations personnelles nrautorisaient à le faire. Des adhésions d'un grand poids données verbalement( ne n'ont pas manqué: je mentionne celle de FFfonorable Juge du district de St. Hyacinthe, qui, après avoir eaterdt mon discours, m'en à exprime sa complète satisfaction,
J'observerai que fx trés grande partie des journaux ont reproduit, comme exprimant ieur propre pensée, les pauusraphes de mon discours qui traitent de l'état religieux du pars L'opinion publique, il m'est permis de le dire, s'est prononcee er ma faveur.
Quand on voit la presse d'un pays adopter les principes que
j'ai énoncés, et se déclarer prete à soutenir les droits de l'Eglise, lorsque les circonstances lexigent où 1e permettent, quand lex
premiers hommes d'Etat, les plus hauts magistrats de cette méme
contrée donnent une adhésion si explicite aux doctrines catholiques, on a droit de glorifier la foi d'un peuple chez qui elle s'exprime d'une manière si éclatante,
“VIS des ment a la rlise. Je iblie, On ecrire, déexprime es lettres itre d'un VOLS INCS pourtunt inCC CXt- QUes-its ui In ont he n'ont es: elles putenais, obations CCS dits id COUX à ire. Des LOUE pis strict de
inch
li reproiphes de opinion
ufaveur.
pes que l'Eglise, and les e meme s catho-
qui cle
Us
C'est une chose bien remarquable que cette conservation, ce développement de l'esprit catholique, dans une population assu-
jettie à un gouvernement étranger et pendant longtemps hostile
à ses croyances, surtout à une époque où lincredulité et le Gallieanisme de la France se faisaient sentir à la colonie qui en était la fille. Pour amener le magnitique résultat qui fait la gloire de notre pays, il a fallu une entente entre les dépositoires de l'autorité ecclésiastique et les membres influents de l'ordre civil. une prudence sachant temporiser an besoin, une habileté profitant de toutes les occasions favorables, une fermeté inébrantable à maintenir les principes, une modération de langage et de procédes à l'égard de ceux qu'on avait à combattre, un esprit calme, judi cieux, évitant de heurter, de briser. animé d'une sagesse propre à faire atteindre avec Le temps kotin désirée,
Pourquoi rompre cette isne de conduite dont l'effet a été si avantageux ? Pourquoi au risque de créer une réaction dans un pays où tout fanatisme arti-catholique n'est pas éteint, vouloir exiger tout-à-coup la mise en pratique de droits dont l'Eglise ne réclame pas toujours l'exercice, quoiqu'elle n'v renonce en principe? Assurément je ne veux pas dire qu'il ne faille pas tenter ce qui semble possible, et préparer avec calme et mesure les moyens d'amener un état légal plus parfaitement conforme à la législation de l'ordre spirituel, Mais que l'on n'aille pas censurer amèrement les écrivains, les institutions ecclésiastiques, les Evèques même qui croient que lt cause de la religion est mieux servie par la modération et la prudence que par un zèle exagére et une action intempestive.
FL me faut maintenant m'expliquer sur le motif qui me fait publier cette seconde édition de mon discours sur Fe action de Marie dans la société." avec les divers documents dont jai parlé, Ni je n'eusse eut qu'à défendre ma cause personnelle, je ne Faurais pas fait. Le jugement rendu à Rome en ma faveur suffit à ma complète justification. Muis il S'agit de venger honneur de fa
foi de notrespays. On continue à répéter qu'il est infesté des fallacieuses doctrines du libéralisme et du gallicanisme, La réputation si glorieuse pour notre peuple d'être le plus religieux du
monde, se trouve gravement atteinte par ces accusations; ciles
pénètrent à l'étranger: dans les Etats-Unis, des Evèques, des
Prètres et nombre de Catholiques ont éte Ed d'entendr: dire
que des erreurs condamnées par l'Eglise avaient cours parmi nous. un Europe, cette inculpation commence à produire des eflets funeste pour otre renonce, Une Revue Catholique de Pelgique, disait récemment que dans le Cunada Catholique, le Libé. ralisme combine tous ses él'ments et r unit toutes &Cs Jorce 8, le r'ationulisine, léndif rentisie, le € satj't inC pour ESSOEr d'arriver (l SOI but, l'assercissement de Ê Eglise. Où lit dans cette méme publication entre autres fausses assertions, que le Pape ne peut créer ici des Evèéques nonveaux sans l'assentiment du gouvernement, que VE: véque ne peut pas arbitrairement déterminer la durée et Jex limites des pouvoirs des Carés, que la loi civile reconnait et consacre le principe de l'inamovibilité, ete., ete. Les journaux et brochures qui attaquent notre honneur religieux ont été très répandus, Ki on hé 0 oppose pas une forle réclamation, une dénégation formelle, ils auront pour cfet de fausser, et dans notre pays ct à HÉROS l'opinion de la postérité relativeme it à Ja conservation de notre foi.
Et puis no doit-on pas constater qu'à uue époque donnée de notre histoire, il y à eu une affirmation en faveur des principes catholiques et des droits de l'Eglise, faite par des hommes alors remplissant les plus hautes dignités politiques ct judiciaires ? cela ne formera-t-il pas un magnifique monumeut élevé à notre gloire ? Les signes d'une intervention extraordinaire de la Providence en faveur ani riomphe prochain de [a foi qui a civilis le monde éclatent partout. Quand es principes catholiques auront repris leur empire daus la socivté chrétienne en général, ce sera un honneur pour notre pays do pouvoir attoster qu'il les a reconnus et confessés, tandis qu'ils étaient combaitus et repoussés en tant d'a atres contrées.
De plus, n'est-ce pas donner une consolation à VE glise, objet aujourd'hui de tant do Fi nor que de lui offrir le spectacle d'un peuple chez qui elle règne avec un empire non conteste,
Le cœur du Vicaire du Christ, pe déchiré par les angoisses où le
18 ; ciles ues, des dr dire s parmi uire des lique de ÿ de libé.
le r'atioer (l SO lication ; ici des ue VE:
limites sacre Îe
chure:
11 &; Un, Ds} | cr ,
(SatlOi
CONS Cr-
née de nCipes s alors aires ?
notre x Proivilisé liques néral, il les
et re-
objet ‘tacle teste, où le
plongent les ennemis de son pouvoir, ne serattil pas rejoui de recevoir de notre population l'hommage d'une soumission géné
rale des esprits et des cours son autorité spirituelle
J'ai de moi-méme senti l4 valeur de ces motits Mais ils m'ont
ete rappeles avec force, pour m'engager à publier cotte seconde
edition, par des voix dont l'autorité îne fait un devoir de suivre
leurs faut
Toutejois, qu'on tie permette de le dire, la raison la plus ivrte pour moi de donner une publicité plus wrande à mon discours sur | action de Marie dans Ja société." c'est l'intention méme qui n'a porte & le prononcer, C'est un hommage que jai voulu
rendre & la puissance Hienveillante de fx Très Sainte Vierge. Je désire exciter une foi plus vive en ses grandeurs et en son intervention dans l'ordre spirituel et temporel, afin que ceux at
liront ces pages, consaérces 4 sa gloire, font humbles qu'elles sotont. elevant vers elle un nouvel accent de glorification et de supplication, ei obtiennent une plus larec abondance des dons du ciel dont elle est la dispensatrice, qui serve, non seulement à la sanctification des âmes, mais aussi & une plus grande félicité
méme temporelle de notre socicte.
A pprobation du Saint-Ofice.
Hustrissimo ac reverendissimo Archiepiscopo Quebecensi.
Illustrissime ei Reverendissime Domine.
In comitiis habitis, ferià IV, die 12 nuper elapsi mensis martii, Emi. Inquisitores gencrales ad examen revocaverunt orationem eui titulus, L'% Action de Marie dans la societe," à TJ. S. taymond, Vicario Generali diccesis Sti Hyacinthi, prolatam, ac deindè typis cditam. Porro laudati Emi. 1 præsertim postrenus tribus paragraphis accuratà perpensis, in quibus KR. P. D. Episcopus Marianopolitanus aliquid adiuveniri putavit dactrinæ catholicæ minus conforme, ce! præ oculis etiam habitis deelarationibns à præfato Vieario Generali exhibitis, judi-
’atres eadem oratione ac
carunt nibil censuri dignum eidem in orationce reperiri.
Le]
“ils
Quod Amplitudi tu signitieans, precor Deum ut Te dici incolumem servet,
Roms, ex Edi, S. C, de P. Fide. die :} April. 1873. Ampl, Tu uti Frater abdictissimus,
(Sig) A1, CARD. BARNABO, Pre, JOANNES SIMEONT, Secrius.
(Pro vero apographo)
(N A. Marois. 4e, Subsecrius.
Traduction.
À llustrissime et Révérendissime Archevéque de Québec, [lustrissime et Révérendissime Seisneur,
Dans leur assemblée de Mercredi le 12 Mars dernier, les Eminentissimes Inquisiteurs Genéraux ont soumis à l'examen un discours ayant pour titre, l'Action de Marie dans la société, prononcé par le Rév, M. Raymond, Vicaire Général du diocèse de St. Hyacinthe, et depuis rendu publie par le moyen de In presse, Or les dits Emces [nquisiteurs, après avoir SOÏSNetSement examiné ce discours, ct particulièrement les trois derniers paragraphes dans lesquels le R. Père et Seigneur Evéque de Montréal avait cru qu’il se trouvait quelque chose de peu conforme à la doctrine catholique, et après avoir aussi eu sous les yeux les déclarations présentées par le susdit Vicaire Géné ‘al, ont jugé qu'il ne se trouve rien dans ce discours qui mérite censure,
Et en faisant connaitre ce jugement à votre grandeur, je prie Dieu de vous conserver longtemps en parfaite sante,
iome, College de la Propagande, 3 Avril 1873, De Votre Grandeur le Très dévoué Frère,
(Signé) AL. CARD. BARNABO, Préfet.
JLAN SIMEONT, Secrétaire.
(Vraie copie) C, A, Marois, de. Sous-Secrétaire,
Dai fee 13
Hici inco-
, Pre,
CCTÈUS
bsecrius.